Fred Whecler : Quand je rêve que je cours, c’est le moment de repartir !

Avec Fred Whecler, c’est le moment de découvrir comment joindre l’utile à l’agréable en courant pour de bonnes causes, comment changer de chaussures peut vous redonner l’envie d’aller courir, que la course à pied peut symboliser la liberté, et qu’avant toute chose, l’exploration est intérieure…
Et cela vous donnera envie, peut-être, pourquoi pas, de parcourir le monde en courant tel Jamel Balhi!

Comme d’habitude, vous pouvez retrouver l’interview en format podcast ci-dessus, en vidéo juste en dessous, et en version texte sur cette page.

Bonjour, Fred, tu es un ultra-coureur minimaliste. Petits pompes, mais grand cœur. J’ai entendu parler de toi et de ton défi réussi de courir 147km en 24h pour le Téléthon.

Fred Whecler :
Oui, c’est bien ça. J’ai couru le Téléthon dans mon village.
J’ai emmené tout le village autour du Téléthon cette année, comme l’année d’avant.
C’était une envie que j’avais, car j’aime bien courir de très longues distances, alors autant joindre l’utile à l’agréable. Quand on aime courir longtemps, on essaye toujours de faire des choses au plus proche de chez soi.
Alors j’ai fait des boucles autour de mon village tout autour de l’église, des campagnes environnantes, ce qui m’a amené à faire 147km.

Cela représentait combien de boucles ?

Fred Whecler :
Il y avait trois boucles.
Une de 600 mètres pour permettre à ceux qui veulent courir moins longtemps de le faire.
Une boucle de 3km et une boucle de 7km500.
Je ne sais plus combien de boucles j’ai faites (rires).
J’avoue que je n’ai pas tout compté !
L’ensemble du village, avec beaucoup de coureurs, a réalisé quasiment la distance jusqu’à Rotterdam, en cumul.

Ouah ! Alors, comment Fred Whecler est devenu Freddou, le coureur pour le téléthon ?

Fred Whecler course à piedFred Whecler :
Mon histoire de coureur remonte à assez longtemps.
Je me présente : je m’appelle Frédéric Whecler, j’ai 50 ans cette année, et je cours depuis que j’ai 17/18 ans.
Cela est venu un peu par hasard. Avant d’entrer dans l’armée, j’avais envie de me mettre à faire du sport.
L’idée m’est venue de vouloir courir un peu plus loin, de faire un marathon. J’ai commencé à courir, et ça m’a plu.
Parallèlement à ça, j’aimais bien faire du cyclotourisme, partir à vélo et à l’aventure.
Chemin faisant, un peu plus tard, j’ai découvert que je pouvais courir longtemps aussi, comme ce que je faisais à vélo, mais à pied.
Partir loin, à pied.
J’ai fait pas mal de petites virées, au début, comme tout le monde, des 10km, des semis, des marathons.
Mais je ne suis pas un coureur très rapide, alors ça m’a vite lassé.
En plus, le marathon, c’est très épuisant, c’est un entraînement assez spécifique. Mon meilleur temps c’était 3h18 à New York. Donc tu vois…
Ensuite, je suis passé sur des distances plus longues.
En 2003, j’ai découvert une communauté qui s’appelait à l’époque ultra-fondue, où on dépassait le marathon.
J’ai essayé, j’ai commencé  par des 50km puis des 24h, des 100km, des 6 jours, et ensuite je suis passé à des courses hors stade.
J’ai fait Lyon-Paris, j’ai traversé l’Islande, j’ai fait Lyon-Turin, j’ai traversé l’Autriche, à la seule force de mes mollets, si j’ose dire.
J’ai eu quelques pauses dans ma vie de coureur.
Et à chaque fois que j’ai arrêté de courir, je me remets à courir lorsque je rêve que je cours. C’est plutôt magique.

Quand je rêve que je cours, c’est le moment de repartir !


Il y a quelques années de ça, j’ai lu un livre qui s’appelle Born to Run, de Christopher McDougall. Où on parle de coureurs en sandales.
Comme j’aime bien les choses nouvelles et originales, j’ai essayé de courir en sandales.
J’ai acheté des semelles Vibram et je me suis fabriqué des sandales. Ça m’a plu.
J’ai retrouvé un plaisir de courir que je n’avais plus eu depuis très longtemps.
Cette sensation de courir un peu pieds nus.
Je me suis dit : courir avec des sandales c’est bien, et je pense qu’on peut aller très loin. Je me suis mis à recourir des ultras en sandales cette fois-ci… et ça marche.

Essentiellement du bitume et du chemin, ou du trail aussi ?

