Jour 2 : La Marche Sans Faim 1ère édition 2019 dans les Monts du Haut-Beaujolais

Jour 2 d’un groupe d’explorateurs, parti marcher en jeûnant, sous la houlette de Florian Gomet, avec la participation de CourirUnTrail.

Ceci est l’épisode 2. Cliquez ici pour écouter l’épisode 1.

Je vous encourage à écouter la version audio. Mais sinon, si vous préférez l’essentiel en version texte, elle est juste en dessous. Et à la fin, un bonus !

Photo de couverture par RawFlo.

Florian, comment ce sont passées ces premières 24h pour toi et pour le groupe ?

Florian Gomet :
Elles ont été un peu comme une mise à l’épreuve.
Il a fait froid le matin quand on est partis.
La purge nous a quand même un petit peu retardés dans la progression de la marche, puis ce fut un peu inconfortable.
La nuit a été fraîche, il y a eu beaucoup de petits éléments contrariants, mais ça a permis de mettre en lumière la solidité du groupe.

Car ce matin, quand je me suis réveillé, alors qu’il avait fait vraiment froid, je les entendais rire… Ils avaient pour la plupart peu dormi.
C’est très positif.

Et pour toi personnellement?

Florian Gomet :
De mon côté, j’étais bien toute la journée sauf le soir quand la purge à commencer à faire effet.
C’était en décalage par rapport aux autres.
C’est arrivé beaucoup plus tardivement.
Mais ce matin, la purge a fini son travail.
J’ai évacué tout ce qui est mucosité, je me sens bien et en forme.
Je suis content de démarrer cette journée dans la fraîcheur.

C’est sûr qu’hier matin, on était dans la brume.
Au Saint-Cyr, il ne faisait que 4 degrés.
Maintenant, on va vers du chaud selon les prévisions, ça va être plus agréable.
Sachant que lorsque c’est trop agréable, notre esprit malheureusement se concentre un peu plus sur l’absence de nourriture.
Le froid, malgré ses inconvénients, a aussi ses points positifs.
Comme toute chose.

Pas de faim pour ce Jour 2 ?

Florian Gomet :
Non, pas du tout.
Je ressens l’envie de profiter de cette semaine pour reposer mon système digestif et faire le plus grand nettoyage possible de mon corps.
Je suis vraiment content d’avoir pu réunir les conditions pour accorder du soin et du repos a mon corps.

Aujourd’hui, on va parler de l’entourage. Est-ce que ton entourage est au courant de ton mode de vie, notamment alimentaire, et comment cela se passe-t-il ?

Florian Gomet :
Tout mon entourage est au courant de ma transition alimentaire.
Au départ, j’aurai aimé que d’autres personnes de ma famille ,voire tous, fasse aussi ce changement pour aller vers une meilleure santé, donner un sens à ses actes et se responsabilisé.

Malheureusement, personne ne m’a suivi.
Ça me contrariait de voir que lorsqu’on a une solution accessible, gratuite et efficace, finalement, ça n’intéresse pas grand monde…
On s’interroge vraiment sur les raisons profondes qui se cachent derrière cette inertie.
Au final, j’ai fini par accepter que chacun ait son chemin à suivre.
On se sent beaucoup plus léger de ne plus vouloir convaincre qui que ce soit.
J’essaie d’incarner un certain idéal, c’est ce qu’il y a de plus efficace.
Ceux qui sont intéressés par ce mode de vie et souhaitent s’engager viennent d’eux-mêmes.
C’est plus simple.

Pas de tensions, notamment lors des moments de fêtes ?

Florian Gomet :
Si, il y eut des tensions.
Maintenant, je vais de moins en moins à des repas de famille ou à des repas entre amis. Lorsque j’y vais, j’apporte ma propre nourriture.

De temps en temps, j’apporte aussi des plats a partagé issue de recettes crusines.
J’ai eu une période ou je me suis renfermé sur moi même, puisque je ne trouvais plus de sens à se réunir pour manger du saucisson et boire du vin.

Quand on a compris que derrière cette situation, c’est une addiction qui entraîne énormément de problèmes de santé.
Que dans ces repas, on parle bien souvent de nos problèmes de santé justement, ça me paraissait totalement absurde…
Je ne trouvais plus du tout ma place.
J’ai pris un peu de distance.
D’ailleurs, quand je suis à un repas entre copain ou en famille, j’ai parfois l’impression de transgresser la convivialité.
Tout simplement parce que j’ai l’impression de leur donner mauvaise conscience.

Autour d’un repas, les gens aiment bien parler de leurs problèmes de santé…

Florian Gomet :
Oui c’est comique.
Dans un premier temps, on se renferme.
C’est un mauvais choix.
Depuis un an maintenant, avec la Marche Sans Faim, filmé avec Damien Artero, j’ai une vie sociale beaucoup plus épanouie.
J’ai rencontré beaucoup de personnes qui s’intéressent à la santé.
Finalement, je pense que c’était un passage nécessaire de se recentrer sur soi, de redéfinir ses priorités.
Ensuite la vie fait le reste, et apporte plein de surprise.
Elle montre toute sa générosité.

