Arrêtez de maltraiter votre rêve !

Êtes-vous du genre à maltraiter votre rêve ?

Premier épisode de la série d’articles tirée du livre Champion dans la tête de François Ducasse et Makis Chamalidis.

Si vous ne savez pas si vous êtes vraiment légitime à avoir ce projet qui vous fait rêver dans le fond de votre caboche, si vous hésitez à vous donner les moyens de réussir, c’est pour vous.
On va faire bouger les lignes, je vous le dis !

Nombreuses sont les personnes qui ont un ou plusieurs rêves…
Mais qui est prêt à le vivre ?
Pour le cerveau, le néocortex précisément, c’est plus économique en termes d’effort de vivre avec la frustration de ne pas réaliser son rêve, plutôt que de faire en sorte de rendre ce rêve réel.
Autrement dit, on préfère contourner le problème, l’accepter, le tolérer, plutôt que de le résoudre.
Car c’est simplement plus facile, plus économique.

Qu’est-ce qui est le plus simple ?

  • Avoir la frustration de ne pas être devenu 1er violon / de ne pas avoir décroché le job de votre rêve / de ne pas être finisher de l’UTMB pendant des années.
  • Ou se donner les moyens de ses ambitions, déterminer une stratégie, en tirer des plans d’entraînements, et les suivre au quotidien.

Etre sérieux, respecter son rêveNotre cerveau est là non pour résoudre des problèmes abstraits, mais pour trouver la meilleure solution selon ses critères.
Donc en termes d’économie d’énergie et d’homéostasie (l’homéostasie est le retour à l’équilibre).
L’inconnu fait peur.
Même si le connu est désagréable, c’est toujours mieux que de prendre des risques aux conséquences floues…
D’où le fait que certaines personnes se complaisent dans des situations que tout le monde – elles comprises – juge désagréables.

Il est faux de croire que seuls ceux qui ont du talent peuvent réaliser leur rêve.
Sauf objectifs extraordinaires, donc liés à des éléments non contrôlables, tels que la génétique de base, nous pouvons tous nous lancer à l’assaut d’un objectif ambitieux.
Certains diraient même que ça en est un devoir, pour la seule raison que si on peut tenter quelque chose, pourquoi ne pas le faire ? Quel en est le risque ?
Réussir ? Vous avez peur de réussir ?

Il n’y a qu’un talent qui est indispensable. Et c’en est un qui se travaille.
Qu’importe le domaine, vous pouvez devenir meilleur que 90% des gens.
Voir 95%.
En fonction du domaine, vous pouvez même dépasser 99% des pratiquants, sans être “doués” particulièrement.

Ce talent, c’est le talent d’exploiter son talent.

Avoir un projet, se connaître et identifier ses forces et faiblesses.

Aujourd’hui, on va s’intéresser à prendre son rêve au sérieux.

Dans le livre Champion dans sa tête, François Ducasse parle de notre capacité à maltraiter notre rêve…

Le rêve est souvent considéré comme une échappatoire à la vie de tous les jours, comme un extra.
Il est presque normal de maltraiter son rêve, d’être amateur dans son rêve, tandis qu’on est plus professionnel dans des domaines qui ne méritent pas toujours nos efforts.
Prendre son rêve au sérieux commence par lui donner un plan.
Plus votre vie se confondra avec votre rêve et votre plan, plus les contraintes elles-mêmes seront devenues une raison d’être, plus vos progrès seront spectaculaires et plus vous irez loin.
Les champions ne ressentent pas les privations comme des sacrifices : ils y consentent parce qu’ils ne conçoivent pas la vie autrement.

Champion dans sa tête est un livre que je recommande.
Je vais y consacrer plusieurs articles.
Mais je ne vais pas juste me contenter d’en faire une chronique détaillée.
Je vais l’appliquer à mon propre rêve.
Je vais vous expliquer pas à pas comment je vais faire pour devenir “champion dans ma tête”.

Voilà la fiche consacrée à prendre son rêve au sérieux, issue directement du livre.

Prendre son rêve au sérieux (issu du livre)

Qu’est-ce que c’est ?

Respecter son rêve en se donnant des moyens pour réussir, même si ces moyens peuvent sembler démesurés ou déraisonnables aux yeux des autres. C’est ne pas avoir honte d’agir comme si on allait réussir.

L’idée

Se prendre au sérieux implique pas forcément de l’arrogance, mais le courage de résister aux jugements de ceux qui n’osent pas se prendre au sérieux. Oser croire humblement en ses chances est la meilleure réponse à leur donner, et agir sans chercher à se justifier. Pour avoir raison, il faut agir sans trop expliquer. Nous avons des chances de réussir quand nous prenons des initiatives qui sont qualifiées d’exagérées par nos proches ou nos collègues. On peut passer pour prétentieux. Tant pis s’ils pensent qu’on en fait trop. À nous regarder, ils s’habitueront.

(J’adore cette phrase : ” à nous regarder, ils s’habitueront”. Et je la vérifie petit à petit, de manière empirique)

Est-ce que je suis champion dans la tête ?

