Étiquette : motivation

Uchi-Deshi : Tu es ton seul refuge

Uchi-Deshi : Tu es ton seul refuge

Une curieuse manière de se dire au revoir… Le seul Refuge, c’est toi, m’a dit Senseï Il n’a le droit de voir personne d’autre. Oui, Senseï. Les deux yudansha (porteur de ceinture noire) acquiescent. Mon oreille gauche bourdonne encore. Qui a dit que le corps…

Mickaël Preti : la course est un art !

Mickaël Preti : la course est un art !

Si la course est un art, le pas marque son rythme et ses routes sont un poème. Un précieux territoire de la pensée où jamais les étoiles ne s’éteignent. Mickaël Preti Ce n’est pas du Saint Exupéry, mais l’invité de CourirUnTrail, Mickaël Preti. Ce type…

Uchi-Deshi: Aventurier de son existence (+ point culture)

Uchi-Deshi: Aventurier de son existence (+ point culture)

Situation Initiale

[cet article fait suite à celui-là !]

7 ans que je fais de l’Aïkido, en dents de scie. Pratique plutôt épisodique ces deux dernières années, après une courte période intensive (12h/ semaine pendant 50jours) sur Strasbourg. Actuellement 1er Kyu (équivalent ceinture marron).

Ça, c’est pour le CV. Parce que, sinon, je suis surtout un être humain du XXIème, plongé dans la civilisation, et cherchant une place, un sens à tout ce bazar… Un équilibre ? Une cohabitation ?

Une cohabitation entre mes émotions, mes énergies, mes réflexions, mes motivations…

Ça ne t’est jamais arrivé d’avoir une vision de ce que pourrait être ta Vie, ta Vie idéale ? Tu pourrais la dessiner… Moi, si. Je peux la dessiner, la conceptualiser…

Mais la mettre sur les rails de la réalité, c’est autre chose… Bien sûr, il y a des petites choses qui se mettent en place. Mais trois pas en avant, deux en arrière. Parfois, trois en arrière. Des pas de fourmi…

Des pas de fourmi ?

Non, merci. Je ne veux plus de pas de fourmi. Au diable la modération !

La modération ? C’est la médiocrité, la peur et la confusion déguisées. C’est la tromperie raisonnable du diable. C’est le compromis qui ne satisfait personne. La modération est pour les faibles et les peureux, pour ceux qui sont incapables de prendre une position. Elle est pour ceux qui ont peur de rire ou de pleurer, pour ceux qui ont peur de vivre ou de mourir. La modération, c’est du thé tiède, la boisson du diable !

Le Guerrier Pacifique, Dan Millman

Mes rêves

Sortir de ma zone de confort, c’est un cadeau que je m’offre.

C’est comme une deuxième chance. C’est peut-être ça, le présent. Une deuxième chance, à chaque moment, de devenir qui on est… Et pour ça, il y a moult chemins. Mais qu’une seule manière de l’arpenter : l’Action.

Alors, j’y vais. Entièrement, pleinement. C’est ma deuxième chance. Faire table rase, tout déconstruire… Habitudes, repères, idées, protections, schémas mentaux… Faire table rase pour pouvoir reconstruire. Mon passé ne me condamne pas.

Incorporer, mentalement, physiquement, émotionnellement, une nouvelle connaissance, basée sur l’expérience, qui me permettra d’agir. Agir.

Les barrières sont légions : pression sociale (partir 5 mois pour faire uniquement de l’Aïkido, mais pourquoi ?), incompréhension de l’entourage, craintes projetées.

Mais aussi peur, peur de ne pas être à la hauteur (de quoi ? de moi-même ?), de me blesser, de craquer mentalement, d’être une loque physique, d’être simplement ce que j’ai toujours été : quelqu’un de normal, de trop banal pour pouvoir faire quelque chose de vraiment extraordinaire.

Mais les barrières sont là pour être escaladées, non ?

Peut-être que ma seule crainte, c’est d’être à la hauteur de ma propre existence…

Avancer, c’est gagner

Malgré toutes ces peurs qui m’habitent, pourrais-je ne pas vivre ma vie ? Je ne peux pas “rater” une expérience. Vivre, c’est faire un pas. Et puis, un autre. Et encore un… Être acteur. Qu’importe le chemin ou la vitesse.

J’irai jusqu’au bout de cette expérience d’Uchi-Deshi. Il n’y a pas de retour possible, les billets d’avions sont pris. Il s’agit juste de (sur)vivre, instant après instant, jour après jour. En apprenant le maximum. J’ai pris la décision de vivre cette aventure. Je la vivrai. De devenir cet aventurier. L’aventurier de ma vie.

Ce sera une période riche, positive et intense.

Viens !

À travers ce site, je rendrai compte de cette expérience. Je m’engage à écrire un article par semaine, durant les 5 mois. Récit de voyage ? Bribes philosophiques ? Journal ? Prise de note ? Un moyen de donner des nouvelle ?

Un peu de tout ça.

À lire le Contexte du projet Uchi-Deshi.

À vivre pleinement ta Vie, en étant l’aventurier de ton existence !

C’est pas un peu féodal, votre truc au Mexique ?

Tu as raison. Gardons tout de même un pied dans la civilisation, on ne sais jamais.

Que dirais-tu si on emmenait un peu de culture avec nous ?

Le dojo est situé à Todos Santos, petite ville de 5000 habitants. D’après notre enseignant, “emmenez votre ordinateur portable, car il n’y a PAS DE DIVERTISSEMENT ici”.

Un faible accès wifi sur place, et un café un peu plus loin où Internet est meilleur. Framagirl en prend bonne note. M.Mih jubile d’avance.

Quoi ? Mais sans un accès permanent à la grande toile, nous ne pouvons pas relié tous nos smart-machins ? Quel dommage… 😀

Donc, nous partons avec…

Le samouraï Miyamoto Musashi

Deux romans, écris par Eiji Yoshikawa, relatant de manière romancée (romancée ? l’imagination est la meilleure manière de franchir les obstacles…) la vie du plus célèbre escrimeur japonais, Miyamoto Musashi. Déjà lu par M.Mih, c’est un plaisir de me replonger dedans avec une application directe….

C’est de la lecture / réalité augmentée. Je lis, je vis une situation analogue. Inspirant, n’est-ce pas ?

Et puis, Framagirl ne connait pas encore…

  • La Pierre et le Sabre, livre de poche, 857 pages
  • La Parfaite Lumière, livre de poche, 696 pages

Ce qui fait un total de 1553 pages. On a déjà pris un tout petit peu d’avance, histoire de se mettre dans le bain…

Miyamoto Musashi

 

En clin d’oeil à Cheryl Strayed, auteure de Wild, nous déchirons chaque page lu, jour après jour…

Du temps du fondateur de l’Aïkido, Morihei Ueshiba, les uchi-deshi lisaient le soir les aventures des samouraïs d’antan sous forme de feuilletons dans les journaux de l’époque. C’était, semble-t’il, important pour le Maître que les élèves s’inspirent des glorieux anciens…

Et comme films ?

Grace aux recommandations des proches, nous avons nos dix films… Punaise…

1.Jeunesse (Boyhood), réalisé par Richard Linklater

2.Cloud Atlas, réalisé par les Wachowski et Tom Tykwer

3.Moon,  réalisé par Duncan Jones

4.The Fountain, réalisé par Darren Aronofsky

5.District 9, réalisé par Neil Blomkamp

6.Les Fils de l’homme, réalisé par Alfonso Cuaron

7.Au delà de nos rêves, réalisé par Vincent Ward

8. L’Homme bicentenaire, réalisé par Chris Columbus

9.Snowden, réalisé par Oliver Stone

10. Chronicle, réalisé par Josh Trank

11. Wild, de Jean-Marc Vallée (et oui, un 11ème film, car nous avons voulu le voir avant de partir, mais… trop de préparatif…)

La suite de l’aventure par ici !

Article invité : Le plaisir de courir !

Article invité : Le plaisir de courir !

La joie est dans tout ce qui nous entoure, il suffit de savoir l’extraire. Confucius. Je suis Timothée du blog courir-libre-en-montagne.com et j’aide les passionnés de Trail (course en montagne) à progresser dans leur vie et ce magnifique sport grâce à la montagne. Aujourd’hui j’écris…

Thierry Sache : Suivre ses envies

Thierry Sache : Suivre ses envies

Thierry Sache, allons-y ! Mais oui, allez-y. Écouteurs dans les oreilles, lancez le podcast (juste en haut de cet article). Parce que Thierry Sache a des choses à vous partager ! Si vous êtes gentils, et quémander une retranscription texte, je le ferai peut-être 😉…

Mouvement conscient : bouger naturellement ou faire de la M****

Mouvement conscient : bouger naturellement ou faire de la M****

Clément de Mouvement Conscient ! Oui, il est là ! Épinglé en podcast. Lancez l’épisode, savourez, pensez, agissez !

Avec sa chaîne Mouvement Conscient, il apporte une tonne de connaissances pratiques pour écrire le manuel d’utilisation de son propre corps.

Quelques bribes de Clément ci-dessous, mais allez l’écouter (le lecteur est juste au-dessus de l’article).

On y parle de plaisir, de blessures, de manque de temps, d’âge et même de zombies !

Mouvement conscient : bougez vos fesses !

Du mouvement conscient ?

  • Il n’y aurait pas de pensée, s’il n’y avait pas de corps. Pas d’esprit sans corps. D’un point de vue scientifique, on ne peut pas séparer les deux. Et même d’un point de vue philosophique, je pense que c’est mauvais de séparer les deux. Le corps est l’esprit. Et l’esprit est le corps.

Bouger naturellement : développer son répertoire moteur

  • Ce qui m’intéresse, c’est comment développer son répertoire moteur : sauter, grimper, jongler…
    Mais le but, c’est d’intégrer ces mouvements pour apprendre à improviser.
    Sinon, nous sommes juste une accumulation de mouvements.
  • Être lent et ne plus savoir bien bouger à 75-80 ans est effectivement normal… SI VOUS FAITES DE LA MERDE TOUTE VOTRE VIE. Ne plus pouvoir bouger naturellement c’est un choix. Ce n’est pas censé être normal.
  • Bouger naturellement, c’est avoir accès au paquet de base de mouvements.
  • Si on n’utilise pas un patern de mouvement, on le perd. A 75 ans, on devrait tous être encore capables de faire des mouvements : tractions, roulades avant, marcher rapidement…
  • Alors, oui, on fait de la merde… Mais parce qu’on est très confus sur l’idée même de ce qu’on devrait faire avec notre corps. On n’est pas né avec un manuel d’utilisation de notre corps, alors on perd notre capacité à explorer notre corps.

Combien de patern de mouvement tu maîtrises ?

  • Sans manuel, on a tendance à vouloir trouver ce manuel chez d’autres personnes (dans le monde du fitness, par exemple…). On isole les muscles, et on finit par perdre notre capacité à bouger. À avoir un répertoire moteur pauvre.
  • Combien de patern de mouvement tu maitrises ? Tu sais grimper, ramper, te battre, sauter , courir ?
  • Se confronter à des problèmes moteurs : résoudre tel situation avec mon corps.
  • Il n’y a aucun animal avec un répertoire de mouvement moteur aussi large que nous ! Si je suis vivant aujourd’hui, c’est grâce à ce répertoire.
  • Avant, on voulait un corps performant, et par conséquent, on avait un beau corps. Maintenant, on veut un beau corps et on oublie la performance, le fait d’avoir un corps fonctionnel.
  • Il s’agit de piocher dans différentes pratiques pour construire sa propre pratique.

Par quoi commencer ?

  • Faire un nouveau sport ! Faire des choses qu’on n’a jamais faites !
  • Aller vers les disciplines où on se croit mauvais.
  • Trouver son maillon faible.
  • Où est-ce que je vais apprendre le plus ?
  • Où est-ce que je vais être le plus en conscience ?
  • Créez votre propre vision ! C’est à vous d’explorer votre corps et trouver ce qui est bon pour vous !

Les blessures…

  • Quel est le prix que je paye pour pouvoir pratiquer mon sport ?
  • À force de faire la même discipline, on est sûr d’avoir des blessures. L’inconnu, c’est de savoir quand la blessure va apparaître…
  • Ce qui est faible va se briser, ce qui est sur sollicité va lâcher.
  • Quand on sait le prix qu’on doit payer, on peut travailler sur ce maillon faible. Et donc anticiper.

Je suis trop vieux !

  • What’s the f*** ?
  • On sous-estime grandement notre capacité à s’adapter. Notre corps s’adapte constamment à ce qu’on lui demande, et à ce qu’on ne lui demande pas. Nous sommes anti-fragiles ! On peut encore devenir très forts, très souples, à 50 ans et même à 60 ans. À 70 ans, il y a encore des possibilités.
  • Qu’importe l’âge, on peut encore bouger.

Je n’ai pas le temps !

  • Se reconnecter à la réalité. Le temps, on l’a. Mais on n’a pas envie.
  • C’est peut-être le concept de séances de sport qui ne nous convient pas… Il y a énormément d’opportunité pendant la journée pour bouger.
  • Tout le monde n’a pas le temps de faire du sport, car ce n’est pas la priorité, mais tout le monde a des opportunités d’avoir un mode de vie plus actif.

J’ai envie, mais jour après jour, je n’agis pas.

  • Non, vous n’avez pas envie. Trouver le sport, le contexte qui vous parle.
  • À partir du moment où on devient bon, on aime l’activité. Et on devient forcement bon en pratiquant, car on s’adapte rapidement.

Conclusion

  • Comptez plus le nombre de sourires dans votre entrainement, que le nombre de répétitions.
  • Quels sont les souvenirs que vous êtes en train de créer maintenant ?
  • Vous êtes votre corps, reconnectez-vous au plaisir !

Clément de mouvement conscient

Et si on creusait un peu plus ?

Et sinon, vous avez écouté les dizaines d’autres podcasts inspirants de CourirUnTrail (disponible sur Android, iPhone…) ?

Comment avoir (enfin) le temps de courir après votre vie !

Comment avoir (enfin) le temps de courir après votre vie !

Qu’est-ce qu’une personne Zen ? Une personne qui a le bon tempo, qui est juste dans le temps. Ni trop tard. Ni trop tôt. Allez, employons ces termes à la mode : être dans l’instant présent. Je vous propose deux solutions : soit, vous m’accompagnez…

Rémi Camus : les aventuriers peuvent être des lanceurs d’alertes

Rémi Camus : les aventuriers peuvent être des lanceurs d’alertes

5400 km en courant à travers l’Australie (en récoltant des fonds pour l’association française du syndrome de Lowe). L’occasion d’aller découvrir réellement le mode de vie des aborigènes. 4400 km en hydrospeed sur le Mékong. L’occasion de comprendre les populations bordant le bord de ce…

Marcher et jeûner dans les Vosges !

Marcher et jeûner dans les Vosges !

Du 7 au 11 septembre 2019, 6 aventuriers et aventurières en herbe se sont lancés dans un jeûne de 5 jours. 5 jours sans manger, mais autrement remplis grâce à des randonnées, des conversations animées à propos de mode de vie et d’alimentation, et des partages en tous genres. 5 jours à faire connaissance, à devenir amis autour de cette expérience partagée, à la fois corporelle, émotionnelle et poétique.

Nous nous sommes nourris pendant ces 5 jours, mais d’une manière quelque peu différente et inhabituelle.

7 personnages composent cette histoire :

– Mickaël, 27 ans. Le randonneur qui nous a guidés à travers les Vosges. Il est le créateur du site Courir un trail, il a participé à la première édition de “Jeûne et trek” organisée par Florian Gomet en avril 2019.

– News (ou Jérôme), 40 ans. L’habitué du jeûne, de l’alimentation crue et des Rencontres de la régénération. Il a vastement partagé ses expériences et connaissances sur le crudivorisme, la santé et l’hygiénisme, tout au long de la semaine…

– Bilge, un vigoureux Belge de 40 ans, qui nous a rejoints à vélo depuis Bruxelles, au point de départ du Jeûne et trek. Il a soutenu chacun et chacune avec son énergie, sa gentillesse et sa bonne humeur permanente.

– Michelle, 25 ans. Future prof de Yoga et déjà diplômée de permaculture, qui a pris l’avion depuis l’Irlande pour faire connaissance avec nous et ne pas manger pendant 5 jours ! Un rayon de soleil même dans le brouillard.

– Philippe, 62 ans et coureur, marcheur, nageur. Il est venu de Paris, en covoiturage avec Michelle, et nous a offert un splendide moment poétique autour du feu lors de notre nuit en refuge non-gardé.

– Elodie, 36 ans. C’est moi… La compagne de Mickaël. J’ai voulu vivre cette aventure après l’avoir vu rentrer si épanoui et heureux de son édition beaujolaise de Jeûne et trek, organisée en avril par Florian Gomet.

Et Leïla, la sœur de Mickaël, qui nous a accompagnés sur notre randonnée du jour 2, et qui nous a soutenus sur le plan logistique à plusieurs reprises !

C’est parti  ?

Jour 1 : le groupe prend sa propre température.

30,5km
Point haut : 1366m / Point bas : 410m
Dénivelé : 1211m+/1243m-

La veille du premier jour, nous nous rejoignons tous et toutes à Luttenbach-près-Munster. Nous disposerons pour la semaine d’un local simple mais confortable, dans lequel nous pouvons placer nos sacs de couchages et matelas, prendre une douche et utiliser les sanitaires. Le luxe ! Surtout pour moi qui vis en van aménagé depuis un an et demie… (avec Mickaël, of course)

Certains d’entre nous prennent une purge vendredi soir, la veille du départ. Philippe, Michelle, Mickaël et moi-même. Pour que nos intestins soient libres et vidés pendant les 5 jours qui suivront. Nous connaissons tous les effets nettoyants de l’huile de ricin, mais néanmoins, chaque purge est une nouvelle aventure !

Et en effet, la nuit est agitée.

La porte des toilettes grince, nous ne dormons pas, ou très peu.

Au réveil, nous faisons l’état des troupes.

Philippe a souffert plus que d’autres des effets nettoyants de sa purge, il est donc particulièrement fatigué au réveil. Nous décidons donc de rentrer dormir au local le premier soir, permettant ainsi de passer une deuxième nuit confortable et plus « assurée » que si nous allions comme prévu dans un abri de forêt.

Nous savons tous qu’il est possible d’être rapatrié par Leïla, la sœur de Mickaël, qui a accepté d’être notre soutien logistique en cas de fatigue excessive ou de foulure (et autres inconvénients possibles de la marche…) Néanmoins nous partageons tous l’envie de vivre cette aventure jusqu’au bout, ensemble.

La première journée est splendide. Nous découvrons (ou redécouvrons) le Sentier des Roches, qui offre un paysage spectaculaire. J’ai l’impression de faire partie de la communauté de l’anneau, en route vers le Mordor.

pause randonnée

C’est le week-end, il fait beau, nous ne sommes pas seuls sur les chemins. En fait, nous croisons pas mal d’auberges bien remplies, ce qui nous fait beaucoup sourire. Nous regardons les menus en passant… Nous rencontrons même un groupe de jeunes gens marchant bière à la main, une amusante dissonance par rapport à notre jeûne !

Mickaël marche pieds nus presque toute la journée, suscitant des commentaires tantôt admiratifs, tantôt inquiets, de la part des promeneurs que nous croisons. Français, allemands ou anglais.

Nous remplissons nos bouteilles d’eau dans des sources à même la montagne. L’eau est vivante, délicieuse et fraîche… On sent à quel point elle peut nous nourrir, à elle seule. Bilge pour sa part, souhaite rester en jeûne sec (sans boire) durant toute la première journée et une partie de la deuxième, ce qui est assez impressionnant, car son énergie semble infinie !

Une petite équipe de 4 personnes ira se baigner dans une rivière en fin de journée, pour délasser les corps : Mickaël, moi, Michelle et Bilge. Philippe et News préfèrent nous regarder d’un air amusé, pendant que nous nous exposons à une eau vraiment très froide. Petit clin d’œil à la méthode Wim Hof, un homme qui a exploré et démontré tous les bénéfices du froid sur la santé humaine.

Chacun y va à sa manière.

– J’immerge le bas de mon corps un certain temps, jusqu’à m’être habituée à la fraîcheur.

– Mickaël est plus direct, il reste les pieds dans l’eau et le corps bien au sec, avant de se plonger sous l’eau jusqu’au sommet du crâne.

– Bilge y va progressivement…

– Michelle prend quelques minutes pour se préparer mentalement, avant de se jeter tout entière avec le sourire.

En parlant de Michelle… chaque matin et chaque soir pendant ce Jeûne et Trek, elle pratique la méditation.

En tant qu’Aïkidoistes, Mickaël et moi sommes aussi sensibilisés à cette pratique silencieuse. Nous avons donc envie de suivre Michelle dans sa méditation quotidienne. Une nourriture spirituelle supplémentaire se dessine pour la semaine, grâce à elle.

Lors de ce premier soir, Philippe et Bilge se joindront à la séance pour quelques minutes, le temps d’expérimenter les sensations de leur corps, dans l’assise silencieuse.

Michelle sera régulière dans sa pratique tout au long de nos 5 jours ensemble. Mickaël et moi nous joindrons à elle de temps en temps, plutôt le soir. Les matins de sommeil sont précieux, nous n’avons pas eu le courage de les écourter…

Jour 2 : Affrontons la pluie et le brouillard avec courage !

23km
Point haut : 1281m / Point bas : 415m
Dénivelé : 1018m+/1040m-

Le deuxième jour, notre groupe se dirige hardiment vers le Petit Ballon, tout en sachant que la journée sera pluvieuse et fraîche.

Après un sondage des énergies de chacun au réveil, la décision est prise : aujourd’hui encore, ce sera une randonnée en étoile, avec retour au point de départ. Pour privilégier l’unité du groupe.

Nous passons la journée dans le brouillard et la pluie, mais les paysages n’en sont pas moins magnifiques.

Nous croisons quelques marcheurs, beaucoup plus rares que la veille.

Lors d’une pause, Michelle nous fait remarquer à juste titre :

« Vous vous rendez compte qu’on est dans un nuage, là ? ».

Leïla nous accompagne pour cette journée, à jeûn elle aussi, avec ses deux adorables chiens, Anakin et Nourse.

C’est elle qui repère en premier la statue de la Vierge Marie, bien installée au sommet du Petit Ballon.

Sous la pluie, les bras écartés, Leïla annonce fièrement :

« Je vois la Vierge ! ».

De mon côté, je suis cachée sous un poncho rouge immense. Un enfant passe à proximité et dit à ses parents  :

« c’est le Père Noël » …en me pointant du doigt.

« Le père Noël et la Vierge Marie » …on dirait le début d’une histoire drôle…

Jour 3 : La montagne est belle, de jour comme de nuit…

13,5km
Point haut : 1270m / Point bas : 431m
Dénivelé : 955+/180-

Troisième jour : nous savons qu’aujourd’hui se dessine notre dernière opportunité de dormir dans un abri en forêt.