Est-ce que tu vas encore au restaurant ?

Florian Gomet :
Ça m’arrive, lorsque je suis invité, par exemple, pour un anniversaire, un mariage…
Des événements difficilement contournables.
Ce ne sont jamais des moments ou je m’amuse beaucoup.
Mais j’observe néanmoins que maintenant il est de plus en plus facile de commander des plats végétariens voir végétaliens
ça me permet de mesurer l’évolution, même en campagne.

Pour finir, ce petit entretien du matin, une intention pour la journée ?

Florian :
Qu’elle soit chaude et ensoleillée et que tout le groupe se porte bien.

———–

Et cette fois-ci c’est moi qui parle.
La nuit j’ai eu un peu froid comme tout le monde.
Je dors juste avec un sac à rêve communément appelé sac à viande. Ce n’est pas très joli, donc je préfère sac à rêve.
J’ai eu froid, mais, fait intéressant,  le corps était totalement couvert, mais mes pieds souffraient.

J’ai mis mes gants sur mes pieds, sans succès.
On ne peut pas réchauffer un glaçon en les mettant dans des gants.

J’ai pensé a la remarque d’une des participantes aventurières, Agnès, qui rapporter que Maurice Daubard – expert en Yoga Tumo ( spécialisé dans le froid) leur avait dit de ne jamais mettre d’écharpe.
L’écharpe cache l’information à notre corps qu’il fait froid.
Il ne va donc pas déclencher les processus nous permettant de nous réchauffer.

J’étais totalement emmitouflé.
Il devait faire 0° Celsuis.
Mettre ma tête hors du sac de couchage ? Mais c’est débile.
Je l’ai pourtant fait… et ça m’a permis de dormir.
C’est super intéressant !


Jour 2 de la Marche Sans Faim
Photo par RawFlo

Geoffroy, comment c’est passé la nuit ?

Geoffroy :
La nuit était plutôt courte et humide dans le hamac.
Des petites améliorations à faire et ça ira très bien.

Le thème du jour : comment est-ce que ton entourage vit ton mode de vie ?

Geoffroy :
Disons que c’est par période, en fonction de ce que j’ai mis en place.

La première période, quand j’ai décidé de changer d’alimentation, j’avais une patate d’enfer et je voulais changer le monde.
J’avais vingt-sept ans.

Ça n’a pas vraiment marché.
C’était plus un combat très épuisant que je menais.
Au bout de quelques mois, j’ai remarqué que je ne devais pas continuer comme cela. La méthode n’était pas bonne. Il ne faut pas prêcher la bonne parole quand les gens n’ont pas besoin ou même ne l’ont pas demandé.

Mes prises de choix ont toujours été un peu déroutantes pour mon entourage.
J’ai toujours recherché des alternatives aux chemins conventionnels.
C’est plutôt déstabilisant pour l’entourage.

Ils avaient toujours aussi très peur de ce que j’allais devenir et comment j’allais finir.
Il faut dire que les étapes par lesquelles je passais n’étaient pas toujours belles.

Leurs peurs résonnaient avec les miennes.
Mais j’ai toujours essayé de suivre mon propre chemin, parce que je savais que c’était ce qui était le plus juste.
Alors j’ai continué.
J’ai continué, même si je me confrontais souvent à des barrières de mon entourage, autant au niveau de la famille que des amis.
Et même encore aujourd’hui, surtout les amis, ils ont du mal accepté le nouveau Geoffrey.
Parce qu’ils ont le souvenir de l’ancien Geoffrey, notamment comment j’étais physiquement.
J’ai perdu poids et ça les choques beaucoup.

Quand quelqu’un prend du poids, on considère que tout va bien, et même que c’est sain.
Quand quelqu’un perd du poids, de profondes peurs émanent de l’entourage.
C’est vraiment hallucinant.

Pour ces personnes, maigrir est signe de faiblesse et d’épuisement.

Comment gères-tu ton alimentation vis-à-vis des repas de famille et des orties entre amis ?

Geoffrey :
Au début je disais beaucoup non.
J’essayais de faire vraiment attention à ce que je prenais aux restos.
Mais ça ne me convenait pas, car c’était toujours des barrières.

Maintenant , je mange toujours autant de fruits et de légumes crus.
Par contre, je culpabilise beaucoup moins d’accepter un apéro chez des amis , ou un repas de famille.
C’est devenu beaucoup plus fluide parce que, maintenant, je sais ce que je dois ou ne dois pas manger.

Il y a des aliments que je favorise, car c’est assez gérable par l’organisme.
Et d’autres, que je mets vraiment de côté, car je sais qu’ils vont être délétères et nuisibles pour le corps et l’esprit.

Je le vis beaucoup mieux qu’avant, maintenant.
J’ai retrouvé un état d’équilibre en moi qui me permet vivre ces moments avec simplicité.