Fred Whecler :
Du trail, du chemin, du bitume aussi…
Je préfère les sentiers, la campagne, les sous-bois et la montagne.
Cela dit, tout le monde disait, attention les sandales en montagne, ce n’est pas terrible… Mais ça marche.
J’ai fait dernièrement une traversée jusqu’en Espagne, de Perpignan à Vic, au nord de Barcelone.
150km en 2jours par des sentiers très escarpés.
Donc on arrive à faire de grandes distances en sandales.

C’est le fait de courir en minimaliste, en sandales comme des huaraches (sandales typiques mexicaines), qui t’a redonné goût à la course ?

Fred Whecler sandales type huaraches.

Fred Whecler :
Oui.
J’ai arrêté entre 2009 et 2012.
Lorsque j’ai repris, j’ai repris avec des chaussures.
Et quand j’ai découvert ce mode minimaliste, j’ai tout de suite adhéré.
J’ai d’abord commencé à courir pieds nus.
On dit que la transition, faut la faire tout doucement.
Mais comme je suis parfois quelqu’un d’un peu excessif, j’ai attaqué direct avec 15km… Bon, j’avais un peu mal aux mollets le lendemain.
Et puis j’ai persisté, j’ai continué, j’ai insisté et finalement, je m’y suis mis. J’ai essayé de remettre des chaussures, mais ce n’est pas la même sensation, ce n’est pas du tout pareil.
Du coup, je ne peux plus mettre de chaussures pour courir !
La dernière fois que j’ai mis des chaussures pour courir, c’est quand j’ai tenté de faire l’UT4M à Grenoble. Ce fut une catastrophe, j’ai arrêté, j’avais des ampoules partout sur les pieds. Ça m’a fait mal de partout.
J’ai dit : terminé les chaussures.
Je ne cours qu’en sandales, et gros avantage de la sandale, ça dure plus longtemps qu’une paire de chaussures. Je viens de changer de sandales, j’ai investi dans une autre paire de sandales, maintenant je ne les fabrique plus, je les achète toutes prêtes, ce qui est beaucoup plus pratique.
Et j’ai fait 6000km macadam. Elles sont toujours bonnes.

Qu’est-ce que la démarche minimaliste, pour toi ? Est-ce juste les chaussures, ou est-ce qu’il y a d’autres dimensions ?

Fred Whecler :
Je pense qu’il doit y avoir d’autres dimensions.
Il y a les chaussures, car on est au plus près du sol. Mais aussi tous les accessoires qu’on peut avoir autour.
Je dirai qu’il y a aussi l’approche partir à la nature sans rien, juste avec les sandales, le short et un t-shirt, c’est pour moi le pur minimalisme.
Effectivement, dans la réalité quand on a besoin d’aller plus loin, on a besoin de s’orienter, donc on a besoin minimum d’une carte. Mais c’est vrai que maintenant, on est quand même beaucoup à être équipé de téléphones, de montres qui font GPS, cardio…
Tant en temps, j’aime bien couper tout ça, revenir aux sources de la course. Quand on pense à nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, ils partaient sans rien. Juste le but de trouver de l’alimentation, en courant.
Alors, je fais des essais. Je suis quelqu’un qui fait pas mal d’expériences sur mon corps et dans la course.
Il m’arrive de partir courir avec très peu d’eau pour voir ce que ça peut faire.
Je t’avoue qu’en ce moment c’est quand même plus pratique, car il fait moins chaud qu’en été.
De partir aussi sans manger, de courir à jeun le matin et de partir jusqu’au midi voir début d’après-midi sans avoir quelque chose dans le ventre.
On puise après dans ses réserves… On atteint parfois une autre dimension.

C’est tout à fait possible pour toi de faire de longues distances en étant minimaliste ?

Fred Whecler :
Oui. Pour moi, je me pose même plus la question.
C’est naturel, c’est normal pour moi.
C’est normal de courir en sandales sur les sentiers, même pour 300-400 ou 500km. Ça fait partie de moi maintenant.

As-tu une routine quotidienne ? Comment t’entraînes-tu ?