Toute notre équipée espère faire l’expérience d’une nuit en montagne, au moins une fois dans la semaine.

Nous partons donc pour un trek à proprement parler, qui nous emmènera au col du Hilsenfirst.

Le paysage est merveilleux une fois encore, et le soleil revient progressivement nous soutenir et nous nourrir. News (Jérôme) est un adepte des pauses en plein soleil. Comme Bilge et lui ont un rythme de marche un peu plus soutenu que le reste du groupe, ils s’en octroient quelques-unes en supplément des pauses communes.

Chaque moment de pause, au cours de ces 5 jours, aura été une forme de repas.

À chaque fois, les conditions sont réunies pour que nous soyons requinqués : nous sommes 6, heureux d’être ensemble autour d’une table ou allongés dans l’herbe, sur des rondins de bois ou encore sur des rochers, et nous absorbons tout ce que l’univers veut bien nous donner.

La lumière, l’air, les rires des autres, les odeurs de la forêt, le vent…


Lorsque nous atteignons notre refuge, il est environ 16h, encore relativement tôt dans la journée.

Mais le prochain abri possible est trop loin pour le rallier avant la nuit, nous décidons donc de rester sur place.

Nous cherchons du bois à faire sécher pour les prochains randonneurs qui viendront ici, et utilisons le bois laissé par les précédents pour faire un feu réconfortant.

Les pieds humides, nous nous mettons autour du poêle.

L’une ou l’autre paire de chaussettes brûlera au cours de la soirée, mais nous sommes tous ravis de réchauffer nos orteils.

Philippe sort de son sac un livre de poésie, et chacun d’entre nous en lira un ou deux extraits. C’est un moment merveilleux, de partage et de nourriture avec des mots. Il démarre avec Chateaubriand.

Le refuge et ses volets étaient si bien fermés que nous avons dormi un peu trop tard le lendemain.

Jour 4 – Dernière ligne droite.

32km
Point haut : 1264m/ Point bas : 485m
Dénivelé : 600+/1350-

Nous émergeons à 8h30, les oiseaux chantent depuis longtemps…


Il est temps de nous mettre en route, surtout si nous voulons arriver à notre camp de base avant la nuit, pour ce quatrième soir. Nous nous dirigeons vers le pied du Grand Ballon, puis vers le col du Markstein.

La journée s’annonce « costaud ». Du dénivelé, et pas mal de kilomètres à parcourir.

Le temps est agréable, c’est un bon point !

Vers quatorze heures, lors de notre traditionnelle pause au soleil, Michelle souffre du genou, et elle hésite à finir la journée. News lui prête ses bâtons de marche pour quelques heures, le temps d’arriver jusqu’au Markstein.

En route, la douleur se confirme : elle devra finir l’après-midi en jeûnant au calme, dans notre local Luttenbachois. Philippe profite du trajet de retour et de cette opportunité de se reposer quelques heures en fin de journée.

C’est la fin de notre jeûne qui se profile, nous sommes maintenant à moins de 24h de la reprise alimentaire. Et l’équipe restante a encore un bon 4 heures de marche à parcourir.

Il est environ 17h quand Mickaël, News, Bilge et moi-même nous remettons en marche, après avoir confié nos deux camarades à Leïla. Je m’encourage mentalement à “m’accrocher à mes chaussures” (minimalistes) pour les suivre, car mes trois compagnons sont de très bons marcheurs aux longues jambes.

Je suis un peu plus lente du haut de mes 1m60, et randonneuse beaucoup moins expérimentée.

J’apprécie le boost mental et physique qui vient de l’énergie des trois marcheurs que j’accompagne. Cela me permet de ne pas faillir, de ne pas souffrir de la fatigue même si elle est présente.

C’est un peu ça la magie de ce jeûne en marchant : l’activité physique nous permet de mobiliser notre énergie sur la marche, les montées, le chemin à parcourir…

Pas le temps pour le corps d’entrer en mode « nettoyage », de mettre un gros coup de fatigue pour nous dire « ha tu ne manges pas ? Eh bien on va nettoyer toutes ces cochonneries que tu as mangées depuis toujours… tu vas rester au lit, un peu, et te soigner… ».

Non, le corps n’a pas vraiment l’occasion d’imposer le repos, car on est mobilisés, actifs, nous avons un but. Qui occupe toutes nos capacités, il semblerait.

 

Même alors que nous ne mangeons pas. Même lorsque nous faisons un arrêt rêveur devant les framboises, et autres baies que nous présente la nature avec un soupçon d’impertinence, nous ne compensons pas spécialement par la consommation d’eau.

Pour ma part, j’aurai bu entre 0,5l et 0,75l d’eau par jour en moyenne…

Ce qui représente une assez petite quantité finalement.

Quand je suis en alimentation végétale crue, je bois généralement assez peu, parce que je mange des fruits qui sont très juteux et m’apportent le liquide et les minéraux dont j’ai besoin… Mais quand je mange de manière plus « traditionnelle », je suis le genre de personne qui peut boire deux ou trois litres de thé à la journée.

En n’ingérant pas de nourritures physiques, nos besoins en eau diminuent, et nous n’en sommes pas plus fatigués pour autant.

La dernière ligne droite de la journée s’annonce, mais c’est plutôt une « pente droite », à vrai dire.

Nous descendons de la montagne, encore et encore.

News a des chaussures à crampons, Mickaël et moi des chaussures et sandales minimalistes.

Même parcours, ambiance différente pour chacun.

En minimalistes, la descente est un petit jeu de glissades et d’équilibre entre les tas de feuilles, par moments. C’est ludique, j’aime beaucoup.

Nous arrivons bientôt en zone civilisée, et le béton refait son apparition.

TERRIBLE béton !

Au bout d’une heure et demie sur les trottoirs alsaciens, mes pieds souffrent énormément, ma hanche me gêne, je m’accroche pour ne pas pleurer. Et pourtant je ne suis pas douillette.

Mickaël me propose d’appeler Leïla à la rescousse… nous ne sommes plus qu’à 10 minutes du camp de base en voiture. Mais probablement une bonne heure à pied, vu mon rythme de marche endolori…

J’accepte la proposition avec soulagement, et toute l’équipe rentre en voiture cette fois-ci. Le charme des villages alsaciens ne les aura pas convaincus de s’infliger une heure de bitume en fin de journée, à 20h passées…

C’est alors une arrivée dans le calme, au local, où nous dormons pour la dernière fois avant de nous séparer.

Je m’allonge dès l’instant où je vois mon matelas, et je m’endors avant que la lumière ne soit éteinte.

Jour 5 – Divine reprise alimentaire

La reprise alimentaire est pour bientôt ! Quelle drôle de matinée, qui voit s’approcher la fin de l’aventure, et nos au revoir également.

Le temps restant sera consacré à des activités physiques « en douceur ». Michelle nous propose une initiation au Yoga, et Mickaël un petit cours d’Aïkido pour débutants, tout en souplesse.

C’est dans un parc de Luttenbach-près-Munster que nous menons ces deux séances, en plein soleil, pieds nus dans l’herbe.

Un dernier délice immatériel avant la reprise de l’alimentation physique.

News a une furieuse envie de marcher, il part donc pour quelques heures en solo vers Munster, la ville la plus proche, pour se dégourdir les jambes une dernière fois avant de nous retrouver.

Je n’ai ressenti aucune faim pendant ces 5 jours.

J’avais souvent envie de manger… Mais la différence entre ces deux sensations est aujourd’hui beaucoup plus claire pour moi. En marchant, mon esprit rêvait de melon, de pastèque, de poires bien juteuses…

Mais mon ventre ne réclamait rien de spécial.

Je me suis sentie, pendant cinq jours, comme le matin au saut du lit… Le ventre pas bien « réveillé », pas encore très intéressé par le concept de nourriture.

Mais j’ai rêvé de ce jus de légumes de la reprise, je peux vous le garantir !

Et nous avons parlé de nourriture toute la semaine, comme si cela nous motivait dans notre jeûne, étonnamment.

Réfléchir à ce que nous aimons manger, à ce qui nous fait du bien ou du mal, à ce que nous voudrions installer comme hygiène alimentaire… Ces sujets ne nous ont pas quittés. Nous nous sommes mutuellement inspirés à manger mieux, alors que nous nous abstenions.

Début d’après-midi, nous avons fait les courses nécessaires à cette reprise alimentaire en douceur, et Leïla, notre soutien de toujours dans cette aventure, nous prête son extracteur de jus pour l’occasion.

La recette ? Concombres, citron, gingembre, curcuma, pommes.

L’odeur est merveilleuse, le goût encore plus.

Nous prenons le temps d’un cercle de parole au moment de partager ce jus, le sirotant goutte à goutte pour ne pas agresser nos estomacs au repos depuis des jours.

Chacun s’exprime sur son ressenti à propos de la semaine. Nous sommes émus par les rencontres, les sensations, les découvertes sur soi et sur le monde.

Merci, Merci, les amis.

Si vous souhaitez participer à une prochaine édition de Jeûne et trek, rendez-vous sur le site web de Florian Gomet !

Jamel Balhi : Merci pour ce thé rafraîchissant !

Jamel Balhi : Merci pour ce thé rafraîchissant !

En quoi cette course est liée à ta cause noble, Mickaël ? Là, je te le dis, tu fais de la merde. C’est quoi ta cause noble ? Tu dois pouvoir me l’expliquer. Sinon, c’est con d’aller courir. Le trail, c’est con. Moi, je n’ai…

#ChampionDansLaTête : Courir : un désir, un besoin ?

#ChampionDansLaTête : Courir : un désir, un besoin ?

Suivre son désir ? Nous sommes dans une époque particulière. Jamais, nous avons eu autant de possibilités, de moyens et d’outils pour assouvir nos désirs. Jamais, dans l’histoire de l’humanité, ou en tout cas, du Néolithique, c’est-à-dire depuis 10 000 ans, nous n’avons pu mettre…

Myriam et Jacky : Champions du monde, heureux et frugivores !

Myriam et Jacky : Champions du monde, heureux et frugivores !

Je suis tombé sur des aventuriers, des vrais ! Bon, ici, on a l’habitude d’en voir un peu partout, c’est vrai…
Mais là, ce sont des champions du monde de raid aventure… Je vous l’ai dit, ce sont des vrais.
Et ils sont heureux.
Ils donnent envie de croire en ses rêves.
De se donner les moyens.
Et ils se nourrissent que de fruits…

Le son du podcast a un peu souffert, mais ce petit désagrément n’est rien à côté de la joie de vivre qui est transmise par le son de leurs voix.
Qui ?
Myriam Guillot et Jacky Boisset, évidemment !

Donc, préférez l’audio, si vous pouvez.
Sinon, vous pouvez continuer l’article.

Et au fait, vous avez vu la nouvelle formation de l’école des Aventuriers ?

Myriam Guillot et Jacky Boisset

 

Bonjour Myriam Guillot et Jacky Boisset. Vous êtes des aventuriers ! Champions du monde de course d’aventure à plusieurs reprises, et un palmarès époustouflant. Est-ce que, Myriam, tu pourrais présenter Jacky, ton compagnon ?

Myriam Guillot :
Jacky, c’est mon coéquipier et mon mari.
On s’est rencontrés pendant une course.
Ce qui m’a attiré en lui, c’est un débrouillard, il aime l’aventure et il est toujours souriant !

Jacky, comment tu présenterais Myriam ?

Jacky Boisset :
Ce que j’aime chez elle, c’est qu’elle sourit tout le temps, elle est presque tout le temps de bonne humeur.
Pour moi, c’est le rêve.
Elle m’apporte vraiment un rayon de vie.
On a tous nos tempéraments.
Alors des fois, elle fait un peu semblant de ronchonner pour faire son intéressante.
J’aime bien, ça met du piquant dans la vie !

C’est quoi votre histoire dans le monde du sport ?

Myriam Guillot:
J’ai toujours fait du sport.
Mes parents étaient sportifs.
Mon père était un très bon coureur.
Mais ils ne m’ont jamais poussée à faire du sport de haut-niveau.
J’ai toujours aimé faire du sport depuis toute petite, très multisport.
Ma mère m’a inscrite à tous les sports !
Du patin à glace, du tennis, de la course à pied… Je faisais tout et n’importe quoi !
Ensuite, j’ai été en sport-études en danse.
J’ai été blessée pendant un an et demi.
J’étais interdite de sport.
On pensait que je n’allais plus jamais pouvoir faire du sport.
J’avais deux vertèbres fracturées…
Finalement, ma mère a réussi à m’amener voir un bon ostéopathe.
Il a trouvé un moyen que je refasse du sport.
Il a trouvé que l’aviron pourrait soulager mes vertèbres.
Comme j’étais toujours à fond, je me suis retrouvée en sport-étude en aviron et à faire du haut-niveau, jusqu’à mes 21ans.
Après, j’ai eu quelques déceptions au niveau de la fédération.
J’ai lâché le sport de haut niveau pour ne faire que de la montagne, pendant 4-5ans : du ski extrême, de l’alpinisme… J’adorais faire de la montagne !
Jusqu’à ce que je rencontre Jacky par hasard qui m’a fait découvrir le raid aventure.

Tu allais plus à la montagne. C’était ta profession, ou tu avais un travail plus classique ?

Myriam Guillot:
Je faisais mes études.
J’ai fait de la recherche en physiologie du sport.
J’étais longtemps à l’université !
Je me débrouillais pour partir 4-5 jours à la montagne régulièrement.
Comme j’étais longtemps en sport de haut niveau, j’étais habituée à pouvoir tout concilier.
M’entraîner le matin, faire mes devoirs, aller à l’école, m’entraîner entre midi et deux…
Je devais être organisée.
Donc même quand je faisais de la recherche, je m’organisais pour mes passions.
J’ai commencé à passer mon brevet d’état de ski de fond et alpin, parce que j’avais envie d’être guide.

Et toi, Jacky ?

Jacky Boisset :
J’ai fait de l’athlétisme et du décathlon jusqu’à 24 ans environ, notamment en tant qu’entraîneur.
Après, la fac de sport où j’ai fait un master en préparation physique.
J’étais dans le sport, mais plutôt dans le côté entraînement.
Lorsque j’ai découvert le raid, ça m’a vraiment plu, j’ai eu envie de performer là-dedans.
Ça tombait bien, j’étais entraîneur, je me suis donc entraîné tout seul.

Maintenant, vous êtes des sportifs professionnels. Depuis quand ?

Jacky Boisset :
Au début, on faisait du raid ensemble, tout en ayant un travail comme tout le monde.
On devait concilier les deux.
S’entraîner après le travail, négocier de pouvoir partir pour aller sur les compétitions…
Ça nous embêtait vraiment, ça nous empêchait de vraiment performer.
On s’est dit : on quitte notre travail et on essaye de le faire plus à fond.
À partir de là, on a arrêté notre travail et c’est là qu’on est devenu la première fois champions du monde, en 2010.
J’avais 30 ans, et Myriam, 31 ans.     Mymy et Jacky, champion du monde de Spartan Race

Dans le domaine du sport en général, les sportifs professionnels commencent assez tôt. Est-ce que c’est différent dans la course aventure, la moyenne d’âge est-elle plus élevée ?

Myriam Guillot :
Non.
J’étais athlète de haut niveau.
Et si j’avais pu être toute ma vie encadrée et aidée pour être sportive professionnelle, je l’aurai fait dès mon plus jeune âge.
Mais on n’avait pas la structure, et on avait peur.
Car avoir un statut de sportif professionnel, et ne vivre que de ses primes de courses, ce n’est pas bien vu en France.

Jacky Boisset :
Notre statut est différent de ce que tout le monde pense.
On est sportifs professionnels, car on ne fait que ça.
On vit des primes de courses, et on n’a aucune autre source de revenus.
Donc on est obligés de performer si on veut continuer à garder notre style de vie.
Alors que la plupart des sportifs ont des sponsors financiers ou des fédérations qui les aident.
Nous, on est totalement autonomes vis-à-vis de toutes les fédérations et administrations.

Myriam Guillot :
On n’a aucun soutien financier, a part les primes de courses.
Quand on a pris notre décision, c’était une vraie prise de risque.

Jacky Boisset :
Soit ça fonctionne, soit on rentre à la maison !

Myriam Guillot:
Pour anecdote, les deux premières courses où on avait décidé de partir voyager pour deux ans, on les a gagnées.
Au dernier moment, les organisateurs annoncent qu’il n’y aura pas de prime de course. Pas de budget, ou ils ont eu des problèmes.
Donc les deux premières courses, on s’est dit que ça allait être délicat. Comment on va gérer la crise…
Comme si c’était fait exprès, pour nous dire : vous êtes sûrs de votre choix ?

Jacky Boisset :
Le destin a bien changé ensuite !

C’est quoi, en fait, les courses aventure ?

Myriam Guillot :
On a été deux fois champions du monde en raid aventure précisément. C’est un enchaînement de sport en non-stop : VTT, course à pied, kayak, canyoning, spéléo, rafting, roller, ski…

Jacky Boisset :
Oui, il peut y avoir tous les sports de nature en fonction du terrain. Si on est en Norvège ou à Moldavie, ce ne sera pas les mêmes sports.

Myriam Guillot :
C’est très multisport, et en non-stop : on prend le départ, et c’est le premier qui arrive. Si on veut gagner, on ne dort pas ! Pour donner une idée, sur 7 jours, en général, on dort 7 heures. Une heure de sommeil par 24h.

Jacky Boisset :
On est en équipe de 4 : 3 garçons et une fille. On doit toujours rester ensemble.

C’est imposé d’être 3 garçons et une fille ?

Jacky Boisset :
Les équipes doivent être mixtes. Ce qui est généralement le plus performant : 3 garçons et une fille.

Vous avez une alimentation particulière… Vous êtes frugivores à 95%. C’est quoi cette histoire ? Vous ne mangez que des fruits ?

Jacky Boisset :
On n’a pas changé du jour au lendemain ! On a mis quelques années…
Pour les raids, on a vu que c’était une possibilité pour être plus performant.
Ensuite, nous avons vu que pour la santé, c’était vraiment bien.
On a essayé de s’approcher au maximum de l’alimentation idéale.
Donc, manger cru…
On y arrive depuis quelques années maintenant.

Myriam Guillot :
Pour résumer, on mange des fruits qui nous plaisent, de saison, du pays où on est.
Le sport, c’est bon pour la santé, mais le sport de haut-niveau, c’est délétère.
Donc on compense en buvant beaucoup de jus de légumes, des jus verts, et de l’eau de mer.
C’est assez simple, en fait.

Comment avez-vous fait la transition ?

Myriam Guillot :
Depuis toujours, j’étais allergique au lait et aux œufs.
Quand j’ai rencontré Jacky je mangeais déjà différemment, traditionnel, mais différemment.
Et comme on continuait à faire des raids,  je ne pouvais pas du tout boire toutes ces boissons et barres énergétiques.
À chaque fois ça me rendait malade.
On a regardé ce que je pourrais manger à la place, et on a essayé de trouver des solutions.
Manger des fruits c’était l’idéal.
Dans la même période, nous sommes partis voyager.

Jacky Boisset :
On est partis faire le tour de l’Australie pour s’entraîner.
On vivait dans notre van.
Pas de frigo, rien pour cuire…
Alors on a commencé à manger beaucoup plus de choses crues.

Et à stocker des légumes dans notre voiture, car c’était ce qui se conservait.
Donc naturellement on a commencé a enlever ce qui est viande et produits animaux.
Et après petit à petit avec nos lectures on a compris que tout ce qui était gluten ce n’était pas terrible, que tout ce qui était légumineuses c’était aussi très acide.
Donc après, petit à petit, on a enlevé certains aliments.
Ça fait maintenant huit ans que nous avons ce mode d’alimentation.Alimentation vivante pour Myriam Guillot et Jacky Boisset

Quand vous êtes devenus pour la première fois champions de Raid Aventure, vous aviez quoi comme alimentation?

Myriam Guillot :
Classique, mais déjà un peu différente.
La deuxième fois, on était en cru.
En 2013 on était déjà en cru complet puisqu’on était déjà ultra convaincus qu’il fallait manger comme ça.
Nos coéquipiers mangeaient normalement.
Pour nous, c’était flagrant de voir la différence avec eux.

Êtes-vous aussi en jeûne intermittent – vous mangez qu’une a deux fois dans la journée – ?

Jacky Boisset :
Oui ça s’est vraiment entré dans nos habitudes de vie.
La première fois qu’on mange c’est vers midi treize heures, quand on a faim, après le premier entraînement généralement.

Myriam Guillot :
C’est amusant parce que les gens nous demandent… pour nous c’est tellement naturel, on n’a pas l’impression qu’on fait des jeûnes intermittents, c’est juste naturel, sans se poser de questions.

Alors pour vous c’est évident que cette alimentation vous permet d’être plus performant ?

Jacky Boisset :
Oui, sur les sensations et l’expérience, c’est incomparable.
C’est un peu le jour et la nuit.

Myriam Guillot :
Quand on mangeait traditionnellement on avait toujours des tendinites, des blessures.
On prenait des compléments alimentaires parce qu’on avait peur de manquer de quelque chose .
Depuis que nous avons changé d’alimentation : plus de tendinites, plus de blessures et on n’a plus besoin de compléments alimentaires.
Il n’y a pas photo !

Vous êtes toujours dans la compétition,vous êtes toujours au niveau bien que vous ayez dix ans de plus ?

Jacky Boisset :
En réalité, changer d’alimentation, ça nous a permis d’être toujours compétitifs alors que la plupart des sportifs de haut niveau à notre âge, s’arrêtent.

Myriam Guillot :
Surtout que j’ai commencé le sport de haut niveau depuis l’âge de dix ans.
J’ai quarante ans donc ça fait trente ans que je fais du sport de haut niveau.
Pendant cinq ans j’étais dans les montagnes, mais sinon j’ai toujours fait du sport à haut niveau, tout le temps fait des championnats du monde.
Cette année, en 2018 , je suis la numéro un mondial en course d’obstacles, en spartan, homme et femme confondus…

Par rapport à tes vertèbres, tu n’as plus eu de soucis par la suite?

Myriam Guillot :
Au début, si.
Le médecin m’a appris à évoluer et faire du sport avec ça.
Je suis sûre que si on me fait des radios, mes vertèbres ne seront plus fracturées, elles sont normales.
Donc non je n’ai plus de soucis.
Alors qu’on devait m’opérer , on devait me mettre un corset.
J’étais mal partie, j’étais vraiment mal partie….

Et à part l’alimentation c’est quoi votre mode de vie, votre routine d’entraînement?À quoi ressemblent vos journées ? Qu’est-ce qui fait que vous êtes ce que vous êtes?