Est-ce que ton goût pour les aliments a changé ?
Est-ce qu’il y a des aliments qui te font moins envie ?

Geoffrey :
Un peu des deux.
Il y a des aliments que j’aimais beaucoup avant et qui maintenant ne me font presque plus rien, du fait que mon organisme a déjà éliminé certaines toxines. Il n’est plus attiré par ces aliments, plus comme avant en tout cas, comme le fromage par exemple !

Alors là, le fromage c‘était Dieu sur terre.

Maintenant j’en mange un petit peu et rarement plus. Ça ne mon fait plus autant d’effet qu’avant.

Dieu est mort, ce dieu-là en tout cas !

Geoffrey :
Certains plats me donnent envie par moment, c’est vraiment aléatoire.
Je vais en manger un petit peu même si je sais que c’est un peu nocif pour mon organisme.
Mais j’ai un élan que je considère sain pour en manger un peu.
Ce n’est pas une attirance comme pour les drogués en manque qui veulent absolument manger de cet aliment.

Là, j’ai l’impression que mon corps me dit :  manges en un peu ça va te faire du bien.

Et j’en mange un petit peu et après mon corps me dit stop.
Toute la démarche de mon alimentation repose sur l’écoute, une profonde écoute interne.
C’est ça qui a changé beaucoup de choses et mon permis de faire mon chemin.
M’écouter.

Est-ce que l’alimentation est la première chose qui a changé ou est-ce que c’était plutôt une conséquence ?

Geoffrey :
Conséquence. Je ne sais pas quelle est la première chose qui a changé.
J’ai commencé à méditer, sans le savoir, quand j’avais sept ans.

Sans le savoir, c’est à dire ?

Geoffrey :
J’avais un arbre favori.
Je grimpais à cet arbre.
Je me posais sur une branche, j’avais une vue sur la nature, en contemplation .

Je ne savais pas ce que je faisais.
Je me rappelle que je me disais : je devrais m’ennuyé là. Pourquoi je ne m’ennuie pas?
Au bout d’un moment, j’en avais marre et je redescendais.

Une méditation simple et efficace, sans le savoir.

J’ai commencé les arts martiaux à quatre ans.
J’étais une boule d’énergie, ma mère m’a envoyé faire des arts martiaux pour me canaliser.
Ça a très bien marché.

Et l’un des plus gros changements, ç’a été ma dépression.
J’ai fait une dépression profonde à dix-sept ans.
Je me posais des questions sur la vie, sur la Terre et sur ma place ici.
Une dépression qui a duré trois ans jusqu’à ce que les réponses viennent. J’ai pu ainsi avancer plus sereinement.
Et entamer certaines démarches plus spirituelles.

Est-ce que tu as l’impression d’avoir grandi trop vite ? Une dépression sur le sens de la vie, au début de la vie…

Geoffrey :
Oui. Il y en a qui font des dépressions plus tard.
Maintenant, avec la nouvelle génération, il y en a qui font aussi des dépressions plus tôt.
J’avais besoin d’une remise en question, ça s’est passé sous cette forme-là.
Cela m’a permis ensuite de continuer à arpenter mon chemin avec un autre regard sur le monde et sur moi-même.

Pour aujourd’hui précisément, as-tu un mot ou une intention à partager ?

Geoffrey :
Non.
Quand je jeûne, je veux vivre l’instant.
Je sais qu’en jeûne, pour moi, cet instant peut être très différent d’une minute à l’autre.
Il y a des choses profondes qui se passent dans l’organisme.
Ce qui fait que d’un moment à l’autre, ça peut changer.
Je vais donc vivre l’instant sans m’attache a ce qui se passe.

Une pause au soleil lors de Trek et Jeûne

——

Agnès, il doit être 14h. Comment te sens-tu ? Comment s’est passée la nuit ?

Agnès :
A peu près bien.
La nuit fut froide, mais ça ne m’a pas empêché de dormir.

Le bain aux cascades de ce matin m’a revigoré et réveillé mes sens.

Je sens que je suis en transition au niveau de l’énergie.

En transition ?

Agnès :
Mon corps élimine le sucre avant de passer au gras. Entre les deux, il y a la transition. Ça doit être maintenant !

Le passage d’un corps fonctionnant avec des apports réguliers à un fonctionnement en jeûne, donc sur les graisses stockées.

Pourrais-tu résumer la manière dont tu vis, surtout tout ce qui n’est pas courant… ?

Agnès :
J’ai commencé à courir en chaussures minimalistes, sans transition. Ce fut un peu dur, je me suis blessé, mais il y a tellement de bienfaits que ce n’est pas grave de se blesser en allant trop vite. J’aurais dû être à l’écoute de mon corps.

Ensuite, il y a l’alimentation crudivore. Je ne suis pas à 100%, mais j’essaie.

En famille, je fais attention. Je ne mange pas tout, mais je ne veux pas être une contrainte, donc je me débrouille avec ce qu’il y a.

