Mon histoire

Marathon de Colmar 2017, par Photograph

Bienvenue sur Courir un Trail !

Si vous êtes arrivés jusqu’ici, c’est sûrement parce que vous êtes curieux de savoir qui se cache derrière ce modeste site.

Je vous invite donc à découvrir mon histoire…

L’enfant qui ne pouvait pas devenir un vrai sportif

Tous les enfants sont sportifs, au moins pour leur maman. On s’amuse avec les copains, on joue au loup, on va se cacher en forêt. À l’adolescence, le mouvement devient un peu plus d’ordre pratique. Il s’agit d’aller chez un ami à vélo, de faire des randonnées. Aux yeux de notre maman, on est toujours un grand sportif. Mais on sait bien, nous, que nous avons rien à voir avec des camarades qui font réellement du sport, plusieurs fois par semaine, dans un club ou en association.

Et puis, il y a ce petit quelque chose. Ce petit truc qui fait que, même si je le souhaite, je ne pourrai pas devenir un sportif de haut-niveau.

Nous avons tous nos particularités, mais à cet âge-là, à l’adolescence, on croit souvent être le seul qui a un problème. Pour certains, c’est le poids, d’autres, la volonté, d’autres encore, une grande raideur… Moi, c’est le grand-père, médecin, qui me détermine :

Tu as une rétraction partielle des muscles ischio jambiers à droite.
Ce n’est pas gênant, sauf pour le sport à haut niveau

Une jambe droite plus courte, quoi. Pas beaucoup, moins d’un centimètre. Mais tout de même. Des semelles orthopédiques, qui grandissent d’année en année, trouvent leur place dans mes grosses chaussures de marche. Comme le sport, ce n’est pas pour moi, autant marcher, randonner. Là, mes semelles passent inaperçues, et il n’y a pas question de mouvements précis et subtils. Je tasse la montagne à chaque pas avec mes grosses godasses, et je me sens bien.

Mais à quinze ans, j’ai soif de spiritualité. Alors, je m’intéresse aux arts martiaux, et surtout à celui qui semble le plus noble, le plus philosophique : l’Aïkido.

Je pense être fort dans ma tête, à défaut d’avoir un corps pleinement fonctionnel. Les années passent, l’Aïkido et mon corps cohabitent, même si ma “particularité” m’empêche d’être dans la justesse. De toute manière, je me dis que le mental fera la suite, même si je dois m’entraîner plus que les autres.

Soif d’aventure, à 22 ans, je laisse de coté mes études pour me consacrer à l’Aïkido. Cela devient une nécessité de comprendre pourquoi cette jambe est comme elle est. Médecin, kiné, méthode de bien-être… J’explore et je me rends compte que ce n’est pas juste une question de jambe. Le corps forme un tout, et sans pouvoir démêler la cause des conséquences, j’ai tout un côté droit du corps qui n’en fait qu’à sa tête : asymétrie, scoliose fonctionnelle, bassin de travers, pied plat à droite. Le coté gauche doit supporter tout ça, en étant sur-sollicité.

Coté Aïkido, mon mental me lâche assez vite. Je trouve une excuse pour arrêter : si je ne vivais pas au dojo, j’aurais plus de temps pour m’entraîner (véridique..). Le verdict tombe de la part de mon enseignant : je ne suis pas assez mûr. Pour moi, c’est le mental qui n’a pas assuré.

Mon corps est une entrave pour ma progression, et mon mental n’a pas l’étoffe pour vivre les défis mon existence.

Lorsque je me renseigne auprès de spécialistes, ma particularité prend de plus en plus de place, ils trouvent des conséquences de plus en plus éloignées de ma pauvre petite jambe de départ.

Et pourtant, je veux continuer à rêver que je peux arpenter mon chemin, mon sentier unique. Et franchement, l’Aïkido, c’est quand même ce qui m’attire le plus : du corps et de l’esprit. Deux manques chez moi.

Chez moi, il n’y a pas de corps, il n’y a pas d’esprit. Il y a seulement… la peur.