Jacky Boisset :
On a tout mis en place pour se rapprocher d’une vie plus saine.
Donc on a changé de lieu de vie on vit a Ténérife pour pouvoir avoir des légumes et des fruits toute l’année .
Chez nous, quand on dort, par exemple, il n’y a pas d’électricité, on est connectés à la Terre.
Il y a plein de choses qu’on met en place.
Comme on prend plus soin de nous, on prend plus soin de la nature aussi : on a créé un jardin en permaculture autosuffisant chez nous pour pouvoir évoluer dans un endroit vraiment sain.
Toute notre vie tourne  autour de la santé.
On s’est formés sur différentes médecines qu’on a pu rencontrer autour du monde.

Une journée  type niveau entraînement?

Myriam Guillot :
Le matin on se brosse, on se met de l’huile essentielle.
On s’étire dans le jardin, on adore ce moment, on est tranquilles pendant au moins une demie-heure voir trois-quart d’heure.

Jacky Boisset :
Étirements, respirations, on se prend un bon moment pour nous pour vraiment se connecter.

Myriam Guillot :
Après, on se fait une petite série d’abdos et puis on commence la journée.
On va s’entraîner, en général tous les jours au minimum deux entraînements. Quand on est en saison un peu tranquille.
Quand on est en grosse période d’entraînement, c’est trois séances par jour.
Un sport axé endurance/jambes et un plutôt sur les bras.
Donc en général c’est course à pied le matin et kayak l’après-midi, ou inversement.
Quand on rentre, on boit un jus d’eau de mer.
Après on mange si on a envie.
On travaille un petit peu sur internet ou dans le jardin et on repart s’entraîner.
Après on boit un petit jus, on mange et on se couche.
La journée est bien remplie !Kayak Myriam Guillot et Jacky Boisset

Jacky Boisset :
On fait bien attention aussi.
On n’aime pas se coucher tard et on aime bien se réveiller sans réveil.
On pense à l’alimentation comme secret de longévité, mais c’est vrai que le repos est très important aussi.
On n’hésite pas à se coucher tôt et à se lever quand on le souhaite.

Ça fait un peu jardin d’Eden : la vie parfaite.

Jacky Boisset :
Vu de l’intérieur c’est un peu plus dur que ça, tout de même.
C’est ce qu’on essaie de mettre en place.
On sait que nos sports sont très demandeurs pour notre corps.
On essaie le reste du temps d’être au repos au maximum pour lui donner tout ce qu’il faut pour récupérer.

Myriam Guillot :
En fait, aujourd’hui, on en est là , on peut te dire une journée comme ça.
Mais ça fait dix ans qu’on a fait des choix pour en arriver là.
Parce que la société actuelle, elle ne te laisse pas le choix d’avoir cette vie-là, à part quand tu prends tes vacances.
Mais nous, on a décidé que notre vie devait être une vie qu’on aime.
Alors, tous nos choix sont orientés pour avoir une vie où lorsque tu te lèves, tu es heureux d’être réveillé.
Le matin, tu te lèves et tu te dis : wouahou j’ai envie de vivre cette journée
Le soir, quand tu te couches, tu te dis que t’as passé une super journée.
Ce sont nos journées et on les aime !

Vous comptez rester dans la compétition haut niveau jusqu’à quand?

Jacky Boisset :
Si on doit mettre un chiffre, je pense jusqu’à cinquante ans.

Myriam Guillot :
Oui. Je vais faire un petit break parce qu’on a envie d’avoir un enfant.
Mais je sais que jusqu’à cinquante ans on peut être dans la compétition à très haut niveau.
Après on verra.
Des fois, la vie nous amène autre chose.
Du moment que ça reste une passion, que ça nous plaît, cette façon de vivre , on continue comme ça.
Peut être qu’à soixante ans, on y sera encore !

J’ai vu vous accueillez maintenant des gens par chez vous.

Jacky Boisset :
Oui.
Pendant plusieurs années on s’est formés dans plusieurs médecines naturelles.
C’était, pour nous, être très performants et en santé.
Et maintenant nous avons envie de partager tout ce qu’on a appris, toutes ces expériences qu’on a vécues.
Du coup, chez nous à Tenerife, on ouvre ce centre, le Raw Adventure Center.
Pour que les gens puissent venir expérimenter la vie comme on la vit.
Qu’ils puissent apprendre à être en santé : quoi manger, comment vivre, comment changer ses habitudes… et s’apercevoir que ce n’est pas difficile, en réalité.
Nous sommes toujours dans les compétitions, mais nous avons aussi une autre facette où on a envie de montrer aux gens que c’est possible d’être en bonne santé, et facilement.

Myriam Guillot :
L’histoire de ce centre est amusante.
Ça fait longtemps qu’on a commencé à le créer.
À la base c’était parce qu’on voyageait partout dans le monde.
On ne trouvait jamais d’endroit idéal pour pouvoir s’entraîner en tant que sportifs de haut niveau.
Il nous manquait ci ou ça.. ou c’était compliqué.
Avec Jacky, à force de voyager, on s’est dit qu’on allait créer ce centre qu’on rêvait de trouver pendant nos voyages.
Donc l’idée était partie de là, et finalement la vie a fait qu’on a évolué et changé.

Le sport de haut niveau c’est chouette, mais au final ça n’apporte rien vraiment à l’humanité.
On est convaincu que la santé est bien plus importante.
On adore notre planète et on est convaincus que si l’on veut faire des choses positives, si on veut aider cette planète, on doit d’abord aider l’humain.

Si l’homme est en pleine santé, s’il est heureux de vivre, c’est sûr qu’il va prendre soin de la planète.
S’il est en mauvaise santé et qu’il cherche juste a faire une performance, par le biais du dopage ou autre, ça n’apporte rien de bon à la planète.
C’est pour ça qu’on a évolué et que notre centre est devenu un centre de santé.
Tout le monde est le bienvenu, et non uniquement les sportifs.
Nous avons envie d’aider les gens à être en pleine santé.

Est-ce que tout le monde peut devenir une Myriam ou un Jacky?

Myriam Guillot :
Bien sûr!
On est comme tout le monde.

Jacky Boisset :
Mimi, elle avait des dons physiques par ses parents quand elle est née.
Moi, j’en avais un peu moins.
On a tous les deux réussi à performer au plus haut niveau.
Qu’on ait des capacités ou non, je pense que le plus important c’est vraiment d’être tenace, rigoureux, de s’entraîner, d’avoir un but et de faire quelque chose qui nous plaît.
À partir de là, n’importe qui peut devenir vraiment performant.
Ça demande beaucoup de travail, il faut beaucoup s’impliquer, mais tout le monde peut le faire.

Myriam Guillot :
Je pense que tout le monde a un don dans un domaine.
À partir du moment où l’on trouve ce qu’on aime, si on fait les choses à fond et par passion, si on y croit vraiment, c’est sûr qu’on devient compétent et épanoui.

Quels sont les choix qui ont fait de vous ce que vous êtes devenus ?Centre d'entraînement Spartan Race

Myriam Guillot :
On a cru en nos rêves et en notre passion.
C’est le choix le plus important.

Jacky Boisset :
Je pense que les conseils qu’on a donnés pour devenir une Mimi un Jacky, c’est ce qu’on a appliqué à nous-mêmes.
On a voulu devenir les meilleurs.
On s’est donné les moyens, on s’est mis à fond là-dedans, on s’est investis et on s’est entraînés dur.
On a mis toutes les chances de notre côté.

Myriam Guillot :
on s’est  détachés de ce modèle sociétal.
Tu dit qu’on a des journées parfaites…  mais nous ça fait longtemps qu’on n’a aucune couverture sociale, on ne cotise à rien, on est de vrais électrons libres.
Je pense que c’est ça le choix.
À la base, on s’est fait jeter parce que notre statut n’était pas dans les cases.
Finalement c’était une chance.

Jacky Boisset :
Ça nous a donné notre liberté.

Myriam Guillot :
Sortir du système qui nous emprisonne et suivre sa passion.
Il ne faut pas le dire trop haut, parce qu’après, on peut se faire taper sur les doigts.
Il faut le faire discrètement.

Par rapport à la famille, les amis, la vie sociale, comment cela s’est passé d’avoir pris des choix de vie original ?

Myriam Guillot :
C’était un peu compliqué au début.
J’étais dans la recherche, j’ai arrêté mes études pendant ma thèse, j’étais promise à être une grande chercheuse, et tout ce qui va bien avec.
Ma famille a eu du mal à comprendre.
Et surtout, je suis partie vivre directement dans les montagnes, je voulais être boulangère… donc rien à voir avec la recherche.

Ce fut source de conflit.
Finalement, lorsqu’ils ont vu que j’étais plus épanouie dans ce que je faisais – ça a pris du temps – ils sont revenus sur ce qu’ils m’avaient dit et leurs opinions.

Ma situation ne faisait pas rêver sur le papier, mais j’étais heureuse, c’était le plus important pour eux.

Jacky Boisset :
Je pense aussi que dans notre vie, pour pouvoir performer on a dû faire des choix et des sacrifices.
Quelque part, on a fait des choix par rapport à la famille et les amis.
On partait toujours en compétition à l’autre bout du monde, on vivait dans un autre endroit…
Forcément, on voyait moins nos amis.
On a fait ce sacrifice pour que notre vie soit comme on la voulait.
On leur a dit : on vit notre vie pour nous, il ne faut pas la vivre pour les autres.
Vivre ses propres rêves et non vivre ce que d’autres veulent pour nous.

Myriam Guillot :
À notre mariage, nous avons organisé un weekend où on les a tous invités, familles et amis.
On a mangé cru, et on leur a expliqué pourquoi on partait vivre à l’étranger.
Et depuis ça se passe  bien.
Ils ont compris et comme disait Jacky, c’est très important de vivre sa vie.

Vous avez converti des gens? Vous en avez “contaminé” ?

Myryiam Guillot :
Alors juste à l’instant, on a eu le papa de Jacky, il vient de finit un jeûne de quatre jours et là il va boire un jus !

Jacky Boisset :
Autour de nous il y a eu de très bon et de très mauvais retour après le mariage, parce que ça a beaucoup touché les gens.
Ce sont de gros changements et de grandes décisions.
Certains ne voulaient pas entendre ça.
Mais aujourd’hui, je pense que ça a eu un impact positif sur beaucoup de personnes autour de nous.
On est super contents.

Myriam Guillot :
La semaine dernière, mon grand-oncle est venu avec sa femme. Ils ont 80 et 85 ans.
Ils sont venus en stage pour refaire leur alimentation et ils ont demandé un suivi en alimentation vivante.
Ça fait chaud au cœur quand ta famille, à cet âge-là, est prête à changer.
Ils ont ressenti directement que ça leur a fait du bien.
C’est important pour eux .
Pourquoi changer une alimentation fait peur à tant de monde ?
Parce que changer d’alimentation, ça change ta vie.
Ça change tout.
C’est un sujet tabou parce que c’est un sujet très profond, l’alimentation.

Jacky Boisset :
C’est un acte politique dans le sens où tu es obligé de remettre en cause certaines choses qu’on t’a inculqué depuis toujours.
C’est vraiment une grosse remise en question.

Myriam Guillot :
Après ça te change complètement
On alimente nos cellules avec des aliments vivants, ce n’est pas du tout les mêmes résultats sur le fonctionnement du corps et des cellules qu’une alimentation classique.

Vous semez vraiment des graines et vous en récoltez les fruits c’est le cas de le dire.

Myriam Guillot :
Ça tombe bien j’adore les fruits !

Jacky Boisset :
Je dirais plutôt qu’on sème les graines et qu’on regarde les fleurs qui poussent.

Myriam GuillotQuel est le pire conseil que vous avez entendu ?

Myriam Guillot :
Qu’on était complètement inconscients de ne pas avoir de sécurité sociale.

Jacky Boisset :
Les gens nous disaient de rentrer dans le système.
Que c’était important d’être bien dans le système.
Justement, c’est ce qu’on ne voulait pas faire.
Le conseil le plus fou qu’on nous ait donné, c’était de rester dans le système actuel.

Si vous pouviez vous rencontrer quand vous aviez vingt ans, quels conseils vous donneriez-vous ?

Jacky Boisset :
Pour moi c’est assez facile, je dirai arrêtes tes études et vas-y, fonce.
Découvre le monde avant de savoir ce que tu veux faire.
Voyage !
Voyage et quand t’auras bien voyagé, que tu auras de l’expérience, tu sauras exactement ce que tu veux faire dans la vie.
Tout sera plus facile, tout sera fait par passion parce que tu te connais mieux et que tu feras les choses par envie.
Alors que j’ai fait mes études parce que je ne savais pas quoi faire d’autre.
Si j’avais voyagé, je pense que j’aurais fait mes études dans ce que j’aime faire.
C’est-à-dire ce que je fais maintenant : conseiller les gens sur leur santé, leur alimentation, et comment bien vivre.
Donc mon conseil, c’est voyager absolument!

Myriam Guillot :
Oui !
Voyage et découvre le monde!
Quand on était en Australie, on a vu des ados qui avaient dix-neuf, vingt ans, faisant leurs études en fac. Ensuite, pendant un an, ils voyageaient avant de retourner à l’université.
C’était magique.
Ils partent, ce sont des bébés, ils reviennent, ce sont des adultes qui savent ce qu’ils veulent faire.
C’est chouette à vingt ans d’avoir cette opportunité.
À vingt ans, je ne savais pas ce que j’avais envie de faire.
Je n’avais pas le choix, tout le monde était pressé : allez, il faut prendre une décision.

Le pays qui nous a vraiment ouvert les yeux et la tête, c’est la Chine.
On est passionné par ce pays.
Tout est tellement différent.
Ça nous a remis en question, on s’est vraiment posé à plat.
Je suis vraiment heureuse d’avoir découvert ce pays presque c’est un peu grâce à ça qu’on est ici aujourd’hui.

Vous êtes toujours dans une alimentation physiologique, vivante, ou est-ce qu’encore aujourd’hui vous faites des écarts?

Myriam Guillot :
De manière naturelle, on ne va pas faire d’écart.
Les seules fois où ça nous arrive, c’est parce qu’on n’a pas vraiment le choix, et qu’on a pas forcément envie de jeûner à ce moment-là.
Sinon le dernier écart, ça devait être une patate douce ou un truc comme ça.

Jacky Boisset :
On ne va pas manger un hamburger même si on a très faim, car ça ne nous attire plus du tout.
Mais si par exemple on est dans un endroit et on a un peu faim, et qu’il y a des légumes cuits on va en manger.
Ça ne tord pas les boyaux.
Ce n’est pas grave.
Faut pas être extrémiste non plus.
Si on doit manger des trucs différents, on va le faire.
Mais on ne fait pas d’écarts par envie.
On préfère vraiment manger des fruits, c’est vraiment le truc qui nous attire.

Myriam Guillot :
Je n’aime plus la sensation, vraiment plus, la sensation de manger cuit.
Tu sais on conseille des personnes et on leur dit que c’est important de refaire des écarts, de retoucher a une alimentation traditionnelle pour se casser les mémoires.
Par exemple avant j’adorais les pizzas et si maintenant je mange une pizza et qu’elle me tort le ventre, le souvenir ce sera plus le même.
Maintenant on est arrivé a un stade où l’on n’aime pas la sensation que ça fait dans la bouche.
Ça donne soif, tu n’as pas à mâcher, car ça fond dans la bouche… C’est bizarre !

Jacky Boisset :
Ça donne la langue pâteuse, l’haleine pas bonne, mal au ventre. Et on ne dort pas bien ensuite.
Il n’y a pas de côté qui nous attire.

Myriam Guillot :
Certaines personnes nous disent qu’on mange comme ça parce que c’est une mode, parce qu’on est sportifs.
Lorsqu’on arrêtera le sport, on recommencera à manger de manière classique.
Mais c’est sûr que non parce que je n’aime plus manger cuit, comme si ce n’était pas naturel.
Donc je suis bien plus contente de manger mes oranges, etc..

Et en voyage c’est plutôt facile de manger de cette manière-là ?

Myriam Guillot :
C’est ultra facile.
C’est génial!

Jacky Boisset :
Pour te donner un exemple : chez nous on avait trois kilos de poires et de papayes
Quand on était dans l’avion, on a mangé les poires et là nos papayes sont dans la chambre, on va les manger bientôt !

Myriam Guillot :
En fait manger bio, tout cuisiné c’est ultra compliqué.
Mais ne manger que des fruits c’est facile.
On est à l’hôtel on va acheter des fruits, on pèle nos oranges on les mange.

Jacky Boisset :
Il y a des marchés partout dans le monde.
Dans n’importe quel pays il y a des fruits, il n’y a plus qu’a les manger.
C’est vrai que, côté pratique, c’est facile.
Plus à cuisiner, plus à faire la vaisselle…

Êtes-vous convaincus de quelque chose que les autres considèrent comme une folie?

Myriam Guillot :
Ne manger que des fruits !
Ils nous prennent pour des fous.
Mais nous, on se dit qu’ils sont fous de nous prendre pour des fous.

Je comprends assez bien, car je suis en transition vers une alimentation vivante.
C’est marrant comme, petit à petit, les autres me trouvent bizarre et je me dis c’est eux qui font des choses bizarres. C’est marrant ce changement de paradigme.

Myriam Guillot :
Exactement !
Et c’est comme dans le sport, tous nous disent comment vous faites du sport de haut niveau en ne mangeant que des fruits ?
Et moi je me dis : comment ils font pour performer en mangeant aussi mal ?

Avez-vous trois mots, idées concepts ou valeurs qui animent votre vie ?

Jacky Boisset :
Santé.
Plaisir.
Toucher ses rêves : accomplir ce qu’on a envie de faire, passion.

Myriam Guillot :
Il prend tous mes mots !
C’est passion, la vie et l’amour.
C’est un peu fleur bleue, non ?

Jacky Boisset :
Oui, je pense que c’est comme ça quand tu changes d’alimentation.
Je n’étais pas du tout comme ça avant, ça a bien changé mon caractère.
Je suis beaucoup plus compatissant et à l’écoute des gens.

Alors pour toi il y a vraiment un lien entre ce qu’on mange et ce qu’on est?

Jacky Boisset :
Oui.
En parlant grossièrement je pense qu’il y a vingt ans j’étais un p’tit connard…
Et maintenant, je suis quand même bien plus gentil.
J’ai perdu ce côté  méchant.

Quels sont vos prochains projets, vos prochaines aventures?

Jacky Boisset :
Des projets , on en a plein la tête !

Myriam Guillot :
Dans une à deux semaines, on a notre gamme d’huile d’essentielles qui sortent.

Jacky Boisset :
Les projets, c’est une boucle.
Comme on veut aider les gens, qu’ils soient plus en santé, on a notre centre qui se fait.
On fait des conférences.
Et vu que l’on conseille les gens, ils nous demandent toujours “où est-ce qu’on peut trouver tel ou tel produit ?”.
Donc avec notre nouveau site internet on va se débrouiller pour commercialiser des produits de santé.
On a quelques produits, dont nos huiles essentielles qui vont être dessus, réalisés en collaboration avec Nelly Grosjean.

Myriam Guillot :
Niveau sportif :
Pour moi les trois championnats du monde spartan de cette année.
Je vais essayer de les gagner.
Niveau écologique, nous avons un projet Race to green the desert.
Une partie de nos primes de courses sont utilisées pour planter des arbres.
Utiliser notre image pour motiver les gens à venir nous voir et planter les arbres avec nous.
Dans les courses spartan, il y a la course élite qui est chronométrée.
Ensuite, il y a les vagues. Ce sont les amateurs qui viennent juste pour finir la course.
Pour Race To green the desert, il y aura entre 1500 et 2000 personnes.
Ça se passera en Chine.

Jacky Boisset :
En fait les gens viennent et vont s’associer à nous pour qu’on leur donne des conseils.
Ils seront contents de nous voir.
En échange ils investissent deux euros par personne pour acheter un arbre et en fin de compte ça va faire une mini forêt.

Myriam Guillot :
On en plein la tête des projets, on adore les projets !

Jacky Boisset :
On essaie d’écrire notre livre pour transmettre nos expériences et nos découvertes.

Vous l’écrivez à deux ce livre?

Jacky Boisset :
On l’écrit à trois. Tout d’abord, tous les deux, puis ensuite avec Nelly Grosjean.

Est-ce qu’il y a une question que vous aurez aimé que je vous pose?

Myriam Guillot :
Tu ne nous as pas demandé si on était heureux !

Est-ce que vous êtes heureux, par hasard ?

Myriam Guillot :
Eh bien, oui, on est heureux.

Jacky Boisset :
On adore notre vie et on est contents de se lever tous les matins.

Avez-vous un livre à conseiller?

Myriam Guillot :
Sur la santé le livre de Robert S.Morse : Le grand pouvoir de la détoxification.

Génial !

On on arrive à la fin de cette interview
Je vous remercie d’y avoir consacré tout ce temps.Vous avez un petit mot de la fin?

Myriam Guillot :
Croyez en vous !
Suivez vos rêves !
Et tout va bien se passer !

Jacky Boisset :
Oui, il faut faire les choses à fond !

Jacky et Myriam s'entraînent...

Envie de courir un peu plus loin ?

Maintenant, vous souhaitez aussi réaliser de grandes choses, comme devenir Champion du Monde de votre propre Monde ? Alors, je vous suggère discrètement de cliquer ici. 😉

[Formation] Devenir le champion du monde de votre propre monde !

[Formation] Devenir le champion du monde de votre propre monde !

[Cette formation est pour l’instant fermée. Pour savoir quand elle ouvrira la prochaine fois, inscrivez-vous à la newsletter] Imaginez… si vous étiez la personne à qui tout réussit. Enfin, pas tout. Disons, juste, la personne qui a su recevoir l’échec comme une étape nécessaire vers…

Marvin : Comment les arts martiaux ont changé ma manière de courir

Marvin : Comment les arts martiaux ont changé ma manière de courir

Aventuriers, aventurières, bien le bonjour. Je remercie Mickaël de bien vouloir me donner la parole sur ce blog d’excellente qualité. Je suis également un blogueur dans le domaine du sport, plus précisément des arts martiaux. Avec Anne, une amie et élève, nous tenons Corps et…

#ChampionDansLaTête : Est-ce mal d’être passionné par la course à pied (ou par le tricot) ?

#ChampionDansLaTête : Est-ce mal d’être passionné par la course à pied (ou par le tricot) ?

À notre époque, est-ce raisonnable d’être passionné ?
La passion est elle indispensable pour avoir de bons résultats ?
Peut-on avoir de bons résultats sans passion ?
Doit-on choisir entre être raisonnable et être passionné ?

Dans Champion dans la tête, François Ducasse parle de la passion.

Comme pour le premier épisode sur la Carte du Mental, je vais partir du livre pour y mêler ma propre expérience, et ainsi, j’espère, vous donner des pistes pour votre propre pratique.
L’idée n’est pas juste de parler pour trouver une excuse pour ne pas aller courir.
Non, je fais ces articles afin de prendre un peu d’élan, et de pouvoir courir plus longtemps.