Ton entourage est donc au courant de ton alimentation. Ça ne pose pas de tension ?

Agnès :
Ça les intrigue, et ils posent des questions.
Ils me voient comme une bête curieuse !
Ils s’interrogent, bien sûr, mais je pense qu’il faut un déclic pour passer le cap.

J’ai beau leur dire d’essayer sur une semaine et de voir ensuite. Ça fait beaucoup une semaine !
Alors sur trois ou quatre jours…

Ensuite, tant que je reste dans le plaisir, et pas dans la contrainte, je m’adapte.
Si je mange trop ou trop mal, je me fais une journée de jus, et tout va bien ensuite.
Je ne culpabilise pas.

C’est dans la durée que tout se joue.
Si c’est ponctuel, on peut récupérer sans soucis par la suite.

Parle-nous du froid… Qu’est ce que tu fais de particulier avec le froid ?

Agnès :
J’ai toujours aimé me baigner dans les lacs en montagne et dans la mer.

Quand j’ai rencontré Christian, on s’est baigné toute l’année en méditerranée.
Au début j’avais du mal à entrer dans l’eau, et ensuite, j’avais froid pendant longtemps.
Mais rapidement, je me suis aperçue que japprecia vraiment le froid.

Cette année, on est allé faire un stage avec Maurice Daubard, expert du yoga Toumo.
En préparation, on est allé se baigner dans des lacs à cinq degrés jusqu’en janvier.

Ce fut une expérience tout à fait extraordinaire !
On déplace ses peurs, on s’aperçoit que ça fait du bien.
Et la santé s’améliore : plus de rhume, de sinusite, de problèmes de circulation…

Ça intrigue les gens ! Pendant la période de Noël en famille, on allait se baigner tous les jours.
Le compagnon de ma nièce a voulu essayer.
Il faut oser, voilà tout !

Comme le jeûne, comme cette semaine !

Jour Deux la nourriture est encore bien présente dans les conversations. Mais on n’a pas l’impression qu’ils sont frustrés. C’est plus du partage autour du cru. Tu as faim, Agnès ?

Agnès :
Pas de faim, pas de souci.

Tu m’avais parlé d’une personne qui avait aussi un mode de vie particulier. Elles n’osaient pas en parler autour d’elle.

Agnès :
Oui.
Ça s’est passé au travail. J’ai hésité à parler de cette semaine de trek et jeûne, parce que je passe déjà pour un animal étrange, avec mes salades de spirulines et d’autres trucs bizarres.

Un jour, je me suis dit que je ne voyais pas pourquoi je n’en parlerais pas.
J’en ai parlé autour de moi et évidemment ça fait rire les gens : tu vas manger des racines en mode survie !

Non ! On ne mangera rien. S’il y a des fraises des bois, on les regardera, sans les manger !

Une collègue me dit qu’elle fait des semaines de jeune en randonnée dans des gites depuis plusieurs années.
Elle n’en avait jamais parlé.
Comme les gens me regardaient en disant que j’allais mettre ma vie en danger, elle est venue pour en parler, pour me dire au contraire qu’elle appréciait beaucoup ces semaines.
Ça lui fait un nettoyage et un recentrage sur soi.
J’ai trouvé ça bien d’en parler.

Je pense qu’il y a d’autres gens qui font des expériences non ordinaires, mais qui n’osent pas partager.
Car le regard du commun des mortels n’est pas vraiment compréhensif.
Il faut accepter de passer pour un hurluberlu.
Moi, ça ne me dérange pas !

Je pense qu’il faut des gens qui communiquent, pour montrer qu’on se porte très bien, et qu’on est plus épanoui et plus serein.

Est ce que tu perçois parfois de la peur ou de l’agressivité quand les personnes apprennent comment tu te nourris.

Agnès :
Ce n’est pas vraiment de l’agressivité.
Lorsque je mange ma salade devant eux, ils disent que j’ai besoin de sucre et de féculent.
Je sens comme une certaine agressivité défensive par rapport a leur mode de vie et je dois me justifier :
Tu vas être en carence.
Non, je fais du sport régulièrement. Si j’avais des carences, je ne tiendrais pas longtemps.

La peur des carences…  De manquer de protéines.

C’est le dogme : féculents,protéinés ,un peu de produits laitiers, un peu de légumes, mais trop et les légumes crus ça irritent ça ne se digèrent pas !

Ils ont qu’à commencer par des jus pour voir !

Tu as l’impression que par ton mode de vie, tu les bouscules dans leur perception d’eux même.
Ça fait peur de changer de cadre, de se dire qu’on peut vivre sans viande, sans produits laitiers, sans féculent…

Tu as du plaisir à avoir ce mode de vie?

Agnès :
Oui, tout à fait !

Avant, je mangeais déjà relativement sain, avec peu de sucre, de fromage et de viande.
J’ai décidé d’essayer, j’ai acheté l’extracteur, le blender, le purificateur…

Toute la batterie de crusine.

