Hagakure : Être l’Aventurier de sa propre Vie

Aventurier ? Hagakure ?

Qui n’a jamais rêvé, étant petit, ado, ou même adulte, de devenir un héros, un aventurier, un explorateur…? Bref, d’être quelqu’un d’exceptionnel, de sortir de la banalité, de la routine, du monsieur et madame Tout le monde : métro / Boulot / Dodo ?

L’imaginaire est omniprésent dans l’enfance, pour petit à petit se rétrécir vers des idées (et idéaux) à l’adolescence, et enfin pour être bien souvent muselé à l’âge adulte.

Et pourtant…

Et pourtant, l’imaginaire peut être un outil pour traduire un idéal en une suite d’actions concrètes. Pour partir d’une situation rêvée et fantasmée, pour retrouver la réalité, puis repartir vers ce futur irréaliste, et ainsi, à force d’allers-retours, mettre en place une feuille de route.

Autrement dit, l’imaginaire peut permettre à tout un chacun de réaliser ses rêves, en balisant le futur d’étapes nécessaires pour devenir celui qu’on souhaite être.

Même le plus grand voyage commence par un petit pas.

Donc, synthétisons.

Situation initiale -> Rêve -> Volonté -> Écriture du scénario de sa Vie.

C’est quand même vachement cool et excitant l’imaginaire, non ?

Quand même, les aventuriers, ils ont trop de la chance

Revenu de la superbe conférence de Stéphane Brogniart (c’est par là pour découvrir la puissance de ce type ), je ne peux que me laisser rêver à ce qu’il va vivre à travers son projet ETARCOS : une suite de défis, de 2018 à 2023, qui l’amènera à traverser le Pacifique à la rame en solitaire. C’est pour lui le moyen d’aller plus loin que le trail, la manière de passer de traileur à aventurier. Lorsque Stéphane parlait de ses motivations profondes (son cloud, comme il l’appelle) pendant la conférence, ma compagne m’écrivait sur mon cahier de prises de notes :

N’écoute pas, fuyons !

Si elle savait à quel point elle avait raison. Oui, fuyons, car elle sait bien que je me laisse facilement embarquer dans les projets les plus fous, me régalant de rêver d’un objectif lointain, et à vrai dire, ce que j’apprécie le plus, c’est bien le chemin pour tenter de m’approcher de cet objectif, plus que l’objectif en lui-même.

Mais je suis un homme, moi, madame. Je ne vais pas fuir devant l’appel de l’Aventure. Ah, ça non. Et comme elle n’est pas du genre non plus à fuir, je sais qu’elle me soutiendra, quoi qu’il arrive, dans mes élucubrations.

Stéphane Brogniart a son ETARCOS ? Soit. J’aurais le mien.

Je décide d’utiliser la dynamique du vosgien (oui, Stéphane est vosgien, impossible de l’ignorer) pour la faire mienne.

Mon ETARCOS à moi

Un parcours de référence : La Traversée des Vosges, d’Abreschviller à Belfort : 210 km et 7700 m de dénivelé positif. Tracé par Stéphane lui-même, en 2016.

Chaque année, courant septembre, je ferai cette traversée. Ce sera mon point de repère. L’occasion de mesurer objectivement mon avancement.
5 ans pour passer de la 1ère Traversée des Vosges en marchant (septembre 2018) à la 6ème Traversée en courant (Stéphane l’a fait en 31h07, le record actuel est à 29h33 par Romain Sophys en mai 2018).

Mais aussi, un ensemble de petits défis qui viendront ponctuer ces 5 ans, enrichissant ma pratique du trail : routine quotidienne, coaching, formation, interviewer Stéphane, course…

Ce qui compte avant tout, c’est l’état d’esprit :

Tester, expérimenter, connaître et comprendre ce qui fonctionne pour moi.

L’objectif ultime est de développer ma propre méthode d’entraînement, petit à petit, et non pas de suivre bêtement ce que je peux lire dans les magazines ou sur internet…

ETARCOS, c’est tout simplement Socrate à l’envers, personnage emblématique du roman initiatique Le Guerrier Pacifique de Dan Millman (je vous le recommande !).