Vous savez que j’aime bien faire des pas de côté, réfléchir différemment…
Bien loin d’un simple passe-temps, c’est surtout que je ne me reconnais pas dans les approches mainstream de la course à pied, du sport, de la vie, de la mort, de l’univers et de tout le reste.

 

Alors, la passion en course à pied, et ailleurs…

D’après François Ducasse, la passion est :

un état d’âme excessif, le contraire d’un état neutre.
C’est un intérêt irrésistible et exclusif pour une chose ou un but, entraînant un bouleversement de tout l’être, une intensification des émotions et de l’estime de soi.

J’aime ça !
On sort du politiquement correct, de la vie morne pour oser mettre du mouvement.
Je retiens le mot excessif.
Combien de fois je m’auto-sabote en voulant être “normal”, en suivant le chemin habituel ?
C’est une évidence, mais il est bon que je m’entende le dire : le chemin le plus fréquenté n’est pas le chemin le plus passionnant. C’est une évidence, car la passion est par nature exigeante.

“Un état d’âme excessif”.
“Un bouleversement de tout l’être”
“Une intensification de l’estime de soi”.

Excessif : au diable la modération !
S’engager pleinement dans une voie, comme je l’ai annoncé dans l’article J’ai décidé de devenir champion du monde, est excessif.

Mais la vie réclame de la radicalité !
Radicale, revenir aux racines, à la base.

Donc, la passion est un élan intérieur qui paraît excessif pour l’entourage.

Un bouleversement de tout l’être : il m’arrive de ne pas réussir à dormir, trop excité par des milliers de projets.
C’est bon signe ! (même si le sommeil est important, mais pour cela, il faut vider la mémoire vive avant de dormir… autrement dit, faire une transition pour aller vers le sommeil).

Et une “intensification de l’estime de soi” !
Quand on a un projet, un rêve un peu fou, il faut le respecter, nous l’avons vu ensemble la semaine dernière.
La passion va nous permettre d’être armés pour cela, en améliorant notre estime de soi.
Combien de fois vous êtes-vous résigné sur un rêve, vous disant que ce n’est pas pour vous, que vous n’avez pas les capacités ?

Qu’importe ! Cultivez votre passion, vos capacités vont venir.
Car le talent d’exercer son talent ne vient pas des autres ou de l’école, mais vient du fait de faire sautez des barrières mentales.
Soyez excessif !

Écoutons encore un peu ce que dit Champion dans la tête :

Les avantages de la passion sont si grands qu’il faut éviter de la gâcher.
Une passion est aveugle, elle nous empêche de voir les obstacles.
Elle nous procure l’énergie de surmonter des difficultés colossales.
Elle permet de développer l’estime de soi, de se sentir exister.
La nouvelle image de nous-mêmes qu’elle nous renvoie nous permet d’étayer les projets du moment, voire ceux de toute une vie.
La passion nous domine, elle est une « bonne folie », mais une folie qui s’exerce dans le réel.
Elle guide nos pas, donne du ou des sens à la vie : des sensations, une direction et une signification.

Oseriez-vous suivre votre passion ?La passion nous domine !
Mais pour se faire, il faut lâcher prise.
On retrouve l’idée de faire tomber une barrière mentale.
Car la passion ne sera jamais plus forte que toute notre éducation, nos préjugés, la pression sociale.
Elle nous dominera si on lui laisse l’espace pour s’exprimer.
Tout n’est que croyance.
La passion nous permet de privilégier certaines croyances plutôt que d’autres.
Réfléchissez à toutes les croyances que vous avez.
Il est d’ailleurs plus facile de réfléchir aux croyances que vous avez déjà laissé tomber, que vous avez déjà remplacées.

Par exemple, je pensais que je n’allais jamais pouvoir faire du sport régulièrement.
Car petit, on me l’avait dit, je ne suis pas un sportif, j’ai un décalage de longueur entre mes deux jambes.
Ça ne fait rien, je suis fort au jeu d’échecs, j’aime bien lire, je serai un intellectuel.
Donc, pendant longtemps, je refusais le terme de sportif. J’aime bien bouger, mais c’est tout.
Et puis un jour, j’ai décidé de m’investir dans les arts martiaux.
Les côtés spirituel et physique se rejoignent.
Pour aller plus loin, je dois résoudre ce problème physique, ou m’y résoudre de laisser tomber.
Ma passion pour les arts martiaux m’a permis d’aller plus loin dans la compréhension de mon corps.
Et de faire tomber cette croyance : je ne peux pas faire de sport à haute dose.
Et bien si.
Mais à moi de tracer le chemin.

Autre croyance : le fait de ne pas pouvoir faire un sport d’endurance, car je perdais connaissance petit.
J’ai une constitution fragile, voilà tout.
Eh bien non !
C’était une histoire d’alimentation !
Je reviens d’une rando de 5 jours en jeûnant, 150km avec du dénivelé : aucun évanouissement.
Croyance : 0 Mickaël : 1 point.

Je sais qu’il me reste beaucoup d’autres croyances, à laisser tomber petit à petit.
Pour ce faire, l’action est primordiale : je pense ne pas être capable, tant pis. Je le fais quand même, et j’apprends.
La passion permet d’être excessif, d’agir contre soi-même, pour finalement découvrir que ce “soi-même” n’était qu’une chaîne.

Ça me fait penser que ce dimanche, j’ai un trail de 54km qui m’attend.
J’ai peur. Je ne suis pas capable.
Mais je serai sur la ligne de départ.
Et ma foi, j’en suis tout excité…
C’est bon signe 😉

Alors, quand est-on champion dans la tête ?

Toujours tiré du fantastique livre Champion dans la tête.

Je le suis quand…
• Je n’ai pas peur d’être déraisonnable
• Je m’accorde le droit de ne faire qu’un avec ma passion.
Je ne le suis pas quand…
• J’affirme avoir une passion, mais je ne verse jamais dans l’excès.
• Je renonce à améliorer ma condition à cause des risques.

Ces questions sont vachement importantes.
La passion est excessive, rappelez-vous.
On ne peut pas rester dans le cadre, et vivre pleinement sa passion.
Oui, être passionné dérange.
Ce n’est pas raisonnable.
Tant mieux. Jusqu’à preuve du contraire, nous n’avons qu’une vie.
Et il y a tellement de choses excitantes à vivre.
Des choses extraordinaires.
Pour sortir de l’ordinaire, il faut agir différent.

Est-ce que je m’accorde le droit de ne faire qu’un avec ma passion ?
Comment cela se traduit-il, concrètement ?
Si votre entourage vous considère comme quelqu’un d’étrange, c’est bon signe !

Pour finir, si on parlait un peu des risques…
Renoncer à améliorer sa condition à cause des risques.
Évidemment, ne soyez pas stupide.
Sinon, vous n’allez pas le rester longtemps.
Cependant, la plupart des risques ne sont pas dans le réel, mais dans notre tête.

Si je fais trop de sport, je vais m’évanouir…
Si je rentre dans ce bain glacé, je vais aller mal…

L’inconnu fait peur, car c’est éprouvant pour le cerveau d’appréhender ce qu’il ne connait pas.
Or, votre condition actuelle, il la connait.
Et même si elle est désagréable et frustrante, c’est bien plus économique pour lui – le cerveau – le cortex préfrontal pour être précis- de faire en sorte que vous restez dans une situation désagréable connu, que de plonger vers l’inconnu.
David Manise parlerait d’automatisme dans l’interview pour CourirUnTrail.
Un risque, c’est une invitation à trouver un chemin pour y aller, sans être stupide.

La prochaine fois que vous trouvez quelque chose de risquer, demandez-vous pourquoi ?
Le risque est-il que vous réussissez ?
Et alors, qu’est-ce que ça changerait pour vous, pour votre situation ?

Soyez passionnés, soyez fous, soyez vivant !

Cette série d’articles sur Champion dans la Tête de François Ducasse et là pour faire trembler vos barrières, vous armer pour l’inconnu et vous faire kiffer votre life, quoi !
À très bientôt pour le prochain article sur le sujet, on parlera de suivre son désir…

Envie de faire sauter une barrière ?
Et si vous arrêtez de subir le froid avec la première formation de l’école des Aventuriers ?

#ChampionDansLaTête : Arrêtez de maltraiter votre rêve !

#ChampionDansLaTête : Arrêtez de maltraiter votre rêve !

Êtes-vous du genre à maltraiter votre rêve ? Premier épisode de la série d’articles tirée du livre Champion dans la tête de François Ducasse et Makis Chamalidis. Si vous ne savez pas si vous êtes vraiment légitime à avoir ce projet qui vous fait rêver…

J’ai décidé de devenir champion du monde

J’ai décidé de devenir champion du monde

Dans quelques mois, cela fera un an que j’aurai lancé CourirUnTrail. Et ce lundi, je pars marcher 200km, en 7 jours, sans manger… En jeûnant… Avec 9 autres compagnons, dont Florian Gomet, aventurier hygiéniste, triathlète original, une source d’inspiration et un ami maintenant. En moins…

[Coaching] À l’assaut de votre propre Everest

[Coaching] À l’assaut de votre propre Everest

Imaginez que vous pouvez faire ce que vous voulez.
Que vous soyez en mesure de réaliser ce que vous souhaitez.
Pas tout ce que vous voulez en même temps, hein.

Mais une chose à la fois.
Mettre le focus dessus, et la réaliser.

Par exemple, vous voulez devenir vraiment bon dans un domaine. Pas le meilleur, car pour ça, il faudrait être exceptionnel. Non, juste bon. On va dire plus que 90% des gens. Ça, c’est à la portée de tout le monde, qu’importe le domaine.

Mais le problème, c’est que vous pouvez avoir la “motivation”, la “volonté” (encore faudrait-il ne pas raconter n’importe quoi dessus…), et pourtant…

Vous avez l’impression qu’il y a votre projet d’un côté, votre rêve, et le monde réel de l’autre côté. Et le lien entre les deux, c’est-à-dire vous, vous avez l’impression que vous ne savez pas vraiment ce que vous voulez.

Comme si vous n’étiez pas vraiment une seule et même personne, un seul individu avec une vision claire de ce que vous désirez. Ou comme si vous ne savez pas vraiment ce que vous voulez.

Forcément, ce n’est pas agréable. Le temps passe, et vous ne progressez pas. Ou si, juste un peu…
Vous finissez par être convaincu que “ce n’est pas fait pour vous”. Bullshit.
Alors quoi, vous vous résignez ?

L’erreur, c’est de croire qu’on doit être exceptionnel pour faire des choses exceptionnelles.
L’erreur, c’est de croire que c’est soi l’erreur.
En fait, il s’agit de créer le cadre qui va vous créer. Il n’y a pas d’hommes ou de femmes exceptionnelles, mais seulement des cadres exceptionnels. Et un cadre, ça se construit, petit à petit.

Vous pouvez construire ce cadre seul, bien sûr. Ça prend du temps, parce qu’en ayant la tête dans votre projet, dans votre guidon, vous n’avez pas le recul pour voir les fuites d’énergies, les endroits où vous passez beaucoup de temps, alors que ça n’en vaut pas la peine.

Vous connaissez la loi de Pareto ? 20% des efforts fournissent 80% des résultats.
Et c’est très souvent le cas. Mais comment le remarquer quand on a tant de choses à penser ?

On peut construire ce cadre seul, oui, mais c’est juste plus difficile.
Et surtout, il y a les démons.
Les démons ?
Les petits démons. Vous savez, les pensées parasites : elles surgissent au dernier moment pour vous empêcher d’agir là maintenant. Et jour après jour, vous faites du surplace, et votre estime de soi en prend un coup.

Et puis, les démons plus gros. Avec à leur tête, votre saboteur interne. Vous avez déjà eu cette impression qu’en fait, la seule chose qui vous empêche d’aller gravir votre Everest personnel, c’est vous-même ?

Construire son cadre, sans prendre en compte son saboteur interne, c’est essayer de nager à contre-courant avec des boulets aux pieds. Si vous êtes superman, c’est possible, oui.

Je vous propose un coaching A l’assaut de votre Everest.
Ensemble, nous allons éclaircir votre projet, mais surtout construire le cadre qui vous permet de réaliser ce projet.

Il suffit de cliquer ici : Coaching.

En trois mois, c’est 4 rendez-vous téléphoniques, un échange par mail par semaine, et une disponibilité à tout moment, si vous avez des questions, hop, vous m’envoyez un mail.

C’est un coaching sur 3 mois.
L’idée est de vous rendre autonome.
En 3 mois, vous auriez un ensemble d’outils pour gérer votre énergie, votre motivation, et votre temps.
Mieux que gérer, d’utiliser l’énergie la motivation et le temps, de comprendre votre cycle, afin de  devenir le champion du monde de votre monde.

Alors, bien sûr, le coaching dure trois mois, mais votre projet peut prendre beaucoup plus de temps. Et pour ça, vous aurez tous les outils qu’ils faut pour y arriver.
En trois mois, vous serez autonome un maximum.

Attention, ce n’est pas pour tout le monde.
C’est un coaching, je ne vais pas faire les efforts à votre place.
Et le plus important, c’est qu’on reste en contact.
C’est à distance, si vous n’arrivez pas à envoyer un mail une fois par semaine, si vous êtes prêt à payer pour un coaching, mais pas prêt pour essayer, alors ce n’est pas pour vous.
Si vous cherchez un coach sportif, je ne suis pas la bonne personne.

Je préfère le dire tout de suite : je fournis les outils pour construire son cadre à soi, les hacks pour aller en profondeur dans son mindset, dans son attitude.

Je vous présente la recette pour fabriquer de la dynamite pour faire sauter vos barrières. Ou alors, vous apprendre à les escalader, et parfois, à les contourner, car vos barrières sont là pour une bonne raison.
Donc, ce n’est pas un coaching où vous n’auriez rien à faire.


Au bout de trois mois, vous aurez votre cadre, les outils pour le faire évoluer.
Vous aurez le cadre pour devenir exceptionnel, par rapport à vous, le champion du monde de votre monde.
Et je ne vous lâche pas dans la nature, pendant les 30 jours qui suivent, on reste en contact par mail.

Donc, pour en profiter, il suffit de cliquer ici.

Par contre, attention, je ne prends que 5 personnes par mois.
Là, il me reste deux places.

Pour en profiter, c’est très simple : il suffit de répondre à ce mail en donnant trois créneaux disponibles. On se fixe un rendez-vous de 20 minutes. C’est gratuit, sans engagement. On fait connaissance, et on regarde si on peut travailler ensemble.
Pas de souci, c’est sans engagement.

Maintenant,imaginez si vous aviez enfin ce cadre ?
Pouvoir identifier ce qui vous freine, ce qui vous prend de l’énergie, et ce qui vous en donne ?

Ça fait des années, 12 ans maintenant que je m’intéresse à ces domaines : la philosophie, la méditation, le bio-hacking, les arts martiaux, le mouvement, la loi de l’hormèse, la psychologie… Mais aussi le marketing et l’efficacité ( à ne pas confondre avec un traître : la productivité)… Travailler à son compte, comme c’est mon cas, c’est fantastique pour apprendre à créer le cadre optimal. Pas parfait, bien sûr, c’est vivant, presque organique.

Vous deviendrez un investisseur.
Quelqu’un qui investit sur soi.
Et franchement, pour moi, c’est le plus important investissement : sur soi, ses compétences, son mental.
Pas le mental No Pain no Gain, ça, c’est du bullshit. Non, mais devenir champion dans sa tête.

Et puis, avec l’attitude et la loi de Pareto, 20/80, qu’importe le projet, vous comprendrez ce qu’il faut chercher pour réussir, bien plus rapidement que le chemin classique et normé.

Les outils que je vous partage, vous les aurez, je vous les envoie par mail. Ils ne disparaissent pas de votre disque dur à la fin des 90 jours, bien sûr.

Donc, c’est très simple : vous répondez à ce mail avec trois créneaux où vous êtes libre. Le premier rendez-vous est gratuit, sans engagement, et dure 20 minutes. Je vous réponds sous 24h. Ou un peu plus.

Le coaching coûte 150 euros pour les trois mois.
Ça fait moins de 2euros par jour.
Même pas le prix d’un café par jour.
Et vous aurez quoi pour ça ?
Il faut le voir comme un investissement. En vous. Devenir une meilleure version de vous-même. Franchement, est-ce que ça vaut moins de 2euros par jour ?
C’est quand la dernière fois que vous avez investi en vous ?

Bon, maintenant, je vous laisse les aventuriers et les aventuriers en devenir, on se retrouve en coaching de l’autre côté.
Il reste deux places pour le moment, n’attendez pas trop !
Hopla

Cliquez ici pour accéder à la page du coaching.

Guillaume Arthus : Mental, Endurance, Navigation, Autonomie

Guillaume Arthus : Mental, Endurance, Navigation, Autonomie

Guillaume Arthus, ou comment ne pas tout casser chez soi permet de finir les courses les plus dures du monde… C’est l’occasion de découvrir comment on peut planifier un projet, se donner les moyens et les outils pour y arriver, et comment faire si ce…

Damien Artero : Etre un papa aventurier !

Damien Artero : Etre un papa aventurier !

Damien Artero est un type heureux. C’est un papa épanoui. Un sportif libre. Un aventurier (mais chut, il ne faut pas lui dire, il trouve ça prétentieux) caméra au poing, réalisant des films d’aventures sur des sujets qui lui procure du bonheur. Et il est…

Le Bujo de l’Aventure

Le Bujo de l’Aventure

Dans le cadre de mes séances de coaching, je propose aux aventuriers en devenir de se munir d’un Bujo…

Aujourd’hui, le Bujo de l’Aventure vient s’ajouter aux guides et bonus disponible gratuitement.

Pour télécharger le Bujo de l’Aventure, cliquez ici.

Le Bujo de l'AventureLe Bujo de l’aventure ?

Qu’est-ce qu’un Bujo (abréviation de Bullet Journal) ?
D’après Ryder Caroll, designer qui a popularisé ce terme :

Un bullet journal est un système d’organisation personnalisable et sympa (c’est à dire,
indulgent). Il peut être votre liste de choses à faire, votre carnet de croquis, de notes,
votre agenda, mais surtout, il peut être tout ça en même temps. Il vous apprendra à
faire plus avec moins.

Faire plus avec moins…
Le Bujo est l’un des outils que j’utilise dans les séances de coaching.
Il permet d’organiser et d’objectiver les objectifs et progrès de la personne.
Il permet aussi de faire connaissance avec sa narration interne, et les différents protagonistes de sa propre histoire (le saboteur interne, l’architecte, l’artisan, le maître, l’égo, le cerveau reptilien…)

Il y a autant de Bujo possibles que de personnes.
Mais avant tout, ça, pourquoi passer par un Bujo, c’est à dire par un système d’organisation ?
C’est très simple.

Votre cerveau n’est pas fait pour tout retenir.
Vos émotions quotidiennes sont de mauvais guides (souvent).

Passer par un autre système que votre cerveau permet à ce dernier de se concentrer sur ce pour
quoi il est fait : l’ici et maintenant. D’être focus.
Passer par un système externe permet d’être moins soumis aux aléas émotionnels. Car vous
allez pouvoir prendre de la distance avec vos états d’âme, et mieux comprendre comment
vous fonctionnez.

Le Bujo peut être entièrement sur papier, ou numérique, ou un mélange des deux.
Il peut être plutôt écrit ou plutôt graphique. Et en partie audio.
Il peut concerner l’ensemble des domaines de votre vie (professionnelle, personnelle, passion)
ou être dévoué à un projet en particulier.
Cette proposition d’organisation de votre Bujo est très partielle. Ce n’est que la base sur
laquelle construire votre aventure !
Ce Bujo concerne mes aventuriers coachés. Cependant, je pense que c’est un outil qui peut être utile à d’autres personnes, même si elles n’ont pas un suivi personnalisé.

Sommaire du Bujo

Le Bujo de l’aventure ?
Votre Vision dans 5 ans
Votre super-héros
Vos objectifs à 3 mois
Le moment Gros Bill !
Le très célèbre Suivi d’habitudes
Narration interne
Boîte à outils
Vos outils personnels
Pour aller un peu plus loin
Bibliographie et conseils de lectures
Suivez votre intuition !
Webographie
Groupes Facebook

Pour télécharger le Bujo de l’Aventure, cliquez ici.

(ou mettez simplement votre adresse mail dans le formulaire çi-dessous)

Stéphane Janssoone, instructeur Wim Hof, la méthode comme outil de développement

Stéphane Janssoone, instructeur Wim Hof, la méthode comme outil de développement

Stéphane Janssoone est instructeur Wim Hof. Derrière chaque instructeur Wim Hof se cache un être humain avec des capacités visuellement étonnantes. En fait, ce sont des superhéros. Et moi, j’aime bien les superhéros. Surtout quand ils me disent que je peux aussi en devenir un.…

Pierre Dufraisse de VérismeTV : une bonne santé pour changer votre monde

Pierre Dufraisse de VérismeTV : une bonne santé pour changer votre monde

Pierre Dufraisse, c’est un type éblouissant de santé et de force, qui, sur sa chaîne VérismeTV, est suivie par plus de 20 000 abonnés pour parler de… physiologie. Comprendre comment le corps fonctionne lorsqu’il est en pleine santé, et pourquoi la loi de l’hormèse -tout…

Fred Whecler : Quand je rêve que je cours, c’est le moment de repartir !

Fred Whecler : Quand je rêve que je cours, c’est le moment de repartir !

Avec Fred Whecler, c’est le moment de découvrir comment joindre l’utile à l’agréable en courant pour de bonnes causes, comment changer de chaussures peut vous redonner l’envie d’aller courir, que la course à pied peut symboliser la liberté, et qu’avant toute chose, l’exploration est intérieure…
Et cela vous donnera envie, peut-être, pourquoi pas, de parcourir le monde en courant tel Jamel Balhi!

Comme d’habitude, vous pouvez retrouver l’interview en format podcast ci-dessus, en vidéo juste en dessous, et en version texte sur cette page.

Bonjour, Fred, tu es un ultra-coureur minimaliste. Petits pompes, mais grand cœur. J’ai entendu parler de toi et de ton défi réussi de courir 147km en 24h pour le Téléthon.

Fred Whecler :
Oui, c’est bien ça. J’ai couru le Téléthon dans mon village.
J’ai emmené tout le village autour du Téléthon cette année, comme l’année d’avant.
C’était une envie que j’avais, car j’aime bien courir de très longues distances, alors autant joindre l’utile à l’agréable. Quand on aime courir longtemps, on essaye toujours de faire des choses au plus proche de chez soi.
Alors j’ai fait des boucles autour de mon village tout autour de l’église, des campagnes environnantes, ce qui m’a amené à faire 147km.

Cela représentait combien de boucles ?