Agnès :
On s’en sert beaucoup au début…  et beaucoup moins ensuite.

Ça permet de retrouver ce qui te fait envie par la texture. Des petits biscrus quand j’ai envie de sucre.

Aurais-tu un mot ou une intention pour ce deuxième jour ?

Agnès :
Le bain aux cascades !
J’étais contente que presque tout le monde y soit allé.

Pour moi, c’est une boule d’énergie !
Partager ça avec les autres, partager cette énergie tous ensemble…
Je pense que le groupe est cohérent sur le fait que les éléments naturels nous apportent de l’énergie.

CourirUnTrail partenaire !

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Marine, comment la nuit s’est-elle passée ?

Marine :
La nuit a été quand même difficile.
J’ai eu froid, surtout aux pieds.

Je crois qu’on va s’appeler la communauté des pieds froids.

Marine :
Physiquement, ça commence à être un peu dur.
Au niveau musculaire, je veux dire.
Je ,ne ressens pas du tout la faim pour le moment.

Tu tiens quand même le rythme. Pour l’instant, on a dû marcher une vingtaine de kilomètres sur les trente aujourd’hui.

Marine :
Oui, c’est mental.
Je suis capable de beaucoup de choses et mon corps aussi.
Globalement ça va, même si je ressens des petites choses.
C’est tout de même un stage commando, on ne me l’avait pas dit !

Non je rigole !

Dans toute blague il y a une part de vérité… Quel est ton mode de vie ? En quoi ne rentres-tu pas dans le moule sociétal ?

Marine :
Pour le moment, je n’ai pas du tout l’impression d’être à part.
Je ne suis qu’au début de cette découverte du jeûne intermittent, de manger du cru…
Je ne pratique absolument pas.

D’ailleurs, j’adore la viande ! C’est un gros problème.

J’ai essayé de diminuer depuis un an. Mais ça me fait toujours autant plaisir d’en manger.
Et j’étais une grande fan de pâtes. J’ai beaucoup diminué en partant essor des céréales types lentilles, quinoa sarrasin…
Je ne sais pas si je suis capable de faire abstraction de tout ça, car j’aime beaucoup ça…

Je suis contente de découvrir ce monde-là.
Mais je ne veux pas être dans l’extrême : manger bien plus de fruits et de légumes, oui.
Mais en gardant quelques plaisirs, qui ne sont peut-être pas sains pour mon corps, mais qui me font du bien.

Avant les deux semaines de préparations, tu faisais déjà du jeûne intermittent ?

Marine :
Oui,je connais le jeûne intermittent depuis décembre.
Je ne mange ni le matin, ni à midi non plus.
Je fais aussi facilement des jeûnes secs, mon maximum étant trois jours.

Tu viens du monde médical. J’ai l’impression que pour quelqu’un qui est dans le milieu médical, ça pourrait être plus difficile. Tu as déjà investi beaucoup de temps et d’énergie dans l’étude de quelque chose qui n’est pas forcément faux, mais qui n’a pas les mêmes bases, pas le même paradigme.

Marine:
Oui, c’est un peu déroutant.
J’ai commencé à m’intéresser au jeûne par le volet thérapeutique.
Maintenant, je suis convaincue des capacités du corps humain.
Le fait d’avoir fait de l’ostéopathie, en plus de mes études de kiné, jm’a ouvert sur beaucoup de choses qui ne sont pas expliquées.

C’est l’ostéopathie qui m’a le plus amené à découvrir ce que le corps humain est capable de faire.

Lors des deux semaines de préparations de cette semaine, j’ai globalement respecté les consignes.
J’ai eu quelques craquages, par stress, je pense.

Parce que c’était l’angoisse de l’inconnu : ou est-ce que je vais atterrir, avec qui…
Je pense que je serai partie avec quelqu’un que je connais, une amie ou mon mari, ça aurait été différent.
Mais là, le fait d’être seule, c’est quand même me surpasser.
Et sans mes enfants.

Tu en as combien ?

Marine :
J’ai trois enfants : 4 ans, 2 ans, et 1 an.
C’est aussi pour ça que j’ai voulu faire cette marche.
Pour me retrouver, me recentrer sur moi…
Parce qu’avec les enfants, on donne beaucoup, mais du coup on a peu de temps pour soi, pour faire ce qu’on a envie de faire.

Et tu dois beaucoup donner aussi, j’imagine, dans ton travail.

Marine :
Exactement.
C’est d’ailleurs de plus en plus difficile dans certains cas d’avoir la patience nécessaire, de réussir à donner aux patients énormément d’énergie alors qu’eux-mêmes, ils ne veulent pas vraiment guérir.

C’est à dire, ils viennent chez toi : soigne-moi, mais je ne veux pas guérir. Comment ça se traduit ?

Marine :
Ce sont des personnes qui passeront d’un bobo à l’autre, d’une douleur à l’autre.
C’est ce qu’on appelle les patients chroniques.