Fred Whecler :
Je n’ai pas de routine.
C’est vraiment à la sensation.
Je cours un peu près 120-150km par semaine, en moyenne. Ça peut être plus, parfois un peu moins aussi.
Quand je pars le matin, je me fixe un petit objectif, je vais faire un tour sur 15km.
Mais parfois, j’en fais 20km, parfois, 10.
Si je pars la nuit, je vais partir à 3h, je vais faire 30km.
Je n’ai pas de routine.
Le but c’est de courir et de se faire plaisir avant tout.
J’aime bien l’imprévu, donc il faut aussi quelquefois sortir de sa zone de confort, on a pas forcément envie d’y aller, mais une fois qu’on a mis un pied dehors, ça part tout seul, et c’est un vrai bonheur.
Il s’agit surtout accumuler du kilomètre.
Je ne fais pas de programme. J’en ai fait quand j’étais plus jeune, avec les marathons et les semi-marathons.
Je n’aime pas m’imposer des choses.
J’aime bien une certaine liberté dans la course à pied.
Car pour moi, la course à pied symbolise la liberté. Et faire comme on veut, c’est important.
Alors, je ne suis pas rapide, et c’est vrai que je pourrai gagner en vitesse si j’avais un plan d’entraînement plus strict, mais je m’en sors pas mal.

Le plaisir prime ?

Fred Whecler :
Oui, le plaisir avant tout, c’est vrai. Je peux faire des jours où je sors 2,3 voir 4 fois, et des fois courir que 2 ou 4 km, et le lendemain, en faire beaucoup plus.

Si je te dis, course d’aventure, que me réponds-tu ?

Fred Whecler :
Évasion, voyage intérieur. Surtout intérieur.
Parce que quand tu fais du long, à un moment donné, tu retournes dans une petite bulle qui se trouve à l’intérieur de toi, et c’est vraiment une course qui est par rapport à soi.
Il y a une distance, au bout de 4-5h, 30km, ou on commence à être dans un autre état.
Et après, c’est rigolo, il y a des hauts, des bas, des hauts, des bas, des moments d’euphorie, des moments de moins bien. Dans les moments de moins bien, on essaye de faire le vide et puis ça repart.
Partir à l’aventure, pour moi, c’est partir sans savoir trop ce que je vais rencontrer. C’est partir en montagne avec une vague idée de l’endroit où on va aller. Pour le coup, on peut se retrouver dans des situations où il faut savoir s’adapter.
Quelques fois, tu te trouves face à un chemin qui ne va nulle part. Ou la nuit tombe, et tu n’as pas prévu la frontale…
Pour moi, c’est ça, l’aventure.

Fred Whecler courir de nuit

C’est vraiment dans le quotidien, et pas seulement sur de longues périodes ?

Fred Whecler :
Oui, c’est ça. Par exemple, le matin, tu vas courir, et puis le jour se lève et tu te dis : ah tiens, mais il faut peut-être que je rentre et que j’aille au travail. C’est un peu ça aussi (rire)

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui aimerait courir de longues distances ? Ou autrement dit, est-ce que tout le monde peut réussir à faire ce que tu fais?

Fred Whecler :
Je pense que tout le monde est capable de courir de longues distances.
On se met juste des limites dans la tête, des freins.
Je suis quelqu’un qui pense que la volonté peut faire beaucoup de choses.
Vouloir, c’est pouvoir.
Après, il faut être patient.
Si on fait 4-5km habituellement, on ne peut pas partir sur 100Km d’un coup.
Il faut être très patient, mais il faut persévérer, continuer. Refaire, refaire sans cesse. Et ne jamais baisser les bras.
Ce n’est pas simple.
Car dans le quotidien, on est pris par mal de choses.
Donc il faut aussi trouver le temps.
Mais je pense que quand on veut, on peut.
Il faut juste sortir de ses habitudes, essayer de faire différemment, et de se fixer un objectif et de s’y tenir.

As-tu un prochain grand projet ?

Fred Whecler :
J’ai un projet dans mes cartons que j’aimerai bien réaliser : partir sur la route de la soie, jusqu’en Ouzbékistan.
C’est un projet qui mûrît.
Après je dois voir comment je peux le mettre en place par rapport à la vie professionnelle. Ce n’est pas évident.
C’est un projet qui représente environ 6000km. C’est une centaine de jours pour moi.
Sans assistance. Car le but aussi, c’est de partir sans avoir une voiture à côté.
Je ne sais pas si tu connais ce coureur qui s’appelle Jamel Balhi.
Il a traversé tous les continents comme ça. Il est parti juste avec son sac et son appareil photo.
Il court assez vite, vu qu’il a une moyenne de 12km/h. Ma moyenne est à 9km/h, ce n’est pas la même dimension non plus.
Partir sans trop savoir où tu vas arriver le soir… Et découvrir au quotidien les gens, en minimaliste, bien sûr.
Pour le coup, une seule paire de sandales peut suffire pour faire la distance.
C’est le projet. Je ne manquerais pas de faire part de la suite !
Début 2020, ce serait bien.