Fred Whecler :
Il y avait trois boucles.
Une de 600 mètres pour permettre à ceux qui veulent courir moins longtemps de le faire.
Une boucle de 3km et une boucle de 7km500.
Je ne sais plus combien de boucles j’ai faites (rires).
J’avoue que je n’ai pas tout compté !
L’ensemble du village, avec beaucoup de coureurs, a réalisé quasiment la distance jusqu’à Rotterdam, en cumul.

Ouah ! Alors, comment Fred Whecler est devenu Freddou, le coureur pour le téléthon ?

Fred Whecler course à piedFred Whecler :
Mon histoire de coureur remonte à assez longtemps.
Je me présente : je m’appelle Frédéric Whecler, j’ai 50 ans cette année, et je cours depuis que j’ai 17/18 ans.
Cela est venu un peu par hasard. Avant d’entrer dans l’armée, j’avais envie de me mettre à faire du sport.
L’idée m’est venue de vouloir courir un peu plus loin, de faire un marathon. J’ai commencé à courir, et ça m’a plu.
Parallèlement à ça, j’aimais bien faire du cyclotourisme, partir à vélo et à l’aventure.
Chemin faisant, un peu plus tard, j’ai découvert que je pouvais courir longtemps aussi, comme ce que je faisais à vélo, mais à pied.
Partir loin, à pied.
J’ai fait pas mal de petites virées, au début, comme tout le monde, des 10km, des semis, des marathons.
Mais je ne suis pas un coureur très rapide, alors ça m’a vite lassé.
En plus, le marathon, c’est très épuisant, c’est un entraînement assez spécifique. Mon meilleur temps c’était 3h18 à New York. Donc tu vois…
Ensuite, je suis passé sur des distances plus longues.
En 2003, j’ai découvert une communauté qui s’appelait à l’époque ultra-fondue, où on dépassait le marathon.
J’ai essayé, j’ai commencé  par des 50km puis des 24h, des 100km, des 6 jours, et ensuite je suis passé à des courses hors stade.
J’ai fait Lyon-Paris, j’ai traversé l’Islande, j’ai fait Lyon-Turin, j’ai traversé l’Autriche, à la seule force de mes mollets, si j’ose dire.
J’ai eu quelques pauses dans ma vie de coureur.
Et à chaque fois que j’ai arrêté de courir, je me remets à courir lorsque je rêve que je cours. C’est plutôt magique.

Quand je rêve que je cours, c’est le moment de repartir !


Il y a quelques années de ça, j’ai lu un livre qui s’appelle Born to Run, de Christopher McDougall. Où on parle de coureurs en sandales.
Comme j’aime bien les choses nouvelles et originales, j’ai essayé de courir en sandales.
J’ai acheté des semelles Vibram et je me suis fabriqué des sandales. Ça m’a plu.
J’ai retrouvé un plaisir de courir que je n’avais plus eu depuis très longtemps.
Cette sensation de courir un peu pieds nus.
Je me suis dit : courir avec des sandales c’est bien, et je pense qu’on peut aller très loin. Je me suis mis à recourir des ultras en sandales cette fois-ci… et ça marche.

Essentiellement du bitume et du chemin, ou du trail aussi ?

Fred Whecler :
Du trail, du chemin, du bitume aussi…
Je préfère les sentiers, la campagne, les sous-bois et la montagne.
Cela dit, tout le monde disait, attention les sandales en montagne, ce n’est pas terrible… Mais ça marche.
J’ai fait dernièrement une traversée jusqu’en Espagne, de Perpignan à Vic, au nord de Barcelone.
150km en 2jours par des sentiers très escarpés.
Donc on arrive à faire de grandes distances en sandales.

C’est le fait de courir en minimaliste, en sandales comme des huaraches (sandales typiques mexicaines), qui t’a redonné goût à la course ?

Fred Whecler sandales type huaraches.

Fred Whecler :
Oui.
J’ai arrêté entre 2009 et 2012.
Lorsque j’ai repris, j’ai repris avec des chaussures.
Et quand j’ai découvert ce mode minimaliste, j’ai tout de suite adhéré.
J’ai d’abord commencé à courir pieds nus.
On dit que la transition, faut la faire tout doucement.
Mais comme je suis parfois quelqu’un d’un peu excessif, j’ai attaqué direct avec 15km… Bon, j’avais un peu mal aux mollets le lendemain.
Et puis j’ai persisté, j’ai continué, j’ai insisté et finalement, je m’y suis mis. J’ai essayé de remettre des chaussures, mais ce n’est pas la même sensation, ce n’est pas du tout pareil.
Du coup, je ne peux plus mettre de chaussures pour courir !
La dernière fois que j’ai mis des chaussures pour courir, c’est quand j’ai tenté de faire l’UT4M à Grenoble. Ce fut une catastrophe, j’ai arrêté, j’avais des ampoules partout sur les pieds. Ça m’a fait mal de partout.
J’ai dit : terminé les chaussures.
Je ne cours qu’en sandales, et gros avantage de la sandale, ça dure plus longtemps qu’une paire de chaussures. Je viens de changer de sandales, j’ai investi dans une autre paire de sandales, maintenant je ne les fabrique plus, je les achète toutes prêtes, ce qui est beaucoup plus pratique.
Et j’ai fait 6000km macadam. Elles sont toujours bonnes.

Qu’est-ce que la démarche minimaliste, pour toi ? Est-ce juste les chaussures, ou est-ce qu’il y a d’autres dimensions ?

Fred Whecler :
Je pense qu’il doit y avoir d’autres dimensions.
Il y a les chaussures, car on est au plus près du sol. Mais aussi tous les accessoires qu’on peut avoir autour.
Je dirai qu’il y a aussi l’approche partir à la nature sans rien, juste avec les sandales, le short et un t-shirt, c’est pour moi le pur minimalisme.
Effectivement, dans la réalité quand on a besoin d’aller plus loin, on a besoin de s’orienter, donc on a besoin minimum d’une carte. Mais c’est vrai que maintenant, on est quand même beaucoup à être équipé de téléphones, de montres qui font GPS, cardio…
Tant en temps, j’aime bien couper tout ça, revenir aux sources de la course. Quand on pense à nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, ils partaient sans rien. Juste le but de trouver de l’alimentation, en courant.
Alors, je fais des essais. Je suis quelqu’un qui fait pas mal d’expériences sur mon corps et dans la course.
Il m’arrive de partir courir avec très peu d’eau pour voir ce que ça peut faire.
Je t’avoue qu’en ce moment c’est quand même plus pratique, car il fait moins chaud qu’en été.
De partir aussi sans manger, de courir à jeun le matin et de partir jusqu’au midi voir début d’après-midi sans avoir quelque chose dans le ventre.
On puise après dans ses réserves… On atteint parfois une autre dimension.

C’est tout à fait possible pour toi de faire de longues distances en étant minimaliste ?

Fred Whecler :
Oui. Pour moi, je me pose même plus la question.
C’est naturel, c’est normal pour moi.
C’est normal de courir en sandales sur les sentiers, même pour 300-400 ou 500km. Ça fait partie de moi maintenant.

As-tu une routine quotidienne ? Comment t’entraînes-tu ?

Fred Whecler :
Je n’ai pas de routine.
C’est vraiment à la sensation.
Je cours un peu près 120-150km par semaine, en moyenne. Ça peut être plus, parfois un peu moins aussi.
Quand je pars le matin, je me fixe un petit objectif, je vais faire un tour sur 15km.
Mais parfois, j’en fais 20km, parfois, 10.
Si je pars la nuit, je vais partir à 3h, je vais faire 30km.
Je n’ai pas de routine.
Le but c’est de courir et de se faire plaisir avant tout.
J’aime bien l’imprévu, donc il faut aussi quelquefois sortir de sa zone de confort, on a pas forcément envie d’y aller, mais une fois qu’on a mis un pied dehors, ça part tout seul, et c’est un vrai bonheur.
Il s’agit surtout accumuler du kilomètre.
Je ne fais pas de programme. J’en ai fait quand j’étais plus jeune, avec les marathons et les semi-marathons.
Je n’aime pas m’imposer des choses.
J’aime bien une certaine liberté dans la course à pied.
Car pour moi, la course à pied symbolise la liberté. Et faire comme on veut, c’est important.
Alors, je ne suis pas rapide, et c’est vrai que je pourrai gagner en vitesse si j’avais un plan d’entraînement plus strict, mais je m’en sors pas mal.

Le plaisir prime ?

Fred Whecler :
Oui, le plaisir avant tout, c’est vrai. Je peux faire des jours où je sors 2,3 voir 4 fois, et des fois courir que 2 ou 4 km, et le lendemain, en faire beaucoup plus.

Si je te dis, course d’aventure, que me réponds-tu ?

Fred Whecler :
Évasion, voyage intérieur. Surtout intérieur.
Parce que quand tu fais du long, à un moment donné, tu retournes dans une petite bulle qui se trouve à l’intérieur de toi, et c’est vraiment une course qui est par rapport à soi.
Il y a une distance, au bout de 4-5h, 30km, ou on commence à être dans un autre état.
Et après, c’est rigolo, il y a des hauts, des bas, des hauts, des bas, des moments d’euphorie, des moments de moins bien. Dans les moments de moins bien, on essaye de faire le vide et puis ça repart.
Partir à l’aventure, pour moi, c’est partir sans savoir trop ce que je vais rencontrer. C’est partir en montagne avec une vague idée de l’endroit où on va aller. Pour le coup, on peut se retrouver dans des situations où il faut savoir s’adapter.
Quelques fois, tu te trouves face à un chemin qui ne va nulle part. Ou la nuit tombe, et tu n’as pas prévu la frontale…
Pour moi, c’est ça, l’aventure.

Fred Whecler courir de nuit

C’est vraiment dans le quotidien, et pas seulement sur de longues périodes ?

Fred Whecler :
Oui, c’est ça. Par exemple, le matin, tu vas courir, et puis le jour se lève et tu te dis : ah tiens, mais il faut peut-être que je rentre et que j’aille au travail. C’est un peu ça aussi (rire)

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui aimerait courir de longues distances ? Ou autrement dit, est-ce que tout le monde peut réussir à faire ce que tu fais?

Fred Whecler :
Je pense que tout le monde est capable de courir de longues distances.
On se met juste des limites dans la tête, des freins.
Je suis quelqu’un qui pense que la volonté peut faire beaucoup de choses.
Vouloir, c’est pouvoir.
Après, il faut être patient.
Si on fait 4-5km habituellement, on ne peut pas partir sur 100Km d’un coup.
Il faut être très patient, mais il faut persévérer, continuer. Refaire, refaire sans cesse. Et ne jamais baisser les bras.
Ce n’est pas simple.
Car dans le quotidien, on est pris par mal de choses.
Donc il faut aussi trouver le temps.
Mais je pense que quand on veut, on peut.
Il faut juste sortir de ses habitudes, essayer de faire différemment, et de se fixer un objectif et de s’y tenir.

As-tu un prochain grand projet ?

Fred Whecler :
J’ai un projet dans mes cartons que j’aimerai bien réaliser : partir sur la route de la soie, jusqu’en Ouzbékistan.
C’est un projet qui mûrît.
Après je dois voir comment je peux le mettre en place par rapport à la vie professionnelle. Ce n’est pas évident.
C’est un projet qui représente environ 6000km. C’est une centaine de jours pour moi.
Sans assistance. Car le but aussi, c’est de partir sans avoir une voiture à côté.
Je ne sais pas si tu connais ce coureur qui s’appelle Jamel Balhi.
Il a traversé tous les continents comme ça. Il est parti juste avec son sac et son appareil photo.
Il court assez vite, vu qu’il a une moyenne de 12km/h. Ma moyenne est à 9km/h, ce n’est pas la même dimension non plus.
Partir sans trop savoir où tu vas arriver le soir… Et découvrir au quotidien les gens, en minimaliste, bien sûr.
Pour le coup, une seule paire de sandales peut suffire pour faire la distance.
C’est le projet. Je ne manquerais pas de faire part de la suite !
Début 2020, ce serait bien.

Sans assistance, c’est-à-dire que tu dormirais chez l’habitant, ou dans un hôtel ?

Fred Whecler :
Chez l’habitant, une petite toile de tente, ou un hôtel, ou sur un banc…
J’ai déjà fait sur des parcours de 300Km, de trois jours, sans pratiquement dormir.
En fonction de la saison, tu peux dormir sous un arbre, un peu à l’imprévu.
Courir des fois la nuit…
L’idée est de diviser par tranche de 24h.
En 24h, je fais 60-70-80 km, et en fonction de ça, tu planifies ton 24h, en fonction de la forme et des personnes que tu rencontres. Parce qu’effectivement, si tu déjeunes avec des gens, tu ne vas pas les laisser en plan et partir tout de go.
Il y a toute une découverte de soi qui est très intéressante.

Tu es essentiellement seul dans tes escapades. Pas de problème avec la solitude ?

Fred Whecler :
Ça ne me gène pas !

Trois mots, valeurs ou concepts qui animent ta vie ?

Fred Whecler :
L’optimisme. La persévérance et l’instant présent.
L’optimisme parce que c’est toujours mieux de voir les choses du bon côté.
Je suis quelqu’un qui voit toujours le meilleur côté des choses, ça permet d’avancer.
La volonté, parce que la persévérance. Il faut vouloir. Comme j’ai dit tout à l’heure, quand on veut des choses, on est pratiquement sûr de pouvoir les atteindre.
Et l’instant présent, parce que le passé, c’est du passé, et le futur, on ne sait pas encore ce qui va venir.
Il faut vraiment réellement profiter du moment qui est une petite frontière entre le passé et l’avenir.
Mais ce présent est pour moi très important.
Sur de longues distances, le fait d’être dans l’instant présent permet d’effacer tous les km que tu as faits avant.
Quand tu en as fait 80, tu as l’impression de ne pas en avoir fait, et tu peux encore en faire 80, et ainsi de suite.

As-tu des personnes, des livres ou des films qui t’inspirent ?

Fred Whecler :
Nous avons déjà parlé de Born to Run, de Christopher McDougall.
Il y a aussi un livre que j’ai bien aimé : la Mort suspendue de Joe Simpson.
Cela parle du courage et de la volonté.
Joe Simpson a fait une expédition dans les années 80 au Pérou avec Simon Yates, son camarade de cordée.
Il a eu un accident dans la descente. Son collègue a été obligé de couper la corde, sinon, tous les deux allaient y passer.
Il est revenu à son camp de base, sur 3-4jours, à la force de son mental.
C’est un livre qui m’a beaucoup marqué qui est pour moi en termes de force mentale
En termes de personne, j’admire aussi Mike Horn. C’est quelqu’un qui part aussi sur des projets, des grandes lignes droites, des choses un petit peu folles. Et Jamel Balhy, dont on parlait tout à l’heure.

Quelle est la question que tu aurais aimé que je te pose, et ta réponse ?

Fred Whecler :
Qu’est-ce qui est le plus important pour moi dans la vie ? Apprécier chaque instant.

On retrouve l’instant présent ! Merci beaucoup de m’avoir consacré ce temps !

Pour courir plus loin…

Petit CV de notre ami Freddou
Chaussures classiques

  • Lyon Paris sans assistance 8 jours 520 km 2004
  • 200 km contre  l’exclusion Noël 2004 au profit des restos du cœur en 36h (4 boucles de 50km autour de Lyon)
  • Lyon Turin en ligne droite printemps 2005 , 330 km en 6 jours sans assistance
  • Transislande 425km en 5 jours en autonomie complète juin 2006
  • Transautriche 800 km en 11 jours avec assistance aout 2007 au profit de l’association MAHVU
  • Tour Loire haute 500km en 6 jours avec assistance en aout 2008 au profit de l’association MAHVU

En sandales à partir de 2013

  • Tour du Bugey 142 km sans assistance en 36h30 juin 2014
  • Tour du Valromey 105 km avec assistance en 28h septembre 2015
  • Ruoms Perpignan 290 km sans assistance septembre 2017 en 71h30
  • Téléthon 2017 Andert et Condon 147km 24h
  • Perpignan Cic 150 km sans assistance en septembre 2018 en 45h (en duo)
  • 100km pour le 100e anniversaire de l’armistice Andert et Condon en 16h
  • Téléthon 2018 Andert et Condon 147 km en 24h
  • Toutes les sorties longues qui peuvent aller jusqu’à 100 km ….

Records : 10Kms (40′), semi (1h28′), marathons (3h15′) puis 100 kms (13h30′), 24h(175km), 6 jours (513km).

Prêt pour la prochaine étape de l’humanité ?

Prêt pour la prochaine étape de l’humanité ?

Bienvenue dans votre vie, cette œuvre d’art dont vous êtes le héros. Extrait de l’e-book La prochaine étape de l’humanité Pendant trois jours, j’ai partagé l’entraînement et la vie quotidienne de Florian Gomet, aventurier hygiéniste. J’en ai tiré un reportage de 14 minutes, et surtout,…

Entretien avec Ghislaine Soulet : Commencer un art martial à 50 ans

Entretien avec Ghislaine Soulet : Commencer un art martial à 50 ans

.Commencer un art martial à 50 ans, est-ce bien raisonnable ? N’est-ce pas un peu tard pour embarquer le corps et l’esprit dans une aventure où certains y consacrent leur vie sans voir le bout du chemin ? Serait-ce seulement possible et souhaitable, si on…

Aventurière Julie : Réussir sa Vie dès le matin !

Aventurière Julie : Réussir sa Vie dès le matin !

Nous allons parler de méditation, d’affirmations positives, de salutation au soleil, de méthode Tabata et de bain froid !

Tout cela pour quoi ? Pour réussir sa Vie. Pour être plus performant, dans la course à pied, mais aussi et surtout dans le quotidien. Et aujourd’hui, je ne suis pas seul, mais je suis avec Julie !
Vous l’avez découvert dans la vidéo Onegashemas ! Vous la retrouvez maintenant dans la routine quotidienne.

Remarquez la différence 😉

Réussir sa vie, oui, mais quand ? Dès le matin ! Dès le prochain matin. N’attendez pas pour vivre votre vie. 😉
Demain matin est le début de votre Vie future !

L’aventure vous tend la main dès le réveil, quelle chance, n’est-ce pas ?

 

La méditation pour activer le nerf vague

Temps : 15 minutes.

Tout le monde sait que la méditation est censée apporter des tonnes de bénéfices, études à l’appui.
Commencer la journée avec une forme de méditation paraît donc censé et même, dans l’air du temps.
Au lieu de vous énoncer tous ces bénéfices, je vais me focaliser sur le nerf vague.

Aucun rapport avec l’océan, si ce n’est qu’un nerf vague correctement stimulé permet d’être détendu, comme si vous étiez bercé par des vagues…

Eh oui, le nerf vague assure beaucoup de fonctions différentes, et notamment le fait de réguler la digestion, la fréquence cardiaque… Toutes ces choses qui forment le système nerveux autonome, et donc on ne peut pas agir directement dessus. On ne peut pas agir directement dessus, mais grâce à la méditation, on peut avoir un effet.
Il suffit pour cela de se recentrer sur la respiration. L’air qui sort, et l’air qui entre, avec une respiration qui vient plutôt du ventre.
Cela aura pour effet d’être plus détendu, un rythme cardiaque plus bas et une meilleure disponibilité intellectuelle.
Ici, l’intérêt est aussi de faire une transition entre la nuit et la journée qui s’annonce.
Donc, la prochaine fois que vous avez l’occasion de méditer, sachez que ce n’est pas juste pour être à la mode. La méditation a des effets mesurables sur le corps humain !

Source :

Des livres pour aller plus loin :

 

Les affirmations positives pour activer sa bonne étoile

Temps : 5minutes

Ensuite, c’est le moment des affirmations positives. À travers des phrases à fort impact émotionnel pour la personne, il s’agit de s’influencer positivement, et commencer la journée positivement.

C’est aussi le bon moment pour penser à 5 choses dont on éprouve de la gratitude. Mais pourquoi ? N’est-ce pas un peu trop naïf ? Que nenni ! En s’exerçant, ne serait-ce que 5 minutes par jour à éprouver de la gratitude, on influence notre cerveau à être plus attentif à toutes les petites choses qui nous font du bien. Vous pouvez lire cet article sur la gratitude, ça fait du bien.

Les phrases de Julie

  • Je me respecte et me protège, je n’ai pas peur.
  • Santé, bonheur et force
  • Aujourd’hui, j’ose et ne regrette pas, j’avance toujours.
  • Je suis ma meilleure alliée, j’ai confiance en moi.
  • Ce ne sont pas nos aptitudes qui nous définissent, mais nos choix.
  • Aujourd’hui, je n’ai pas de rancune, pas de remords, je reconnais mes torts.
  • Chaque jour, j’innove,je dépasse mon égo et je m’amuse.
  • Pardonne pour toutes les fautes qui ont été commises.
  • Chaque jour, je fais preuve d’audace et d’intelligence.
  • Je dirige mes pensées, contrôle mes émotions et choisis ma destinée.
  • Vive la liberté et vive la différence.
  • Je suis la sagesse et je découvre la vérité.

Les phrases de Mickaël

  • Ceux qui n’ont pas peur du vide ne tombent pas. Keny Arkana
  • Ne critique pas, ne condamne pas, ne te plains pas. Napoleon Hill
  • Pain is inevitable. Suffering is optionel.
  • Le seul adversaire que je dois vaincre, c’est moi. Le moi qui traîne tout mon passé.
  • Si tu échoues, ne pense pas que tu n’es pas doué. Aussi longtemps que tu auras une tête, deux bras, deux jambes, un corps et une humanité pour centre, ce que tu fais est bien. Car ce n’est pas la pratique de quelqu’un d’autre que tu perfectionnes, mais la tienne propre. Kazuo Chiba
  • commencez par forger un ki positif, et vous réussirez. Koichi Tohei
  • La marque constante de la sagesse est de voir le miraculeux dans le banal. Emerson
  • Celui qui a un “pourquoi” qui lui tient de but, de finalité, peut vivre avec n’importe quel “comment”. Nietzsche
  • Aie le courage de ton propre entendement.
  • Voir à travers les montagnes et le coeur des êtres.
  • Les 5 piliers du Birankaï : le centrage, la connexion, l’intégrité, la vitalité et l’ouverture.
  • Les émotions quotidiennes sont un mauvais guide.
  • Être architecte lorsqu’il le faut. Être artisan lorsqu’il le faut.
  • Le succès est la réalisation progressive d’un idéal.
  • Quelle est la meilleure chose à faire maintenant ?
  • Détends-toi et recentre-toi.
  • Je suis l’alchimiste de mon propre corps.
  • Aussi longtemps que vous ressentirez ce qui est bon ou mauvais dans vos amis, vous provoquerez une faille par laquelle peut entrer la méchanceté dans votre cœur. Éprouver, entrer en compétition, critiquer les autres vous affaiblit et vous abat. Morihei Ueshiba

Un livre pour aller plus loin, sur les affirmations positives et sur bien plus de choses encore…

La Salutation au Soleil pour s’activer

Temps : De 2 répétitions à… 108 ! De 1 minute à 1h.