C’est différent des pathologies chroniques. Ce n’est pas du tout ça que je vise.

Je vise Mr et madame tout le monde qui ne font aucune activité physique, qui se nourrissent n’importe comment.
Autant je ne suis pas végétarienne ni crudivore, mais je mange des produits de base sains et je cuisine.
Beaucoup mange vraiment des saloperies : produits industriels, du coca… tous les jours.
Après, il ne faut pas s’étonner que des pathologies arrivent.
Quelques fois, on a juste envie de leur dire d’avoir une bonne hygiène de vie et tout ira beaucoup mieux.

Et ça, tu ne peux pas leur dire, ce n’est pas le rôle d’un kiné ?

Marine :
Ah si, je ne me prive pas, je leur dis .
Je considère, au contraire, que c’est mon rôle de les amener à avoir une hygiène de vie correcte.
Mais je me rends compte que c’est rare les patients qui veulent vraiment s’en sortir et qui appliquent vraiment les conseils qu’on leur donne.

Quand tu as pris la décision de participer à cette marche, est-ce que tu en as parlé à ton entourage? Comment ont-ils réagi ?

Marine :
Je n’en ai pas beaucoup parlé.
Mon mari a été un peu surpris au début.
Il s’est demandé pendant un moment pourquoi je voulais faire ça…  et après, il m’a complètement soutenue.

Parmi les amis, il y a eu beaucoup d’interrogations.
Ils se sont demandé pourquoi je voulais faire ça, si je n’étais pas un peu folle…
J’ai évité d’en parler, donc.
Je n’avais pas envie du jugement des gens…
Et je n’étais pas très sûre de moi, sachant que c’est la première fois que je jeûne aussi longtemps, en faisant un effort physique de surcroit.

Ça fait plus rire d’ailleurs quand on en parle.

Des moqueries ?

Marine :
Oui, des moqueries sympathiques.

Est ce que tu as perçu de la peur ou de l’agressivité ?

Marine :
Oui, complètement.
Ce n’était pas concevable de ne pas manger pendant sept jours…

En fait, c’est la peur qui vient du fait qu’eux n’ont même jamais sauté un repas, ils ne savent pas ce qu’il y a après.
Ce n’est pas grave pour ces personnes-là.
Je parle quand même du jeûne intermittent, car je trouve que ça fait déjà beaucoup de bien.

On est plus ou moins mature accepter d’essayer .
Mais beaucoup de gens ne comprennent pas pourquoi on s’inflige tellement de souffrance.
Alors qu’en réalité, on se fait du bien. Ils le comprendraient s’ils essayaient.

Il n’y a pas du tout de souffrance ?

Marine :
Là, en l’occurrence, si,un peu, parce qu’on marche beaucoup, avec du dénivelé.
C’est un effort physique plus intense, et ça puise dans les réserves énergétiques.
On fait une longue distance dans la journée…

Je trouve que marcher occupe l’esprit.
Ma plus grande peur était de savoir si j’allais avoir faim…
Finalement, à aucun moment, je ne me suis posé la question si j’avais faim.
J’ai oublié l’heure… et qui dit horaire, dit repas !

Aurais-tu un mot ou une intention pour aujourd’hui ?

Marine :
Je suis dans une journée de doute, mais j’y crois.
Donc je continue et me laisse porter par l’élan du groupe.
La peur que j’ai au jour aujourd’hui, c’est la reprise du boulot après le jeûne, dès lundi.

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Comment ça va,Christian ? Comment se sont passées la nuit et cette journée ?

Christian :
La nuit été fraîche voir froide.
J’ai quand même dormi et là actuellement ça va très bien.

Quel est ton mode de vie différent de la norme ?

Christian :
Mon alimentation est essentiellement végétale et crue.
De temps en temps, quand je suis invité, je mange ce qu’il y a en essayant d’éviter la viande.
Âpres j’aime toujours autant les pâtes, le pain voir le fromage, mais j’en mange très peu.

Mon alimentation est basée sur deux repas : le midi (des fruits uniquement), et le soir (salade).

Il est rare que je sorte avec d’autres personnes que ma compagne, Agnès.
Si on va au restaurant, c’est pour se faire plaisir, on va juste éviter la viande.

Je m’accorde depuis quelque temps un jour ou deux par semaine où je mange plus librement : je peux faire en cuisson douce des légumes ou des pommes de terre et sinon du riz ou des pâtes tout simplement avec de l’huile d’olive et de la levure.

Tu vas peu au restaurant c’est une décision ou il y a peu d’occasions ?

Christian :
Il y a peu d’occasions, parce qu’à chaque fois que je sors d’un restaurant, je suis déçu.

Mes amis se mettent à manger un peu comme moi.
On partage d’autres moments de plaisir que le restaurant.

Donc ce n’est pas uniquement autour d’un repas que se passe le partage.