Je le suis quand…
• Je me donne des moyens ambitieux, même s’ils paraissent démesurés sur le moment ;
• Je ne cherche pas forcément à être compris par les autres.
Je ne le suis pas quand…
• J’ai honte de prendre mes capacités au sérieux et de viser haut.
• Je ne respecte pas mon rêve parce que je ne respecte pas mon plan.

Alors, est-ce que je suis champion dans ma tête ?

Quels sont mes moyens, et sont-ils assez ambitieux ?

Je me paye un coach en course à pied, Stéphane Brogniart, pour atteindre mes objectifs.
Je l’ai choisi pour son discours, sa personnalité et son parcours.
Ce n’est pas un hasard, et ses méthodes d’entraînements me parlent.
C’est ambitieux, parce que je ne suis qu’un amateur en course à pied.
Quelle idée de prendre un coach, alors que je ne suis qu’un coureur parmi tant d’autres, un amateur qui fait de la course à pied pour le loisir.

Mais comme vous avez pu le lire dans J’ai décidé de devenir champion du monde, j’ai de l’ambition !

Mais souvent, l’objectif est ambitieux, mais les moyens ne sont pas à la hauteur.Prendre son rêve au sérieux
Eh oui, encore une fois, il est facile d’avoir un beau rêve… et pourtant de le maltraiter sans honte, d’un bout à l’autre.

Un coach est là pour organiser le travail et non le faire à ma place. C’est donc à moi d’y consacrer le temps. Donc, prévoir, chaque jour, du temps pour mon rêve.

Pour ce faire, j’ai une phrase qui guide mes actions dans le quotidien :

Faire l’important avant l’urgent.

Comme je suis à mon compte, c’est très facile de perdre son temps avec l’urgent… et de ne jamais faire l’important, de ne jamais faire ce qui compte vraiment pour moi.
Dois-je plutôt faire ma séance de yoga, ou ma déclaration à l’URSSAFF ?
Dois-je plutôt prendre une douche froide, ou finir ce podcast ?

Il n’y a pas de réponses magiques. Mais il est bon de se rappeler ce qui est le plus important pour moi…

Avoir une to-do-list presque vide, ou avoir fait mes entraînements du jour…

Ensuite, je suis champion dans ma tête quand je ne cherche pas forcément à être compris des autres.

Que de choses à dire là-dessus !

Quand on s’engage sur une voie personnelle, une voie qu’on a choisie, qu’on explore, tel un sentier à l’ambiance brumeuse, forcément, on découvre beaucoup de choses, et tout n’est pas compréhensible de suite.

Si nous-mêmes, nous avons du mal à comprendre, qu’en est-il de notre entourage ?

D’une part, il n’y a pas de raccourcit, notre entourage ne peut pas comprendre en quelques minutes ce qu’on a pris des mois à saisir.
Ensuite, le temps passé pour essayer de faire comprendre aux autres ce qu’on vit, c’est du temps, et surtout de l’énergie, mis à un endroit non essentiel à la poursuite de notre rêve.

Et un gouffre ouvert, avec un appel d’air dangereux : la recherche de reconnaissance extérieure.

C’est clairement un point où je ne suis pas encore champion dans ma tête.

Je vis des révolutions dans ma vie tous les 15 jours (à travers des expériences, des lectures, des rencontres, des prises de conscience). Que c’est dur alors de le communiquer simplement, sans accorder trop d’attention à ce dont le message soit profondément compris.

Je fais les choses pour moi. Mais parfois, j’aimerais avoir plus de compréhension profonde de mon entourage.

Mais nul n’est prophète en son pays. J’ai l’impression d’être mieux compris par mon audience sur CourirUnTrail.fr que mon entourage proche. Raison de plus pour se concentrer sur vous. 😉

Comment alors se sentir soutenu et correctement conseillé, sans pour autant se heurter à l’incompréhension des moldus ? (les moldus étant dans Harry Potter le nom que donnent les sorciers aux non-sorciers).

Se constituer une garde rapprochée. J’en parlerai dans un prochain article. Un cercle restreint de conseiller, un mastermind autour de son projet.

Je ne suis pas champion dans ma tête lorsque… ?

Ici, ce sont des petits démons, des pensées parasites. Ne pas oser viser haut, ne pas croire qu’on est capable. On est forcément capable. Ça ne veut pas dire qu’on peut le faire là maintenant. Ça signifie qu’on pourra le faire.

Comment ? En développant un plan à partir de son rêve. Et en le respectant.

Mon coach me donne un plan d’entraînement. Si je ne le suis pas, qu’importe les excuses, je ne progresserai pas autant que prévu. Suivre son plan, avec ses échecs et ses réussites.
Les échecs font partie du plan. Mais les excuses, non.

C’est du respect.
Se respecter.
Respecter son histoire.
Respecter son projet.
Respecter ses espoirs.

Et surtout, surtout, respecter son rêve en le prenant au sérieux…

 

 

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