Maintenant, il est temps d’accueillir le soleil. Cette salutation au soleil que vous voyez est ici du yoga. C’est un échauffement relativement complet pour réveiller le corps, si ce n’est qu’il n’y a pas de torsion. Chaque mouvement est à faire sur la respiration. Mais ça, c’est tout le principe du yoga, je ne vais pas m’éterniser dessus. Surtout que nous avons une journée à vivre !

Un livre pour découvrir le yoga et trouver un lien avec notre culture :

 

La Respiration Wim Hof pour activer l’hormèse

Temps : 3 rounds. 5 minutes.

Ah, voilà qui est bigrement intéressant…  Les respirations de la méthode Wim Hof.
Il y aurait tant à dire… C’est une méthode qui a le vent en poupe, ces dernières années.

Et ce n’est pas près de s’arrêter.

Ici, la routine consiste à faire 30 grandes respirations, en insistant bien sur l’inspiration. Puis, de rester en apnée à la fin d’une expiration, donc les poumons vides. Avec de l’entraînement, on peut tenir 1min puis 1min30, puis 2min, 3minutes…
Les cellules du corps apprennent à mieux utiliser l’oxygène, notamment en multipliant les centrales qui produisent de l’énergie dans les cellules : les mitochondries. Mais pour quoi faire ?
Plus d’énergie dans les cellules, cela se traduit par une plus grande capacité à faire des efforts musculaires, une meilleure résistance au froid. Mais aussi, cet exercice permet d’agir sur le système hormonal, et notamment sur l’adrénaline. En mettant volontairement le corps en situation de stress : il n’y a plus d’air. Ce dernier apprend à gérer l’afflux de stress, et donc, après un premier pic d’adrénaline, à faire redescendre le niveau de stress.
Le stress est une réaction positive lorsqu’elle est vive et puissante. Le stress devient négatif lorsqu’il est permanent.
Je reviendrai dans de prochaines vidéos sur cette méthode fantastique et son inventeur fou !

Un livre pour faire du froid son précieux ami :

Le site de la méthode Wim Hof

 

La méthode Tabata pour activer le système cardiovasculaire

Temps : de 4 à 16 minutes

La méthode Tabata !
Oui, Tabata !
C’est le nom du professeur qui a mis au point ce protocole : Izumi Tabata.
Cette méthode a été testée avec succès à l’Institut National du Fitness et des sports au Japon.
Le principe est simplissime : 20 secondes d’activité à intensité maximale, suivi de 10 s de récupération.
Pour faire simple, Izumi Tabata a conclu que 4 minutes d’entraînement équivalent à une heure de vélo, à intensité modérée, pour les bienfaits cardiovasculaires.
Autre avantage tout personnel : cela donne la patate pour un bon moment !
Sachant qu’un tabata dure 4 minutes, vous pouvez bien sûr en enchaîner un autre, ou deux ou trois… Du moment que vous vous donnez toujours à fond.
À vous de piocher dans la gamme d’exercices pour faire votre cocktail explosif…

Un site fantastique pour trouver son WOD (Workout Of the Day) -autrement dit, ces exercices du jour :

La Litobox

À poil dans le froid : mais que d’activités !

Temps : de quelques secondes à 5 minutes, et au-delà.

Une des manières les plus simples d’améliorer sa santé est de passer du temps dehors.

Avez-vous des activités que vous pourriez faire à l’extérieur ?

Que ce soit votre musculation, vos étirements ou, pourquoi pas, prendre un bain… C’est en tout cas ce que recommande la méthode Wim Hof. Une mise en garde s’impose : on ne prend pas des bains glacés dans une rivière du jour au lendemain. Allez-y progressivement, renseignez-vous, on profite mieux de la vie en restant vivant…

Exposition froid

Le choc du froid réveille un instinct de conservation qui déclenche une série de réactions physiologiques. Correctement mené, faire l’expérience du froid devient précieuse pour une meilleure santé, mais aussi de meilleures performances physiques et une meilleure créativité.  Entre autres choses…

bienfaits methode wim hof

Nous voilà arrivés à la fin de la routine matinale. La journée vient tout juste de commencer. Alors, prêt pour l’aventure de votre Vie ?

Vous êtes intéressé par remettre de l’aventure dans votre vie, mais n’avez pas le temps et l’énergie pour passer un mois perdu dans les montagnes ? Que diriez-vous d’un coaching à distance sur mesure ?

J’ai eu cette pépite d’humanité et j’espère qu’un jour, je pourrai la donner…

J’ai eu cette pépite d’humanité et j’espère qu’un jour, je pourrai la donner…

Courir Un Trail est là pour montrer que tout le monde est capable d’effectuer de grandes choses, même si cela paraît impossible dans un premier temps.. Benoît Millet est un excellent exemple. Voilà comment monsieur tout le monde et pas sportif pour un sou finit…

Guide : Comment devenir un samouraï de la course à pied ?

Guide : Comment devenir un samouraï de la course à pied ?

Aujourd’hui, je vous retrouve mes amis aventuriers, pour du lourd… Du très lourd. Et ce très lourd est là pour vous faire devenir léger. Très léger dans votre pratique. On va parler de course à pied, de guerriers, de croyances auto-limitantes, d’arts martiaux, de froid…

J’ai besoin de vous !

J’ai besoin de vous !

[ratings]

Bien le bonjour les Aventuriers !

Aujourd’hui, un article un peu spécial. Un article qui demande de l’interactivité de votre part… Vous êtes prêt ?

Tout d’abord, pour ceux qui préfèrent l’image au texte, la substantifique moelle se trouve sans compromis dans cette vidéo (si vous n’êtes pas encore abonné à la chaîne, aucune hésitation à avoir, à mon humble avis… !) :

De quoi avez-vous besoin ?

Je prévois de faire une série de vidéo de réponse aux questions, autour du monde de l’aventure et du trail.

Vous pouvez me poser vos questions en commentaire ou directement à travers le formulaire contact, si vous voulez avoir une réponse par mail.

Je ne suis pas sportif de haut-niveau ni coach en course à pied. Mais je suis un aventurier passionné qui cherche à trouver le miraculeux dans le banal, si je peux me permettre de paraphraser Emerson. Le trail est pour moi un outil afin de mieux me connaître et de découvrir mon plein potentiel.

Quelques pistes…

Quel est votre principal frein ?
De quoi avez-vous le plus peur ?
Quel est votre point faible ?
Qu’aimeriez-vous trouver sur ce site ?
Quel est l’article que vous avez le plus aimé ?
Quel est l’article que vous avez le moins aimé ?
De quel livre aimeriez-vous avoir un résumé ?

 

Courir Un Trail, un site inutile ?

Petite digression…

Certaines personnes m’ont dit -je vous le jure…- qu’ils ne voyaient pas l’intérêt de Courir Un Trail.

En quoi le trail pourrait-il être autre chose qu’une simple pratique sportive, destiné à ralentir la dégradation lente et inévitable de nos corps… ?

Évidemment, ce n’est que deux ou trois personnes rencontrées au hasard, mais cela m’a interpellé. Ces gens-là n’ont-ils jamais connu l’Appel de la Forêt ou de la Montagne ? De quoi est composée leur journée ? Vivent-ils des aventures, savent-ils trouver le merveilleux à chaque coin de rue ?

Quels sont leurs blocages, leurs tristesses, leurs frustrations, leurs joies, leurs petits plaisirs ?

Le trail est à la mode, c’est vrai. Cependant, Courir Un Trail a devant lui une forêt quasi vierge. Il va falloir avancer petit à petit, défricher. Cette forêt vierge est l’aventure dans le quotidien. Aujourd’hui, nous avons tout et nous n’avons rien. Matériellement, nous sommes débordés, et intérieurement, nous sommes souvent démunis face à tout ce qui peut représenter une menace pour notre zone soi-disant de confort.

Au point qu’à chaque rencontre, je peux entendre : “j’aimerai bien, mais je ne peux pas…”

Ne pas pouvoir…

Mais qu’est-ce qui fait qu’on peut ou non ?

Qu’est-ce qui fait qu’on peut avoir une vie épanouie faite de défis ?

Est-ce une histoire d’argent ? De sécurité liée à un emploi ? De niveau d’étude ? D’aptitude ? De musculature, d’épaules assez solides pour supporter ? D’un mental assez fort ou assez souple ?

Est-ce une histoire de priorité, d’outils et de méthodes ?

Je suis content d’avancer dans cette forêt vierge. De rencontrer petit à petit d’autres aventuriers, qui ont eux-mêmes tracé leurs sentiers. Ils me permettent d’avancer et de baliser le chemin.

Et je compte bien inviter tous ceux qui le veulent, à partager un bout de chemin à mes côtés.

“On apprend toujours seuls, mais jamais sans les autres…”

Courir Un Trail a un long avenir devant lui. C’est encore une petite tribu, c’est vrai. Mais au jour d’aujourd’hui, vous êtes quand même plus de 200 à vous êtes inscrit à la newsletter. Et ça, c’est la plus belle récompense qu’il soit !

Petite digression mise à part, j’attends vos commentaires !

Courir Un Trail : vive l'aventure !

Joan Roch : Cours et capture !

Joan Roch : Cours et capture !

[ratings] Joan Roch : Ma Vie est un Ultra est l’un des articles phares de Courir Un Trail ! Alors, j’ai voulu aller plus loin et vous offrir une interview de Joan Roch lui-même ! Lorsque je serai un jour au Québec, je vous rapporterai…

Nicolas Castano : Courir avec les loups

Nicolas Castano : Courir avec les loups

  C’est l’ami Fabien de Feub.net chez qui j’ai écrit un article dernièrement (Le corps humain est un royaume, où chaque organe veut être le roi) qui m’a parlé de ce Nicolas. Tu veux faire la traversée des Vosges ? Il l’a fait aussi, il…

Comment commencer à courir ?

Comment commencer à courir ?

Bravo ! Si vous arrivez ici, c’est que vous avez pris la décision – ou peut-être vous êtes en train de la prendre – de commencer à courir. Et vous méritez un deuxième Bravo ! car en plus, vous vous renseignez sur comment commencer à courir. Gonflé de ces deux Bravos ! , prenez encore un peu de temps pour lire cet article. Je l’ai écrit pour qu’il vous rassure, vous guide et vous encourage à sauter le pas ! C’est un big article, en voilà le sommaire : [ez-toc]

Un pourquoi en béton pour commencer à courir

Si vous cherchez comment commencer à courir, c’est que vous avez déjà une idée de pourquoi courir.
Cela peut être très varié : perdre du poids, être en meilleure forme (ou avoir de meilleures formes), passer du temps avec un coureur, déstresser son organisme et son mental… À chacun ses raisons.

Sachez que le “pourquoi vous commencez à courir” va évoluer.
Et les raisons pour lesquelles on continue ne sont pas les mêmes. Cela va évoluer au fur et à mesure de vos sorties, mais aussi d’une journée sur l’autre, en fonction de votre niveau d’énergie, de vos émotions, de vos pensées…

Si pour sauter le pas, c’est indispensable d’avoir une raison assez forte pour bousculer vos habitudes, soyez prêt à utiliser votre imagination pour cultiver la motivation.
Si vous manquez de motivation pour aller courir, voilà une petite liste de raisons.

À vous de trouver celle qui résonne en vous en ce moment même, et surtout de rajouter vos propres raisons.
Chaque semaine ou chaque mois, vous pouvez faire la liste de ce qui vous motive à aller courir.
Ainsi, vous pouvez l’accrocher près du frigo, de la télé, de la porte d’entrée, de votre ordinateur…
C’est important de la mettre à jour, et de réécrire régulièrement les raisons – à la main ou en faisant une chouette mise en page sur ordinateur. Notre cerveau s’habitue vite à un nouvel élément dans notre environnement.

Le mettre à jour, le réécrire, changer la feuille de place stimule à nouveau notre cerveau et donc notre motivation. (vous pouvez retrouver cette liste dans le carnet d’entraînement disponible sur ce site)

Je cours parce que…

  • J’aime la joie et le plaisir instinctif de bouger.
  • Je peux laisser l’enfant en moi s’exprimer.
  • J’aime sentir mon corps en mouvement.
  • C’est ma manière de méditer, de résoudre un problème, de trouver des solutions.
  • C’est un temps que je m’offre.
  • Cela me permet de me réapproprier ma vie, d’agir sur quelque chose de concret : mon existence à l’instant présent.
  • J’aime découvrir mon environnement, je suis sensible à la poésie autour de moi, aux signes discrets.
  • J’ai l’impression de partager avec l’humanité la plus vieille activité physique au monde.
  • Je partage un moment privilégié avec mon compagnon à quatre pattes.
  • J’ai besoin d’avoir assez d’énergie pour affronter ma journée. Courir tôt le matin me donne cette énergie.
  • Car j’aime sentir les éléments sur mon visage.
  • Mon modèle / mentor / source d’inspiration court aussi.
  • Courir, c’est gratuit !

Enfin, la motivation vient en commençant. Dans le doute, courez juste 5 minutes avant de décider que vous n’allez pas courir plus longtemps. Il y a de fortes chances que ces 5 minutes vous enthousiasment pour continuer. Sinon, vous avez tout à fait raison de rentrer chez vous et de faire autre chose. Ce n’est certainement pas le bon moment. Peut-être ce soir, ou demain…

Vous avez bien 5 minutes à vous offrir, non 😉 ?

Commencer à courir : dédramatisons un peu…

Comment commencer à courir ?
Dédramatisons, je disais…

Courir, c’est dangereux / ça coûte cher / ça ne sert à rien…

Aujourd’hui, nous sommes bombardés d’informations dans tous les sens. Pire que de l’information, c’est la plupart du temps des données – de la data – en pagaille. Quelques mots sur un moteur de recherche amènent des dizaines de milliers de réponses, au minimum. Il y a un écart entre les données et l’information. Un écart entre l’information et la connaissance.

Mais là où il y a, non pas un écart, mais un énorme gouffre, c’est entre la connaissance et l’action.

Courir, c’est dangereux ?

Que nenni. Mal courir est dangereux. Ne pas courir peut être dangereux. Mais courir est naturel. Lancez-vous. Votre corps récolte des données tout au long de vos activités. Ces données vous serviront à augmenter la connaissance que vous avez de vous-même. Grâce à ces retours, à ces sensations, vous pouvez petit à petit vous améliorer.

C’est donc le fait d’agir qui amène à la connaissance. Ne vous laissez pas prendre au piège de faire le chemin inverse. À trop vouloir savoir, on n’agit plus.

Agissez et apprenez. 😉 Votre corps ne va pas vous laisser vous autodétruire si facilement. Partez l’esprit léger et ouvert, ne pas courir – et ne pas faire d’activité physique – est certainement plus dangereux pour votre corps et votre esprit. Just do it ! Sauf cas extrême (et c’est à votre médecin qu’il faut s’adresser alors), tout le monde peut courir, qu’importe votre forme. S’il le faut, marchez jusqu’à pouvoir courir.

Courir, ça coûte cher ?

Il faut des chaussures ultra-perfectionnées, avec un amorti calculé par microprocesseur. Et en changer tous les 6mois. Et puis des vêtements techniques pour laisser passer la transpiration, mais pas la pluie. Et une boisson aux électrolytes. Et des gels à manger. Et une balise GPS si on se perd. Et une Go-Pro pour partager ce qu’on vit avec la planète entière…

Non, partez de votre corps et de vos envies. Et surtout, partez !

  • Des chaussures de running ?

Christian Harberts court pieds nus depuis 2010 (plus de 10 000 km réalisés en 2015). Jean-Louis Valderrama, dit Crocs-Man, a couru 16574km en compétition en… crocs ! Je cours pieds nus ou en sandales minimalistes… La chaussure ne doit pas être un frein. Prenez les chaussures dont vous avez l’habitude. Et go !

  • Des vêtements techniques ?

Pour les vêtements techniques, la plupart du temps, je cours juste en jupe – oui, une jupe pour homme – et c’est tout. C’est réellement tout ! Si je suis en milieu un peu plus civilisé, je rajoute un t-shirt pour passer – plus ou moins – inaperçu. Essayez ! Des milliers de personnes courent des marathons (42,195km !) en costume ! Alors, oui, ils galèrent, mais ils le font avec le sourire.

  • Des boissons spéciales “effort”, des gels nutritifs ?

Partez l’esprit, le corps et l’équipement léger ! Vous pouvez courir plusieurs dizaines de minutes sans boire ni manger. Au contraire, c’est source d’apprentissage pour votre corps. Lors de mes jeûnes secs (ni manger ni boire pendant plusieurs heures / jours !), je continue à courir, sans que mes performances décroissent ! C’est un apprentissage pas-à-pas… qui se transforme vite en avantage !

Apprenez à vous connaître pour savoir ce dont vous avez besoin. Et pour cela, courez ! Pour commencer à courir, il faut… commencer à courir. 😉 Comment commencer à courir, et avec quoi et pourquoi...

Courir, ça ne sert à rien ?

C’est ce qu’on peut apprendre chez les sportifs fan de l’optimisation. Mais oui, la corde à sauter, c’est bien plus efficace. Ou le HIIT. Ou la méthode Tabata. Ou…

C’est une vision simpliste et partielle.
Courir est un tout. Si on veut commencer à courir, ce sont pour des raisons diverses. Il y a donc des avantages divers. Pour chaque avantage précis, il y a forcément une méthode précise qui va amener de meilleurs résultats sur ce point précis. Mais…

Lorsqu’on court, c’est pour l’expérience en elle-même. Pas juste pour avoir une meilleure aisance respiratoire. Pas juste pour avoir des quadriceps plus puissants. Pas juste pour améliorer la coordination des jambes. Pas juste pour…

La course est une activité naturelle et complète. C’est un outil. Et il existe de multiples variantes pour travailler plus en profondeur certains points : fractionné, endurance fondamentale, fartlek, travail de côtes…

Courir, c’est avoir l’esprit ouvert.

Chercher trop d’optimisation dès le début, c’est le plus court chemin vers l’arrêt de l’activité. Or, c’est bien le chemin qui nous intéresse…

Courir, ça n’a pas besoin de servir à quelque chose, ça doit juste vous servir à vous.

Avant de courir / après avoir couru : que faut-il faire ?

Une petite appréhension pointe son nez.
Vous êtes motivé pour courir, et vous savez que vous n’avez besoin de rien. Mais tout de même… Courir, c’est du sport. Et c’est bien connu qu’avant de courir, il faut s’échauffer.

S’échauffer, c’est faire chauffer le corps et le mental. En gros, il s’agit de dire à son corps : va falloir bosser mon coco. Cela afin d’avoir plus de plaisir et d’éviter les blessures liées à un corps pas encore bien réveillé.

Première bonne nouvelle : l’échauffement peut consister à aller courir. Oui, vous avez bien lu. Courir très tranquillement peut suffire à échauffer son corps. Ça tombe bien, votre objectif est justement d’aller courir… Ou alors, vous pouvez marcher jusqu’à être prêt, physiquement et mentalement, pour courir. Cependant, certaines personnes ressentent le besoin d’y aller plus progressivement encore. Et si vous avez un peu de temps, c’est une très bonne idée.

Quel échauffement ?

Au lieu de vous donner du poisson, je vais vous apprendre à pêcher. Au lieu de vous donner une séquence type d’échauffement, je vais vous expliquer les principes. Après, c’est à vous d’explorer !

Les articulations

Pour courir, nous avons besoin d’une bonne partie des muscles du corps, et non juste de ceux des jambes. On va d’abord s’intéresser aux articulations. Quelles sont les parties dans votre corps qui s’articulent les une avec les autres ?

  • les orteils
  • les chevilles
  • les genoux
  • le bassin
  • les vertèbres
  • les épaules
  • les coudes
  • les poignets
  • les doigts
  • la tête (nuque / cou)

Commencez par mobiliser ce qui vous semble intéressant pour vous. Par mobiliser, j’entends le fait de les bouger dans les différentes directions possibles, avec douceur. Je suis sûr que vous allez trouver… Faire des ronds peut être un bon début. Évidemment, il y a des indispensables pour la course à pied : chevilles, genoux. Mais le bassin a aussi un rôle à jouer. Et les épaules. Et la tête ! Bref, encore une fois, c’est à vous de jouer. Essayez, allez courir, observez ce qui se passe, puis ajustez.

Amenez un peu de chaleur

Le simple fait de courir va accélérer le rythme cardiaque, et les muscles vont produire plus de chaleur en brûlant des calories. Si vous voulez préparer ce travail-là, vous pouvez chercher quelques mouvements à faire. Pendant ces mouvements d’échauffement, vous pouvez être plus essoufflés que lors de votre séance de course, cela ne pose pas de problème. Ne soyez juste pas épuisé. Cela permet aussi de préparer les muscles proprement dits. Exemples de mouvements :

  • Sauter sur place
  • Corde à sauter
  • Faire des burpees
  • Faire des pompes
  • Danser !
  • Ce que vous voulez !

Alterner les mouvements comme vous le souhaitez. Mettez-y du fun. 😉

Et le mental !

Dernière partie de l’échauffement, c’est le mental ! Vous allez courir. Vous pouvez avoir un petit rituel pour signifier à votre tête que c’est le moment de votre séance. Relire vos motivations pour aller courir, fermer les yeux pendant 30 secondes en vous imaginant courir, visualiser votre circuit, pensez à Rocky, mettez VOTRE musique de warrior…

(bon, contrairement à Rocky, gardez le sourire )

Après avoir couru ?

Certains vous diront qu’il faut absolument s’étirer, sinon, vous serez bombardé de courbature le lendemain… Sachez qu’aucune étude ne montre un lien direct entre les étirements post-séances et la présence de courbatures. Les étirements eux-mêmes ont tendance à être assez critiqués.

C’est surtout l’hygiène de vie globale qui semble influencer les capacités de récupération.

Flûte, alors, on est foutus, on ne sait pas quoi faire.

Pas d’inquiétude, car vous avez une chance énorme. Vous. Vous êtes votre chance énorme. Essayez, trouvez ce qui vous convient. Et ce qui vous convient aujourd’hui peut être différent de ce qui vous convient demain. Testez. Mais que tester ?

  • La descente progressive : ralentissez votre rythme de course, puis marchez encore quelques minutes, pour que votre corps, vos muscles et votre rythme cardiaque se calment tranquillement.
  • De légères mises en tension de vos muscles pendant 5 à 10 secondes, accompagnées d’une respiration profonde. Il s’agit de tendre les muscles qui ont été particulièrement sollicités : mollets, quadriceps.
  • Pourquoi pas un enchaînement de mouvements de style Yoga ?
  • Et tout ce qui passe par votre tête.