Christian :
Oui.
Quand j’ai mes enfants, c’est moi qui achète à manger.
Il y a des aliments que je ne vais pas consommer, mais je sais que ça leur fait plaisir, je leur achète ce qu’ils aiment tout en restant convenable, en restant végétarien.

Tu as dit qu’il y a d’autres personnes qui se sont mises à manger comme toi ?

Christian :
Oui, des amis, notamment pour se baigner en hiver.
Je ne force personne.
Je pense que c’est la meilleure manière de faire, de toute façon chacun fait comme il veut.

Mais quand ils voient que je suis toujours en forme en mangeant de fruits et des légumes, ça les attire quand même.
Ils font l’expérience, se renseignent et font de plus en plus de repas essentiellement avec des salades.

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Jérôme comment vas-tu ?

Jérôme :
Je ne suis pas habitué à boire de l’eau pendant un jeûne, car mon corps ne le réclame pas.

Mais si je me mets en jeûne sec, je sais que je vais être trop à plat.
Donc je découvre le jeûne à l’eau.

Pourquoi tu veux tout de même boire ,pour ne pas trop perdre au niveau du poids ?

Jérôme :
Je sais qu’en jeûne sec, je passerai sous mon poids de forme en trois ou quatre jours, à cause du corps qui transforme les graisses en eau.

Est-ce que tu vis dans une grotte seul sans voir quelqu’un, ou est-ce que tu partages parfois des moments de vie avec des gens qui ne sont pas sur un chemin comme le tien ? Si oui comment ça se passe ?

Jérôme :
Ça fait sept ans que j’ai changé de mode de vie.
Les gens ont eu le temps de s’adapter à mon mode de vie.

C’était quoi le déclencheur ?

Jérôme :
J’ai voulu comprendre le monde dans son ensemble.
Pourquoi il y a des problèmes ?
Comment fonctionne chaque système ?
Il y a des solutions applicables ?

Oui, il y a des solutions dans tous les domaines.
C’est juste que les mass-medias ne nous parlent pas de ces choses.
Ce n’est pas dans leur intérêt de nous informer.
Il faut se réinformer par soi-même, se rééduquer et reprendre son autonomie.
J’ai vu plein de documentaire à l’époque sur l’économie, l’alimentation, la sociologie, etc.

A l’époque, je courrai cinq fois par semaine dans un club.
Je me suis blessé de plus en plus et j’ai finalement arrêté.
C’était très dur, car j’adorais ça.

Intuitivement, j’ai enlevé un repas donc jeûne intermittent.
A l’époque, personne n’en parlait.

J’avais entendu parler du régime cru et je l’ai testé.
J’ai perdu 15 kilos en trois mois, en enlevant un repas et en mettant beaucoup plus de vivants.
Ce fut une revelation !
J’ai connu Thierry Casasnovas avec ses vidéos, je me suis formé avec lui, j’ai compris comment ça fonctionnait et j’ai essayé plein de choses pour voir ce que ça donnait.

Puis mes parents se sont mis à ce mode alimentaire.
J’avais fait venir Thierry en conférence à Dijon, avec mes parents dans la salle.
Ils ont ensuite regardé les vidéos de Thierry sur Internet.
Et depuis 2013, ils ont mis en place le jeûne intermittent ainsi que du jeûne sec.

Ils ont moins de problèmes de santé, et surtout, ils comprennent les principes, ils savent gérer.
Ils ne vont plus voir un médecin, ils savent gérer par eux-mêmes.
Ils sont sortis de la peur, de la contrainte et de la soumission à l’autorité.

Je voulais convaincre tout le monde,évidemment !
J’avais trouvé un truc qui fonctionnait et surtout je voyais des gens qui avaient des problèmes donc je voulais les aider.
Mais j’ai vu que ça ne marchait pas comme ça.

Quand je me suis détendu et que j’ai arrêté de vouloir convaincre, c’est là que ça s’est décoincé.

———————

Bonjour Florence. Comment vas-tu ?

Florence :
J’ai eu un bien gros coup de pompe vers 15h30, ou je disais justement aux camarades que je sentais la faim.

Et ils disent que ce n’est pas la faim.
C’est mon estomac, mon intérieur qui travaille et que la sensation de faim est une sensation agréable venant de la bouche.

En fait, j’ai appris que je ne sais pas ce qu’est la faim…

Par rapport à ton alimentation comment ça se passe pour l’entourage et notamment pour tes deux enfants de 5 et 7 ans ?

Florence :
Mes enfants mangent majoritairement cru comme moi.
Sauf le petit lorsqu’il est à la garderie.
Il n’a pas le droit de ramener sa propre nourriture.
J’ai fourni un papier dune naturopathe disant qu’il est intolérant au gluten et au lactose pour déjà enlevé les poisons majeurs.
Donc, le midi, il mange omnivore sans gluten et sans lactose.

Quand ils rentrent le soir, ils ont un grand jus de légumes avec quelques fruits pour le goût.
On mange principalement cru à la maison. Parfois, on va manger des pommes de terre au four ou a la vapeur, des œufs ou des pâtes de riz que je cuisine.
En dessert, c’est des glaces maison, faites avec des bananes congelées, par exemple.