Combattre le mal par le mal

J’arrête tout pour réfléchir. Je me lance dans une formation sur une méthode corporelle de bien-être française, l’Antigymnastique, qui m’apporte des réponses, et dont je deviens praticien. Mais cela amène encore plus de questions.

Je n’arrive plus à pratiquer de manière régulière l’Aïkido, parce que j’ai peur. Soit. Je vais terrasser cette dernière. Ah, j’ai peur ? Alors, partons chez un enseignant d’Aïkido réputé pour son style direct et efficace, dans la campagne mexicaine, pendant 5 mois. Là, si je survis, la peur, elle, devrait avoir péri.

Au Mexique, la peur est toujours là, quasi-omniprésente...

Je n’ai toujours pas de corps, et je m’apprête à incendier mon mental. Tout va bien.
L’aventure au Mexique est dure, entre le fait de survivre sur le tatami, de survivre dans l’océan, et de supporter la chaleur.
Au bout de 50 jours, l’enseignant nous envoie, ma compagne et moi, étudier aux États-Unis, en pleine ville. Les raisons : je me le demande encore… Ce ne sont pas les hypothèses qui manquent.

Mais la peur est toujours là. Mon corps s’est un peu assoupli. Trop peu.

Les 5 mois arrivent à leur terme. Cependant, j’ai quand même tenu jusqu’au bout. Une victoire est une victoire. Je reviens en France. Profondément changé, et en même temps, pas du tout.

La peur est plus forte que jamais. Je ne veux pas remonter sur un tapis d’Aïkido. Plus que de la peur, c’est un ennui profond. À quoi bon ?

J’ai essayé de sortir de ma condition, de devenir quelqu’un, alors que je dois me contenter de ce que je suis. A vouloir approcher le soleil, je n’ai fait que de retomber minablement sur le sol. Avec juste des petits bobos, et surtout, en ayant à nouveau les pieds sur terre : je me rends compte que je ne suis que moi. Et l’Aïkido, les arts martiaux, le sport, ce ne doit pas être fait pour moi.

Et puis merde

En fait, non. Je découvre que des gens normaux font des truc géniaux. Est-ce de l’inné, est-ce de l’acquis ? Le trail en est un bon exemple : des gens simples courent des centaines de kilomètres, juste comme ça. Je veux dire, juste en essayant, en s’entraînant dur et en trouvant ce qui marche pour eux.

Alors, encore un espoir ?

Cette fois-ci, je souhaite aller en profondeur. Comprendre pourquoi Monsieur Tout le Monde peut devenir extraordinaire. Étudier les raisons du succès, de la performance, de la santé de tous ces athlètes atypiques, qui n’ont d’athlètes que leurs performances, qui ont d’abord construit leurs modes de vie, dont les résultats sont venus en conséquence de ce mode de vie, presque de manière inattendue.

Comprendre comment ces hommes et ces femmes ont pu se forger un mental d’acier, un corps en excellente forme physique, une volonté de guerrier, et une joie de vivre communicative.

Plus je m’intéresse à ce sujet, plus je deviens convaincu que nous sommes tous des sur-hommes en puissance. Que ce n’est pas une affaire de manque (pas assez de volonté, pas assez de muscles, pas assez de souplesse), mais qu’au contraire, il s’agit d’enlever. D’escalader nos barrières mentales, de supprimer nos murs, de comprendre que les limites qui sont les nôtres sont justement… les nôtres. Et que c’est à nous de les enlever.

À travers ce site, je souhaite partager à tout un chacun le fait que oui, courir un trail est à la portée de tous. Et que oui, chacun peut le faire. Chacun peut “devenir le champion du monde de son monde”, comme dirait Stéphane Brogniart.

Pour cela, il faut s’inspirer des bonnes personnes, tester et découvrir petit à petit sa propre méthode.

Courir un trail, un ultra-trail, vivre l’aventure de sa vie (avant le prochain défi) est possible. J’en suis convaincu, preuve à l’appui.

Alors, êtes-vous prêt à embarquer pour l’Aventure de votre Vie ?

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