La posture du coureur

Commencer à courir : soyez digne
Ceci n’est pas être digne…

Avez-vous déjà vu passer ces coureurs qui ont l’air d’être à la fin de leur vie, lors de leur footing du matin ? Est-ce qu’ils sont beaux ? La question peut faire sourire, mais elle est essentielle. Lorsque vous courez, restez digne, restez beau. Ann Trason dirait : restez sensuel. Courir est naturel. Donc la posture doit rester naturelle.

Pensez à rester digne vous évitera la plupart des erreurs de posture. Et vous permettra de courir plus longtemps avec moins de fatigue. Si vous pouvez de temps en temps vous faire filmer, c’est royal. Voilà quelques repères :

  • La règle des petits pas : faites des petits pas. Cela réduit les traumatismes à chaque pas.
  • Le regard est à une dizaine de mètres devant vous, menton légèrement rentré.
  • Le corps est sur un même axe, incliné légèrement vers l’avant. Il n’y a pas de cassure au niveau du milieu du corps.
  • Les coudes sont pliés à angle droit, les épaules relâchées.
  • On court avec ses bras. Si vous souhaitez aller plus vite, accélérez le mouvement de vos bras.
  • Prenez du plaisir et profitez du paysage.

Suivre un plan d’entraînement ?

Vous venez à peine de vouloir commencer à courir, et vous pensez déjà à un plan d’entraînement… Où est donc l’innocence de l’enfance ? Pour répondre déjà à LA question :

Est-ce qu’un plan d’entraînement est indispensable pour progresser ? Non.

De grands ultra-traileurs courent “à la sensation” et atteignent des sommets. De toute manière, le plan d’entraînement ne devrait venir que dans un second temps. Lorsque vous avez déjà accumulé assez de données sur vous-même et votre fonctionnement. Si vous trouvez ça fun de suivre un plan d’entraînement, allez-y. Mais en gardant justement le côté fun. Allez courir, même si vous n’avez pas la motivation pour faire la séance d’entraînement prévue.

Des alternatives aux plans d’entraînements ?

Les plans d’entraînements donnent du sens aux sorties. Vous pouvez vous-même trouver du sens à donner à ces sorties.

  • Découvrir un nouveau lieu / chemin / sentier par séance.
  • Ajouter une minute de plus par sortie.
  • Alterner la marche et la course. La course lente et rapide.
  • Aller courir hors des chemins, grimper aux arbres, courir à quatre pattes…

Courir, combien de fois par semaine ?

Vous avez du plaisir à aller courir ? C’est bon signe, continuez !

Faites de petites séances 5 fois par semaine, plutôt que deux grosses. Moins de traumatisme pour le corps = une meilleure adaptation de l’organisme.

Testez ce qui vous réussit le mieux. Vous pouvez commencer par 5 minutes le premier jour. Et vous ajoutez une minute par jour. Cela, du lundi au vendredi. Et regardez jusqu’où vous pouvez aller… Si vous “loupez” une séance, c’est tout à fait normal. Reprenez simplement le lendemain où vous vous étiez arrêté.

À quel rythme courir ?

Pour vous récompenser d’être venu sur ce site et de vouloir commencer à courir, je vais vous livrer un secret.

Ne vous préoccupez pas de votre rythme.
Concentrez-vous sur votre respiration.
Prenez l’air par votre nez.
En termes de rythme, cela doit être votre seule contrainte.
Prenez l’air par le nez.
Si vous n’y arrivez pas, ralentissez.
Si vous n’y arrivez toujours pas, marchez.
Ainsi, vous développez votre endurance de fond, la célèbre endurance fondamentale.
Tant que vous arrivez à prendre l’air par le nez, vous ne fonctionnez pas en sur-régime.
Ceci est un secret que je ne révèle qu’à vous. N’en parlez à personne… (dites-leur plutôt de se rendre sur Courir Un Trail !)

Quel objectif viser ?

Si vous êtes motivé pour courir la prochaine séance, vous êtes dans la bonne direction. Finissez votre séance avec le sourire, plus ou moins frais et dispo. Le “No Pain No Gain” n’a aucun avenir. Le bonheur, la joie de vivre et l’enthousiasme sont les armes de la réussite. Et non la douleur, la souffrance et l’inutile dépassement de soi. Chaque jour, agrandissez votre zone de confort, et vous vivrez heureux 😉 Et surtout… commencez à courir !

Scott Jurek : Courir pour surmonter les difficultés de la vie

Pour finir, je vous laisse avec les mots de Scott Jurek, l’un des plus grands ultra-traileurs, qui a mis son mode de vie au service de ses exploits dans le monde du trail.

” Je m’étais mis à courir pour des raisons que je commençais seulement à comprendre.
Quand j’étais enfant, je courais pour le plaisir, dans la forêt et autour de la maison.
Adolescent, je courais pour être en meilleure forme.
Plus tard, je le ferais pour trouver la paix.
Je courais parce qu’on m’avait appris que, quand on commence quelque chose, on ne s’arrête pas en chemin.
Parce que dans la vie, comme dans l’ultra, il faut aller de l’avant.
Je courais surtout parce que j’étais devenu coureur, parce que ça m’apportait un plaisir physique et m’éloignait des soucis, des petits tracas du quotidien.
Je courais parce que j’aimais les autres coureurs.
Je courais parce que j’aimais les défis et parce qu’il n’y a rien de meilleur que de passer une ligne d’arrivée ou d’achever une séance difficile.
En tant que coureur accompli, je pouvais dire aux autres à quel point il est bon de vivre sainement, de bouger tous les jours, de se confronter aux difficultés, de manger de façon saine.
Je pouvais dire que ce qui compte, ce n’est pas l’argent qu’on gagne ni l’endroit où on vit, mais la façon dont on vit.
Je courais parce que surmonter les difficultés d’un ultra-marathon me rappelait que je pouvais aussi surmonter celle de la vie, parce que surmonter les difficultés, c’est la vie. ” Eat and Run, Scott Jurek

Merci sincèrement d’être arrivé à la fin de cet article particulièrement costaud ! Si vous connaissez des personnes qui hésitent à commencer à courir, aidez-les en leur partageant cet article. 😉

Pourquoi Courir Un Trail ?

Pourquoi Courir Un Trail ?

Grande nouvelle… Courir un Trail arrive sur YouTube ! À cette occasion, pour ouvrir la chaîne YouTube, j’ai fait une petite vidéo de présentation. Je me suis dit que c’est le moment de faire un article pour éclaircir les tenants et aboutissements de Courir Un…

Pourquoi faire du sport va vous permettre d’être heureux pleinement ? (avec mode d’emploi !)

Pourquoi faire du sport va vous permettre d’être heureux pleinement ? (avec mode d’emploi !)

Cet article participe à l’événement interblogueur Le sport n’a-t-il que des bienfaits physiques ? du site Sophie-Aynaud. Si vous voulez découvrir d’autres articles pour être heureux grâce au sport, alors cet événement devrait vous intéresser. Tout dans les muscles, rien dans la tête ! Le…

Gérer l’abandon : 18 blogueurs vous donnent des pistes !

Gérer l’abandon : 18 blogueurs vous donnent des pistes !

L’évènement inter-blogueur de Courir un Trail Gérer l’abandon a remporté un beau petit succès. Vous êtes des chanceux !

Et oui, car les grands gagnants de ce genre d’évènement sont les lecteurs, qui peuvent retrouver au même endroit les meilleurs conseils sur un même sujet.

Cliquez ici pour télécharger le livre : Gérer l’abandon : 18 blogueurs vous donnent des pistes !

(Faites un clique droit puis enregistrez sous…)

Cet évènement est organisé autour du thème : Gérer l’abandon. Initialement prévu pour les cas d’abandons lors d’une course, ce thème peut évidemment être traité de manière plus large. Abandon d’étude, de travail, changement de direction…

Présentation des articles

Par ordre d’arrivé

Tu as échoué ? Félicitations !
Par Mickaël de Courir un Trail
“Vous voulez augmenter votre taux de réussite ? Doublez votre taux d’échec. Thomas J.Watson”

Comment j’ai surmonté mon échec ?
Par Alex d’Osez Courir
“Pour éviter que toi aussi tu sombres dans les méandres de la déprime, je vais aujourd’hui te révéler les astuces qui m’ont permis de ne pas baisser les bras !”

J’ai abandonné l’éducation nationale, et vous ?
Par Framagirl d’Education-Hacking
“Je parlerai ici de la possibilité pour n’importe qui d’abandonner n’importe quoi, lorsque le moment est venu.”

Comment anticiper la gestion de l’abandon ?
Par Jerem de Jerem-Runner
“Qu’est-ce qui peut-nous pousser à abandonner après plusieurs mois de préparation ? Comment nous préparer ? Comment anticiper l’après ?”

Que faire si vous trouvez un jeune animal sauvage abandonné ?
Par Flore de Découvrir-la-nature
“Nous allons voir ensemble les bons gestes à adopter lorsque l’on trouve un jeune animal sauvage abandonné.”

Gérer l’abandon quand on change de vie
Par Caroline de Devenir-nomade-digital
“Cependant, même si l’abandon n’est pas très valorisé dans notre société, est-ce une si mauvaise chose ?”

Gestion de l’abandon dans ma pratique sportive
Par Benjamin de la Team-Raidlight
“Je n’ai jamais abandonné de courses officielles mais comme beaucoup bien connus de gros passages à vide et cogité à ce sujet voir passé à 2 doigts.”

Solopreneur, comment gérer l’abandon ?
Par Cyrine de Cyrine-digital
“Un solopreneur se sent souvent tel un marathonien qui prépare sa course en amont, qui se lance et qui, peut-être en plein milieu du chemin, sent son corps l’abandonner et souhaite abandonner à son tour.”

Devez-vous abandoner pour être heureux ?
Par Sophie de Sophie-Aynaud
“Abandonner, prendre du recul, est une opportunité pour mieux évoluer. Il ne faut pas abandonner à la première difficulté. Mais il faut évoluer et sortir d’une situation qui ne nous rend plus heureux.”

Gérer l’abandon
Par Manon de Manon Bernard Photo
“S’autoriser à arrêter est parfois la meilleure des choses… pas tant d’abandonner… surtout pas si cela signifie de baisser les bras et de se recroqueviller sur soi-même. Arrêter, c’est arrêter aujourd’hui, pour prendre du recul, revoir nos priorités, nos intérêts et ensuite rebondir.”

Les 10 causes d’un abandon en ultra
Par Franck d’Objectif Trail
“L’abandon provoque des sentiments complètement à l’opposé du plaisir de franchir la ligne d’arrivée. Quels sont les principaux facteurs d’abandons ? Et comment gérer la suite ?”

Pourquoi vous allez abandonner vos principes et comment vous allez vous relever ?
Par Leïla de Chien-Ludique
“Peut-on se préparer à l’abandon ? L’abandon, c’est justement quand on en est à un point ou plus rien n’est gérable, non ? Alors, bien sûr, je pourrais me dire : oui, mais je vais tout faire pour que cela n’arrive pas. Sauf que ça va arriver ! Mais pas de panique, parce qu’en fait, l’abandon, ce n’est pas la fin de tout !”

Never give up ! N’abandonne jamais !
Par Nathalie de Je Comprends l’Anglais
“Dans cet article un peu spécial je vais traiter de la gestion de l’abandon de manière atypique : en faisant un parallèle entre l’enseignement-apprentissage d’une langue et la pratique sportive.”

Gérer l’abandon # Entre humilité et spectacularisation…
Par Morgan du Joggeur qui râle
“La prudence commande parfois l’abandon quand la bêtise inspire toujours le pire. La douleur ce n’est pas que dans la tête! N’en déplaise aux prédicateurs à #Hashtags!”

5 raisons d’abandonner un trail
Par Jérôme de Rêveur de trail
“Abandonner est souvent une affaire de gestion de notre amour-propre ! Pourtant, avec le recul, ce n’est pas une catastrophe, n’est-ce pas ? Je vous propose de passer en revue dans cet article les 5 principales raisons d’abandon lors d’un trail.

Gérer l’abandon
Par Pierre-Louis de Comélien
“Guidant mes pas jour après jour, les repères me permettant d’improviser face aux surprises de la vie sont l’Écoute, l’Adaptation et la Créativité.”

Gérer l’abandon
Par Julien de Fat Fuel Run
“Je n’arrive pas à voir l’abandon comme quelque chose de négatif, ça ne peut qu’être constructif. Les erreurs commises serviront toujours à réussir ensuite.”

Comment gérer l’abandon en Trail ?
Par Timothée de Blog Course en Montagne
“Nous ne pouvons pas supprimer tous ces facteurs mais nous pouvons les anticiper et faire en sorte de réduire le risque d’abandon. Pour cela il y a des techniques que je vais vous partager maintenant.”

Cliquez ici pour télécharger le livre de l’événement : Gérer l’abandon, 18 blogueurs vous donnent des pistes !

(Faites un clique droit puis enregistrez sous…)

Vous êtes extrêmement faillibles (et parfaits) !

Vous êtes extrêmement faillibles (et parfaits) !

Cet article participe à l’évènement inter-blogueur du blog Sans Sucre S’il vous Plait. Pour en savoir plus, vous pouvez lire Vivre sainement : mes difficultés au quotidien. L’idée de cet évènement est de montrer que même en tant que blogueur sur le bien-être, le sport…

Tu as échoué ? Félicitations !

Tu as échoué ? Félicitations !

Vous voulez augmenter votre taux de réussite ? Doublez votre taux d’échec. Thomas J.Watson, cité dans L’apprentissage de l’imperfection de Tal Ben-Shahar L’une des fois où j’ai échoué… Marathon du vignoble alsacien, 2018. C’est un marathon festif, où on peut courir au côté des schtroumpfs,…

Eat and Run : Parfois, il faut juste faire les choses…

Eat and Run : Parfois, il faut juste faire les choses…

“Vouloir être quelqu’un d’autre, c’est dilapider ce qu’on est.”
Kurt Cobain, cité par Scott Jurek dans Eat and Run

Eat and Run de Scott Jurek est souvent cité dans les bouquins bouleversants sur le monde de la course à pied.

Scott Jurek, star de l’ultra-trail, est un personnage qui se démarque par sa volonté. Quand on veut, on peut…

Encore faut-il savoir ce qu’on veut, et jusqu’où on peut...

C’est le moment d’embarquer dans un voyage au sein des ultra-trails les plus durs du monde, mais surtout au sein de l’existence de chacun.

C’est en tout cas la proposition de Scott Jurek : Eat and Run, c’est le récit de sa vie, mais c’est peut-être aussi un guide pour chacun.

“Je ne vous dirai pas qu’il suffit de croire en ses rêves pour les voir se réaliser. Je vais plutôt vous montrer de façon concrète comment je me suis transformé de l’intérieur et comment vous pouvez le faire à votre tour. Que vous soyez marathonien ou simple joggeur, nageur ou cycliste, jeune ou vieux, gros ou maigre, vous pouvez y arriver.

[Eat and Run], c’est l’histoire de tous ceux qui se sont un jour sentis coincés, de tous ceux qui rêvaient de faire mieux, d’aller plus loin.”

Si la proposition de base est que l’histoire de Scott soit universelle, attendez-vous à entrer dans l’intimité d’un champion, de son enfance à ses nombreux doutes.

Et surtout, suivez le cheminement d’un athlète très haut niveau, qui pour pouvoir devenir le meilleur, à dû développer une approche holistique de la course à pied.

“Je ne pouvais pas donner plus, mais j’avais appris quelque chose de très important. Je pouvais courir plus intelligemment. Je pouvais manger plus intelligemment. Je pouvais vivre plus intelligemment.”

“Parfois, il faut juste faire les choses”

Scott Jurek, ultra-traileur et auteur de Eat and Run

C’était le mantra de son père, un homme sévère. Répété tout au long de Eat and Run, cette phrase apparaît comme une réponse aux très nombreux “pourquoi” de l’auteur, ou plutôt une non-réponse.

“Tous les “pourquoi” du monde ne m’avaient apporté ni sérénité ni réponses. Mais le questionnement – et l’action- avaient fait naître quelque chose en moi. Quelque chose de fort.”

“À tous les problèmes que j’ai rencontrés dans ma vie, j’ai apporté la même réponse :  Avance ! Même quand mes poumons ne me fournissaient plus assez d’oxygène, quand mes muscles me mettaient à l’agonie, je savais que la solution viendrait de mon mental.”

Eat and run regorge de conseils pratiques…

C’est le coach Scott Jurek qui parle, mais à la manière d’un ami. Ce sont des suggestions plus que des directives, issues de ses recherches et expérimentations.

Un peu de gainage, d’étirements, de respiration (par le nez autant que possible), de méditation, améliorer sa vitesse et son endurance fondamentale, comment poser le pied, l’intérêt de la course pieds nus, la posture, check-list pour gérer les coups de mou…

Ce n’est pas un guide complet. Au contraire, il traite de ses sujets au fur et à mesure de son récit, au détour d’un chapitre, en quelques phrases concrètes.

“Ce sont vos jambes qui vous propulsent, mais c’est votre dos et vos abdominaux qui assurent la transmission.”

La check-list en quatre points :

  1. Prendre le temps de ressentir et d’accepter l’épuisement
  2. Faire un état des lieux
  3. Se demander comment arranger la situation
  4. Faire le tri entre les pensées positives et les pensées négatives

Scott, dans sa démarche holistique, cherche à se connecter un maximum à ses sensations lorsqu’il court ainsi que dans la vie quotidienne. Pour cela, il peut utiliser la technologie pour améliorer ses perceptions.

“J’ai découvert que je pouvais courir – et manger – en me fiant à mes intuitions primitives, à la manière de nos ancêtres, mais aussi affiner ces intuitions en mesurant les résultats. La technologie et l’instinct combinés me permettaient d’atteindre cette zone très étroite qui permet de donner le meilleur de soi-même sans crainte de se blesser ou de nuire à son organisme. Trouver cette zone et s’y maintenir sont les clés du succès.”

L’ultra-trail n’est pas pour les bisounours

L'utra-trail pour Scott Jurek n'est pas de tout repos

“L’équation est aussi simple qu’impitoyable : il s’agit de courir jusqu’à ce que ça devienne impossible, puis de continuer et de trouver de nouvelles sources d’énergie et de volonté pour courir encore plus vite.”

Et Scott le fait bien remarquer. Il raconte en détail à quel point ces courses peuvent être source de souffrances physiques et mentales. Mais pour lui, surmonter les difficultés, c’est toute sa vie.

“Je ne crois pas qu’ils le savaient à l’époque et je l’ignorais sans doute aussi, mais mes parents me préparaient à devenir un spécialiste des longues distances. Quand je me suis mis à la course à pied, je savais ce qu’était la souffrance.”

Il raconte, de l’intérieur, plusieurs ultra-trails mythiques auquels il a participé comme la Badwater dans la vallée de la Mort en Californie (réputée être la course la plus difficile du monde…), la Western States, la Spartathlon (246km sur route, entre Athènes et Sparte), la HardRock 100

“Pendant une course, les organes doivent choisir leur camp et c’est chacun pour soi.”

L’alimentation comme botte secrète et personnelle

“Bien manger, c’est une forme bon marché d’assurance maladie.

L’alimentation est une question de vie ou de mort. Nous sommes ce que nous mangeons.

Plus je mangeais sainement et plus je courais vite.”

Tout commença à la fin de son adolescence. Loin de toute idéologie à cette époque-là, il remarqua que ce qu’il mangeait influençait ses performances. Petit à petit, il se dirige vers une alimentation végétarienne, essayant même le tout-cru pendant une période (qu’il arrêta pour la raison suivante : cela prenait trop de temps pour bien mâcher).

Il n’essaye de convaincre personne. Pour lui, c’est une évidence : plus on fait attention à son alimentation, plus on va ajouter de légumes à ses repas. Il faut dire que sa réussite est la meilleure manière de donner envie d’adopter un modèle alimentaire réfléchi.

Les recettes de cuisine de Scott Jurek

Plus d’une vingtaine de recettes végétariennes agrémentent Eat and Run. C’est un point d’originalité appréciable. Quand je vous dis que certains ont dévoré ce livre…

Juste pour en citer quelques-unes :

  • Boisson pré-effort Green Power
  • Smoothie anti-inflamatoire Strawburst
  • Trail wrap houmous
  • Quinoa-woaw !
  • Barre chocolatée aux haricots azuki
  • Pop-corn oméga
  • Pizza sortie longue

Comment s’inspirer de Scott Jurek ?

  • Parfois, il faut juste faire les choses…
  • Si vous voulez devenir coureur, courez !
  • Courir, cela passe aussi par le haut du corps : gainage, yoga, pilate, choisissez !
  • Vivre (et courir) intelligemment
  • Avoir la check-list en 4 points en tête
  • Ne jamais cesser de vouloir s’améliorer, d’étendre ses connaissances et de tester

Il ne tient qu’à vous de tout changer. Pas du jour au lendemain, mais petit à petit. La vie n’est pas une course. Ce n’est pas non plus un ultra-marathon même si ça en a l’air. Il n’y a pas de ligne d’arrivée. On s’acharne à atteindre un but et c’est important d’y arriver, mais ce n’est pas le plus important. Ce qui compte, c’est comment nous y parvenons. Ce qui est essentiel, c’est le pas qu’on fait maintenant, celui que vous faites en ce moment même.
Chacun suit sa propre voie. Manger sainement et courir sans contraintes m’ont permis de trouver la mienne. Ça peut vous aider à trouver la vôtre. Qui sait où elle vous conduira ?

Vous l’avez compris, ce livre est riche à plusieurs niveaux, même si il ne faut pas s’attendre à un guide complet. C’est avant tout un récit de vie.

D’autres articles vont suivre pour approfondir plusieurs points pour lesquels je manque de place ici… Oui, je l’aime bien Scott 😉

Maintenant, à ton tour. Dis-moi en commentaire quelle place a l’alimentation dans ta pratique ?

 

Pour acquérir Eat and Run de Scott Jurek, vous pouvez passer par ce lien. Cela ne vous coûtera pas plus cher, et me permet d’avoir quelques centimes pour continuer mes aventures…

 

 

Connais-tu Stéphane Brogniart ? Il a une approche similaire concernant l’instant présent dans la course. Tu peux le découvrir dans cet article : Devenir champion du monde de mon monde.

Courir comme les tarahumaras !

Courir comme les tarahumaras !

Vous avez lu la chronique sur Born to Run ? Vous voulez maintenant vous aussi devenir un super-athlète, cheveux dans le vent, et courir toute la journée comme les tarahumaras (ou raramuris) ? Si aller au fin fond du Mexique n’est pas dans vos projets…

Born to Run : Sommes-nous faits pour courir ?

Born to Run : Sommes-nous faits pour courir ?