Pour ma part, ce sera…

葉隠 L’Hagakure

Signifie littéralement : caché sous les feuilles. N’est-ce pas approprié pour un traileur ?

C’est le nom d’un guide pour samouraï, écrit par un ermite au XVIIIème siècle. L’Hagakure devait servir de méthode secrète pour guider les jeunes aspirants.

 

Infographie Hagakure, mon ETARCOS a moi

Pourquoi je peux réussir ?

Vous pouvez retrouver mon histoire sur cette page.

Après avoir vécu une période intensive d’élève interne (Uchi-Deshi ) pendant 5 mois dans deux dojos d’Aïkido (un art martial traditionnel d’origine japonaise) au Mexique et aux États-Unis, je ne voulais pas revenir à une vie classique. Vie d’ailleurs que je n’ai jamais supporté bien longtemps. J’ai toujours cherché l’aventure, dans des domaines aussi éloignés que le jeu d’échecs, les méthodes de bien-être corporel, les arts martiaux, la musique, l’informatique, l’animation auprès d’enfants, le théâtre, les communautés, la botanique…

Si cette expérience d’élève interne ne fut pas une réussite en terme de progression martiale, il y a au moins une chose qui s’est définitivement fixée : je veux que mon quotidien soit au service de ma vie, et non au service d’obligations subies. Je veux choisir mes contraintes.

Je ne peux pas redémarrer ma vie, mais je peux décider comment je vais utiliser le temps que j’ai à ma disposition.

Choix d’un mode de vie léger, minimaliste et mobile, où je pourrai mener mes expériences sur mon corps. Je vis donc en van aménagé avec ma compagne depuis mars 2018. Cela me permet de passer beaucoup de temps dehors, et d’organiser mes journées comme je le souhaite. Je m’entraîne donc tous les jours, à travers différents mouvements et exercices que je sélectionne au fur et à mesure de mes expérimentations.

Autant que possible, je reste près des Vosges du côté alsacien, donc un terrain idéal pour le trail.

Mes bases en art martiaux et dans le domaine du bien-être me donnent une sensibilité et un goût de l’effort. Je sais qu’il n’y a pas de coupure entre le corps purement physique, et un mental déconnecté. C’est au contraire une seule et même entité.

Pourquoi je peux ne pas réussir ?

Vous pouvez retrouver mon histoire sur cette page.

Je suis né avec un côté droit particulier. Des muscles à droite plus courts, surtout les ischio jambiers. Délicat, lorsqu’il s’agit de courir pendant plusieurs heures, non ? La différence de longueur est subtile, mais se répercute sur tout le corps. Si dans la vie quotidienne, cela ne me pose pas de problème, dans le cas de mouvements précis, cela peut simplement rendre le mouvement impossible.

Cela peut-il m’empêcher de courir des ultra-trails ? Je l’ignore. Mais je compte bien le découvrir. Et si tel est le cas, comprendre pourquoi, pour pouvoir tout de même le faire.

Mon expérience en Aïkido ne m’a pas renforcé le mental, comme on pourrait s’y attendre. Au contraire, cela m’a ouvert à beaucoup de doutes, voire de peurs, sur moi-même. Suis-je capable ? Est-ce la méthode qui est mauvaise, ou est-ce simplement moi qui ne suis pas “fait pour ça” ?

“Fait pour ça”, quelle expression étrange !

Si j’arrive effectivement à faire de grandes choses à travers ce défi Hagakure, cela permettra de montrer que si je peux le faire, alors chacun doit pouvoir le faire.

Si j’arrive à trouver ce potentiel invisible, alors chacun doit pouvoir le trouver et l’exploiter.

Mon corps est un laboratoire, dont je suis non pas le cobaye, mais le laborantin.

Alors, me suivrez-vous dans cette aventure Hagakure ?
Avez-vous, vous aussi, un projet fou ?

Dites-le dans les commentaires !

Si vous ne connaissez pas Stéphane, vous pouvez le découvrir à travers cet article : Devenir Champion du Monde de mon Monde.
Le projet qui a inspiré l’Hagakure : ETARCOS.

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