Pour l’entourage, je me suis coupé de pas mal de monde du fait d’avoir déménagé de Paris à Stuttgart.
A Stuttgart, je n’ai pas voulu recréer une vie sociale avec mes collègues, vu qu’il faut aller dans les restaus et les bars. De plus, ce sont des gens sans enfants.
Quand  les copains de mes enfants viennent à la maison, ils n’aiment pas ce qu’on fait à manger.
Alors, je fais un peu de cuit pour eux. Mais même des crêpes au sarrasin, c’est compliqué puisque les crêpes sont noires.
Quand mes enfants vont chez les copains, c’est arrivé qu’ils mangent du pain industriel…
Le lendemain, ils ont les paupières toutes gonflées.

Alors maintenant je leu dis c’est sans gluten ,sans lactose même si c’est du cuit.
C’est comme ça que je fonctionne.
Si on va chez des amis, j’aurai férocement une cagette de fruit et de légumes .

Avant de manger le repas des amis, ils mangeront d’abord une salade ou une assiette de fruit et après ils pourront manger autre chose s’ils veulent.

C’est comme ça que je gère.

Ça permet d’une part d’apporter des nutriments et d’autres parts d’éviter d’avoir trop faim et de se goinfrer pendant un repas non physiologique. C’est ça ?

Florence :
Exactement.

Maintenant, tout le monde sait que j’ai ce mode de vie, parce que j’ai une page Facebook :  Rawflo.

En fait, ça inspire plutôt les gens.

Par exemple, le papa de mes enfants, lorsqu’il vient les voir, il me voit manger la salade, non pas dans une assiette ni dans un bol, mais dans un saladier !

Il se fait aussi des saladiers, maintenant !

C’est important de s’accepter comme on est.
Lorsque l’on s’accepte comme on est, les autres peuvent nous accepter aussi.
Et ainsi expérimenter.

Quels conseils pourrais-tu donner à des parents, qui aimeraient améliorer l’alimentation de la famille ?

Florence :
En premier conseil, ne pense pas à supprimer, mais à ajouter.
Ajouter des fruits et des légumes dans l’alimentation.

Je pense que pour une transition alimentaire, ce qui est vraiment bien, c’est de copier ce qu’on mange traditionnellement.
Par exemple, au lieu de manger une glace de supermarché, il suffit de congeler des fruits frais (la banane est une excellente base) et de les mixer ensuite, en ajoutant du sirop d’érable et pourquoi pas des noix.

Les enfants adorent ça.
C’est important de toujours avoir du stock chez soi, de fruits et de légumes.

Faire des jeux ludiques pour les enfants : ce soir on va faire des sushis (végétaux) ! Avec des feuilles de maori, une petite sauce a la cacahuète.

Tu vas commencer à mettre plus de fruits et de légumes dans ton alimentation…
Tu vas commencer à faire quelques recettes de crusine…
Tu vas voir que tu vas te sentir mieux, et donc ensuite tu auras plus envie d’en faire.
Et voilà !

Dans le cru il y a vraiment de tout pour se régaler.

Je suis un peu entre les deux, mais j’ai travaillé,j’ai accepté qu’il vienne chez moi a Stuttgart plutôt que les enfants aillent a paris pour amener ça enfaite.
Au début quand il venait a Stuttgart a vingt-deux heures , il pouvait emmener les enfants manger un kebab, mais sur les trois ans qui se sont écoulé ya quand même du progrès.

Est -ce que tu vois une différence avec les autres enfants du même âge ?

Florence :
Clairement.
En plein hiver, mes enfants jouent, ils ont seulement un t-shirt à manche longue.
Alors que les autres enfants sont couverts de manteaux, de bonnets et d’écharpes.

C’est mes enfants qui choisissent ce qu’ils mettent comme vêtement, donc s’ils ont froid ils se rhabilleront.

Je pense qu’ils ont une bonne vitalité.

Ça vient de l’alimentation ?

Florence :
Je pense que l’alimentation renforce les défenses immunitaires aussi.
Ils ne sont quasiment jamais malades, sauf lorsqu’ils mangent justement du gluten ou du sucre blanc.
Ça se voit dans leur humeur et ils ont beaucoup de stress.

L’alimentation influence l’humeur ?

Florence :
Oui.
On le voit à des anniversaires d’enfants.
Sur la table, il n’y a que des boissons sucrées, des bonbons, des gâteaux…
A la fin, les enfants courent d’une pièce à l’autre, ils hurlent, parce que ça excite leur système nerveux.

Lorsque mes enfants mangeaient omnivores à la garderie, je pouvais devenir le menu en fonction de leur comportement le soir…

Plus on mange cru et naturel, plus on ressent les effets néfastes des cochonneries qu’on peut ingérer.

En bonus, un reportage fait par Florence !

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