Sans assistance, c’est-à-dire que tu dormirais chez l’habitant, ou dans un hôtel ?

Fred Whecler :
Chez l’habitant, une petite toile de tente, ou un hôtel, ou sur un banc…
J’ai déjà fait sur des parcours de 300Km, de trois jours, sans pratiquement dormir.
En fonction de la saison, tu peux dormir sous un arbre, un peu à l’imprévu.
Courir des fois la nuit…
L’idée est de diviser par tranche de 24h.
En 24h, je fais 60-70-80 km, et en fonction de ça, tu planifies ton 24h, en fonction de la forme et des personnes que tu rencontres. Parce qu’effectivement, si tu déjeunes avec des gens, tu ne vas pas les laisser en plan et partir tout de go.
Il y a toute une découverte de soi qui est très intéressante.

Tu es essentiellement seul dans tes escapades. Pas de problème avec la solitude ?

Fred Whecler :
Ça ne me gène pas !

Trois mots, valeurs ou concepts qui animent ta vie ?

Fred Whecler :
L’optimisme. La persévérance et l’instant présent.
L’optimisme parce que c’est toujours mieux de voir les choses du bon côté.
Je suis quelqu’un qui voit toujours le meilleur côté des choses, ça permet d’avancer.
La volonté, parce que la persévérance. Il faut vouloir. Comme j’ai dit tout à l’heure, quand on veut des choses, on est pratiquement sûr de pouvoir les atteindre.
Et l’instant présent, parce que le passé, c’est du passé, et le futur, on ne sait pas encore ce qui va venir.
Il faut vraiment réellement profiter du moment qui est une petite frontière entre le passé et l’avenir.
Mais ce présent est pour moi très important.
Sur de longues distances, le fait d’être dans l’instant présent permet d’effacer tous les km que tu as faits avant.
Quand tu en as fait 80, tu as l’impression de ne pas en avoir fait, et tu peux encore en faire 80, et ainsi de suite.

As-tu des personnes, des livres ou des films qui t’inspirent ?

Fred Whecler :
Nous avons déjà parlé de Born to Run, de Christopher McDougall.
Il y a aussi un livre que j’ai bien aimé : la Mort suspendue de Joe Simpson.
Cela parle du courage et de la volonté.
Joe Simpson a fait une expédition dans les années 80 au Pérou avec Simon Yates, son camarade de cordée.
Il a eu un accident dans la descente. Son collègue a été obligé de couper la corde, sinon, tous les deux allaient y passer.
Il est revenu à son camp de base, sur 3-4jours, à la force de son mental.
C’est un livre qui m’a beaucoup marqué qui est pour moi en termes de force mentale
En termes de personne, j’admire aussi Mike Horn. C’est quelqu’un qui part aussi sur des projets, des grandes lignes droites, des choses un petit peu folles. Et Jamel Balhy, dont on parlait tout à l’heure.

Quelle est la question que tu aurais aimé que je te pose, et ta réponse ?

Fred Whecler :
Qu’est-ce qui est le plus important pour moi dans la vie ? Apprécier chaque instant.

On retrouve l’instant présent ! Merci beaucoup de m’avoir consacré ce temps !

Pour courir plus loin…

Petit CV de notre ami Freddou
Chaussures classiques

  • Lyon Paris sans assistance 8 jours 520 km 2004
  • 200 km contre  l’exclusion Noël 2004 au profit des restos du cœur en 36h (4 boucles de 50km autour de Lyon)
  • Lyon Turin en ligne droite printemps 2005 , 330 km en 6 jours sans assistance
  • Transislande 425km en 5 jours en autonomie complète juin 2006
  • Transautriche 800 km en 11 jours avec assistance aout 2007 au profit de l’association MAHVU
  • Tour Loire haute 500km en 6 jours avec assistance en aout 2008 au profit de l’association MAHVU

En sandales à partir de 2013

  • Tour du Bugey 142 km sans assistance en 36h30 juin 2014
  • Tour du Valromey 105 km avec assistance en 28h septembre 2015
  • Ruoms Perpignan 290 km sans assistance septembre 2017 en 71h30
  • Téléthon 2017 Andert et Condon 147km 24h
  • Perpignan Cic 150 km sans assistance en septembre 2018 en 45h (en duo)
  • 100km pour le 100e anniversaire de l’armistice Andert et Condon en 16h
  • Téléthon 2018 Andert et Condon 147 km en 24h
  • Toutes les sorties longues qui peuvent aller jusqu’à 100 km ….

Records : 10Kms (40′), semi (1h28′), marathons (3h15′) puis 100 kms (13h30′), 24h(175km), 6 jours (513km).

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