Les tarahumaras sont sans aucun doute une source d’inspiration pour tous ceux qui, comme nous, pensent que courir n’est pas seulement une passion mais d’abord un mode de vie. Kilian Jornet, préface de Born to Run Born to Run : je cours donc je souffre…

Joan Roch : Ma Vie est un Ultra

Joan Roch : Ma Vie est un Ultra

[ratings]

Faire de sa Vie un Ultra-Trail

Ultra-Ordinaire, journal d’un coureur, de Joan Roch. Paru aux Éditions de l’Homme en 2016.

C’est un récit d’aventures véridiques par celui qui courait plus de 5000km par an, avec des sorties biquotidiennes de 5 à 250km par jour, 5 jours par semaine.

Le livre, majoritairement illustré par les photos de l’auteur, regroupe différents articles qui sont parus initialement sur son blog.

La promesse du livre :

Ainsi, il nous fait vivre une aventure humaine hors du commun et pourtant accessible à tous.

Accessible à tous, vraiment ? Voyons voir ça…

 

Un coureur qui tarde à naître…

Qu’on soit clair dès le début, Joan Roch a toujours été sportif. Mais, en tant qu’adolescent, il était plutôt dans la catégorie des sportifs sans sport de prédilection : tennis, golf, athlétisme, Aïkido, basket-ball… Comme tout bon jeune ouvert d’esprit (et influençable), il suivait ses amis dans leurs passions sportives.

De la course à pied ? Pas vraiment. Ce n’est qu’à vingt ans qu’il se met à la course. Sans succès. Et oui, courir peut se montrer vraiment ingrat. Viennent ensuite le service militaire (avec un peu de course à pied, oui!) et l’inévitable… Boulot, dodo, kilos (et jeux vidéos). Cependant, il y a quelque chose. Un petit truc qui démange. Un petit truc qui dérange. Qui dérange son corps, ses mollets. De temps en temps, innocemment, il chausse ses chaussures. Pour courir un petit peu, sans grande régularité ni conviction. Mais le fait de courir est là, ancré en lui.

Au fur et à mesure, il arrive à courir deux à trois fois par semaine. Pas facile avec une femme, des enfants, un boulot, les trajets…

Est-ce donc ça la vie ? Les contraintes s’imposent, on ne peut pas faire ce qu’on souhaite. La volonté ne suffit pas. Et difficile de trouver la motivation pour courir le matin, avant que la tribu ne se réveille, ou le soir, après une journée assis au travail…

Ne peut-on pas modifier les lois de l’espace-temps ?

Spoiler : Si.

La clé de la réussite : la régularité

La régularité ? On connaît ça. Et après tout, si Joan Roch courrait déjà deux à trois par semaine, il est régulier, non ? C’est ce qu’on peut lire un peu partout, dans les nombreuses recommandations pour coureurs… Et c’est ce qu’il pensait aussi. D’ailleurs, courir plus n’est pas recommandé. Mais quand les signes du destin montrent un chemin, difficile de ne pas chercher à l’arpenter : son travail est situé à 10km de chez lui. Il a déjà pris goût à la gratuité de son trajet via le vélo. Alors, le jour où il se fait voler son mode de transport…

Et si… et si il avait la folie d’y aller en courant ?

10 km le matin, 10 km le soir. Pas vite, hein. Juste à son rythme du moment. Voilà qui réglerait le souci de trouver le temps et l’énergie de s’entraîner. 20 km par jour ? 5 Jours par semaine ? Des semaines à 100 km ? Bien supérieur à ce dont il a l’habitude. Mais la chance sourit aux audacieux, non ?

Étrangement, si le démarrage était souvent difficile, une fois le corps lancé, cela se passait plutôt bien.

J’ai donc persisté. Je n’ai même jamais triché. Je n’avais pourtant de comptes à rendre à personne et je ne m’étais pas non plus fait de promesses. En y repensant, je n’ai jamais regretté d’être allé courir et, finalement, je ne me suis jamais lassé de répéter le même parcours. Au cours des quatre saisons, j’ai pu voir, non, sentir la nature se transformer.

1ère année de ce régime saugrenu : Okay.

2ème année : Comment partager cette expérience ? Caméra au poing (ou sur le front), Joan Roch enregistre ses escapades biquotidiennes, en fonction de la météo.

Pour ce projet de court-métrage, rapporter des images spectaculaires était plus important que mon confort.

2ème année : Okay. Nombre d’heures d’enregistrement : 7h.
Résultats : après distillation, il reste 3 minutes et 22 secondes d’un grand cru, rapidement devenu viral.

Beastie Runs from Joan Roch / Ultra-ordinary on Vimeo.

La course à pied est enfin revenue à ses origines utilitaires.

Avant toute chose, courir

Joan Roch court pour aller au travail. Joan Roch court pour revenir du travail. Et ceci lui permet de courir des ultra-trails.

Oui, ces ultra-marathons (entre 42km et… 250km, parfois plus) qui se courent (et se marchent) en montagne en une seule fois, dont les organisateurs sont :

des sadiques, des pervers, des tortionnaires qui maîtrisent parfaitement l’art de vous faire emprunter les pires sentiers de leur coin de pays au moment de l’année où les conditions météo vont le plus certainement vous pourrir la vie.

Oui, il y en a près de chez vous, et si vous lisez cet article, c’est que vous rêvez sûrement d’en courir un. Voire que vous l’avez déjà fait. Félicitations.

La simplicité (et non la facilité) de l’entraînement de Joan se retrouve aussi dans son approche de la gestion de la course.

Approche minimaliste : une paire de chaussures, un cuissard et une montre.

course à pieds

En ne transportant rien, je ne me soucie de rien. Enfin, c’est ma théorie.

Courir, en refusant ce qui rend la course compliquée, calculée, préméditée, matérialiste.

Avancer, en ne me fiant qu’à mes sensations, plutôt qu’au rythme imposé par un gadget qui ne connaît rien de mon état de fatigue.

Un sujet récurent (malheureusement), qui revient chez les coureurs, accompagnés de grosses vagues de marketing : les chaussures. Alors Joan, ton choix ?

 La seule chose qui compte, c’est la présence d’une semelle.

Il achète autant que possible toujours le même modèle, tant qu’il existe (ce qui est difficile, étant donné que les fabricants changent souvent tous les ans, pour une version soi-disant améliorée).

Une simplicité de matériel qui ne s’arrête pas là. Ses expérimentations biquotidiennes qui bravent la météo, lui ont permis d’apprendre à s’habiller et surtout à avoir chaud, froid, faim et soif, et à découvrir que :

le corps s’adapte à presque tout, à condition « de lui donner la chance de montrer ce dont il est capable ».

Il boit très peu pendant la course. Ce qui le rend plus léger, ayant besoin de moins d’eau.

À force de pratique, j’ai changé bien des choses dans ma façon de faire.

À l’image des alpinistes, il mise sur la légèreté et donc la rapidité du déplacement pour ne pas avoir besoin de s’alourdir de vivres.

Un modèle alimentaire ? Sans connaissances, c’est par la pratique qu’il a trouvé ce qui lui convient le mieux : le ventre léger, voire vide.

L’entraînement à vide semble avoir réveillé en moi des mécanismes dont je n’avais évidemment jamais eu besoin dans mon ancienne vie.

Au diable le conformisme et vive l’expérimentation ! Bien décidé à écouter mon corps, j’ai donc mangé quand j’avais faim plutôt qu’à heures fixes.

Le message est limpide et l’obéissance de mise : si je n’ai pas vraiment faim, inutile de me forcer à manger.

Courir fait-il mal ?

Joan Roch ultra ordinaire

Lorsqu’on étudie des athlètes, l’une des hypothèses que l’on aimerait pouvoir confirmer est la suivante :

Arrivé à un certain niveau, les difficultés s’envolent, et il ne reste que le plaisir (?).

Alors, courir fait-il (encore) mal ? Joan Roch, ce héros père de famille respectable souffre-t-il encore ? Et si oui, comment gère-t-il la douleur?

Les réponses : Oui. Oui. Par le mental.

Les traileurs sont souvent regardés par les gens normaux avec beaucoup d’incompréhension, voire ce sourire gêné et compatissant, réservé aux simplets ou aux fous. Dire que les traileurs sont un mélange des deux est une possibilité que l’on peut aisément garder à l’esprit.

(oui, car passer des heures à courir en montagne pour revenir au point de départ n’est pas une activité qu’on peut qualifier de « normale »)

Attention, ce que vous allez lire ne va pas plaire à votre maman. Ni à votre médecin. Ni à votre compagnon / compagne. Et peut-être même pas à vous-même.

L’entraînement transforme le corps en profondeur, dans toutes ses fonctions. Parfois, ça grince, d’autres fois, ça coince.

Lors de ces courses interminables, à travers la planète, Joan navigue entre la douleur et la blessure pour pouvoir progresser. Faire de la douleur une amie, sans toutefois aller jusqu’à la blessure. En tout cas, c’est la théorie. C’est sa théorie.

J’aimerais pouvoir claironner que j’ai trouvé une recette pour courir sans encombre pendant des heures, mais c’est impossible. […] J’ai moi-même assez d’abandons à mon actif pour savoir que franchir la ligne d’arrivée n’est pas scientifiquement prévisible. Tant que la tête veut, le corps même brisé va suivre. À l’inverse, si la motivation s’étiole, c’est le début de la fin, même quand rien d’autre ne cloche.

Joan est donc encore humain. Il lui arrive d’avoir mal, surtout pendant les 20 ou 30 heures que peuvent représenter un ultra-trail. Il mise sur son mental pour dépasser la douleur. Souvent, ça marche. Parfois, non. Surtout que dès le lundi matin, il doit repartir -en courant- à son travail.

Mais si courir peut faire si mal, pourquoi s’infliger une telle épreuve ?

Pour essayer, une fois de temps en temps, d’exploiter ce capital que j’ai accumulé pour aller à la recherche de ma limite personnelle absolue, sans jamais véritablement pouvoir l’atteindre, puisque le corps ne fait pas crédit.

Il a aussi son mantra à lui, pour lui redonner courage :

Ce ne sont que quelques heures de ma vie

Devant le néant qu’induit le manque de sens de s’infliger une telle épreuve, et ce, plusieurs fois par an, Joan s’est une fois inventé un personnage, son alter ego : Batman. Et tel le justicier masqué, il s’élance tout au long de la course pour motiver les autres participants. Et ça a marché !

L’Échec ? Une étape vers le succès

L'échec, une étape vers le succès ?

Voilà une notion qui me semble très importante à relever. Devenir un ultra-traileur dépend de beaucoup de facteurs. Et il est tout à fait légitime de se demander si c’est possible pour nous. Ou si c’est réservé à une élite, génétiquement favorisée.

Lorsqu’on dit à Joan qu’il est spécial, il répond simplement que c’est juste de l’entraînement, que c’est le résultat d’une décennie de progrès infimes.

Joan Roch a souvent abandonné. Comme n’importe qui d’autre. Dans le monde de l’ultra-trail, même le favori peut abandonner. L’abandon, la blessure, le coup de mou ne sont en aucun cas signe de ne pas pouvoir réussir.

L’abandon n’est pas une barrière. Mais une étape nécessaire pour aller plus loin. C’est une source d’apprentissage. Et cela fait partie du jeu.

Et petit à petit, grâce à ces échecs (que le mot est mal choisi!), Joan apprend à mieux se connaître et donc, à mieux gérer son état.

Mais pourquoi court-il ?

Si la question n’est pas originale, les réponses le sont souvent. Si l’auteur nous donne un ensemble de réponses, il est encore plus intéressant de regarder ce qui s’est passé après la sortie du livre.

Deux mois après, en mai 2016, Joan Roch arrête de courir. Considérant que le trail ne lui a plus rien apporté de nouveau depuis l’Ultra-Trail du Mont-Blanc en 2015, il ne parvient pas à trouver la motivation pour s’élancer sur ses prochains défis déjà programmés.

Alors, discrètement, il arrête tout. Sa vie n’est plus la même, les circonstances ont changé. Joan Roch arrête de courir. Même pour aller au travail.

Déprimé ? Apparemment non, il arrête, simplement, naturellement. C’est la fin. Il lâche un dernier « Plus jamais ça ». C’est grand. Se sentir assez libre pour arrêter du jour au lendemain. Un grand homme.

Et puis, en 2017, un sursaut. Joan Roch est à nouveau inscrit sur un trail, le 160km du Bromont. Le grand retour ? Non, juste comme ça.

Un homme libre, je vous dis… Ah, et il ne prend même plus sa montre pour courir.

Pour en revenir à son livre, Ultra-Ordinaire, journal d’un coureur : pourquoi court-il ?

Pour la mobilité. Plus rapide qu’à pied, plus libre qu’à vélo. Dans un monde où mobilité et vitesse sont souvent confondues, il souhaite revenir au simple fait de courir, activité universelle, simple, ancestrale et bienfaisante.

Voilà pourquoi je cours. Pour me déplacer sans aucune contrainte et pour explorer des lieux à ma guise.

Je cherche mes limites. Je doute qu’elles existent vraiment.

Pour se maintenir en forme, afin de réaliser des ultra-trails.

Il n’y a aucun autre objectif que celui d’avancer. Matin et soir. Jour après jour. Pour voir jusqu’où ma routine peut m’amener. Ma vie est un ultra.

Joan Roch comme modèle

Nous l’avons vu, courir un trail est avant tout un état d’esprit, et si le corps doit être préparé, il en est de même pour l’attitude.

Dans notre époque où la connaissance est cachée sous l’information, et où l’action est plus difficile que de savoir, il est particulièrement intéressant d’avoir des repères. Ces repères peuvent être d’origines diverses, et notamment des modèles, des mentors. Des personnes inspirantes qui nous aident à garder le cap, à savoir quoi faire.

Et si vous vous inspiriez de Joan Roch ?

  • Essayez l’entraînement quotidien, voire biquotidien. Attention, ne cherchez pas à augmenter votre charge de travail ! Si vous courez déjà, répartissez simplement votre charge sur 5 jours. Si vous ne courez pas encore, allez-y progressivement, pour trouver votre limite, avant de chercher à la repousser. Commencer petit pour aller loin.
  • Courir est un mode de déplacement naturel. Levez-vous, et courez !
  • En cas de difficulté, trouvez-vous un mantra. Par exemple : Ce ne sont que quelques heures de ma vie. Ce ne sont que quelques heures de ma vie. Ce ne sont que quelques heures de ma vie…
  • Soyez libre dans votre pratique. C’est vous qui choisissez vos contraintes. Prenez une direction et explorez-la.
  • Trouvez-vous un alter ego qui vous accompagne, comme Batman pour Joan Roch. Cela peut être simplement une version de vous dans un 1 an, qui vous encourage à devenir ce que vous êtes.
  • Apprenez à avoir faim, soif, froid, chaud, et observez comment votre corps réagit. Vos limites viennent-elles de votre organisme, ou de votre mental ?

Alors, est-ce que tout le monde peut vivre des aventures à la manière de Joan Roch ?

C’est ce que le livre nous propose en quatrième de couverture.

Et effectivement, oui.

Déjà, en tant que lecteur, nous le suivons à travers 16 ultra-trails, agrémentés d’articles mêlant anecdotes et réflexions. Mais surtout, chaque page est une invitation à écrire sa propre histoire, à trouver sa manière de fonctionner, loin d’une préparation rigide. D’ailleurs, devinez quoi ? Joan Roch a horreur des plans d’entraînements !

Ressources

 

Un livre à conseiller, quelque chose à partager ? Laissez un commentaire. Merci 😉

Avez-vu déjà lu les 3 livres pour vivre sa Vie ?

 

Florian Gomet : Coureur et Aventurier, le tout en jeûnant !

Florian Gomet : Coureur et Aventurier, le tout en jeûnant !

Florian Gomet : souvent pieds nus… Il y a des êtres extraordinaires qui font des choses extraordinaires. Des êtres ordinaires qui font des choses extraordinaires. Dès lors, la question reste en suspens : naît-on extraordinaire ? Peut-on naître ordinaire et devenir extraordinaire ? Sommes-nous prédestinés…

3 livres pour vivre sa Vie, que ce soit en courant, en marchant ou par le sabre…

3 livres pour vivre sa Vie, que ce soit en courant, en marchant ou par le sabre…

Un livre pour vivre sa Vie, c’est quoi ? Pour moi, un bon livre, que dis-je, un excellent livre pour vivre sa vie – c’est à dire un livre qui peut influencer durablement la vie du lecteur – est un livre qui répond à deux…

Stéphane Brogniart : Devenir Champion du Monde de mon Monde

Stéphane Brogniart : Devenir Champion du Monde de mon Monde

Stéphane Brogniart est un personnage bien connu dans le milieu de l’ultra-trail. Déjà, il a l’aspect homme des bois réglementaire : grand, svelte, cheveux longs, vit dans sa cabane. Et puis, il en a dans les guibolles, palmarès à l’appui. Dans les guibolles, dans le ventre et dans la tête. Eh oui, dans la tête aussi, car outre son statut d’ultra-traileur reconnu, il porte aussi la casquette de conférencier, de préparateur mental pour sportif et bientôt celle d’aventurier. Car pour Stéphane, l’ultra-trail n’est qu’un outil pour atteindre son cloud , c’est-à-dire sa raison de vivre.

Le 30 juin 2018, dans la magnifique médiathèque de Remiremont (si vous suivez Stéphane de temps en temps sur les réseaux sociaux, c’est impossible d’ignorer qu’il est vosgien et fier de l’être), Stéphane Brogniart était présent en compagnie de Sarah Vieuille (championne de France de Trail long) pour présenter le documentaire “Un pas après l’autre” et taper la discussion, histoire de remettre l’église au centre du village (une expression chère à Stéphane).

Et franchement, impossible d’être déçu d’avoir fait le déplacement. Quand Stéphane Brogniart parle, le trail devient philosophie de vie.

Je vous propose dans cet article un paradigme qui pourrait bien vous changer la vie

Devenir Champion du Monde de mon Monde

Avant toute chose, une raison de faire

Est-ce que cela vous est déjà arrivé de vous demander, en plein milieu d’une course, ce que vous êtes venu faire là ? Sans forcément être au fond du trou, le corps râle, le mental en a marre, et bordel, pourquoi vous vous êtes infligé ça….

Mais qu’est-ce que je fous là ?

Oui, c’est tout à fait la question à se poser. Et vous allez devoir vous la poser. De toute manière, si ce n’est pas maintenant, ce sera dans quelques kilomètres. Ou un autre jour. Une autre course. Ou simplement le matin au réveil. Pourquoi faites-vous ça ? Pourquoi ça, plutôt qu’autre chose ?

C’est quoi ton cloud, ta grande idée, ton projet, ton objectif de vie ?

Vous ne pourrez pas y échapper. Pas le choix, vous êtes un être pensant. On ne peut pas échapper à son humanité. Comme c’est inévitable, autant y penser et y répondre maintenant, plutôt qu’en plein milieu du Cirque de Mafate, au 63 ème km de la Diagonale des Fous, avec personne pour vous sortir de là.

Plein de gens courent juste pour courir. C’est le traileur clé de 12 (autre expression favorite de Stéphane). Quand les difficultés arrivent, le mental lâche.

Alors, c’est le moment de réfléchir : si j’ai tellement de mal à me motiver pour aller courir, si je râle, si je peste… En fait, si je n’ai pas envie de courir, c’est peut-être juste que je n’ai pas de raison valable de le faire. De raison profonde. Retournez-vous. Un ours affamé vous poursuit ?  Des aliens teigneux ont besoin d’un cobaye humain pour une expérience secrète ? Votre compagnon / compagne (5ème Dan de Ju-jitsu brésilien) vous a retrouvé en bien trop bonne compagnie ?

Non ?

Alors, pourquoi courez-vous ?

Si c’est pour des podiums, du succès, un peu de gloire, okay. Pas sûr que le trail soit la bonne discipline. Pas sûr que ce soit très intéressant pour vous.

Ce qu’il faut, c’est trouver son cloud, son idée perchée dans le ciel. Pensez-y. Vous allez en avoir besoin.

Ici et maintenant

Traileur clé de 12 : Moi, je cours pour me vider la tête. D’ailleurs, j’adore avoir la musique à fond sur les oreilles.

Depuis quand se vider la tête est positif ?

Pour Stéphane Brogniart (et pour 3000 ans de culture orientale), quand on court, il n’y a que l’ici et maintenant. Se couper des tensions extérieures, ramener ses pensées à ce qu’on fait, et pourquoi on le fait (vous avez trouvé votre cloud ?).

La course ne se passe pas dans le passé, ni à l’arrivée, mais ici. À 2m50 devant vous. Et 2m50, on peut toujours les franchir en quelques foulées. Donc on peut toujours avancer.

Potentiel et contrainte

Nous avons tous un potentiel théorique. Que vous l’acceptiez ou non, vous ne pourrez pas devenir le nouveau Kilian Jornet . Mais par contre, vous pouvez essayer de devenir la meilleure version de vous-même.

Le potentiel théorique varie, en fonction d’une multitude de critères. Cela ne doit pas vous faire peur, mais bien au contraire vous encourager : il y a tellement de possibilités différentes de s’améliorer : alimentation, sommeil, entraînement, technique, gestion du stress, du mental… Par contre, être dans le déni ne vous aidera pas.

Avec Stéphane, on ne se cache pas derrière d’anciennes performances ou un futur hypothétique. Il faut être le meilleur possible le jour de la course, pas avant, pas après.

“Les athlètes passent beaucoup de temps à justifier leur médiocrité en cherchant des excuses, plutôt que de se centrer sur soi pour progresser.

Le jour où j’ai compris ça, j’ai vraiment commencé à progresser.”

Prendre un dossard, c’est tout mettre en œuvre pour être la meilleure version de soi le jour de la course. Et après l’arrivée, tirer les conclusions, et non les excuses.

Chaque excuse pendant la course, chaque pensée parasite nous éloigne de notre plein potentiel. Et risque de nous faire glisser sous la contrainte.

Si la contrainte devient trop lourde, on glisse en dessous, et c’est fini. Rester au-dessus de la contrainte. Avoir des armes assez solides. Et pour cela, devinez quoi… ? Il faut avoir une sacrée bonne raison de pourquoi on court. Et être centré sur soi.

Quand on court, on ne doit pas chercher à être traileur. On doit être soi.

Stephane Brogniart et Sarah Vieille

Nous avons tous un potentiel qui nous est propre. Il s’agit d’approcher les 100% de son potentiel. Devenir non pas champion du monde, mais bien, comme le répète Stéphane Brogniart : Champion du Monde de mon Monde. Et franchement, que peut-on souhaiter de mieux ?

C’est d’ailleurs dans cette optique là que Stéphane prépare son grand projet d’aventurier : la traversé du Pacifique à la rame en solitaire. C’est pour 2023, l’aventure s’appelle ETARCOS, et permettra à notre Vosgien de se rapprocher de son cloud, en vivant une situation en totale autonomie, pendant plusieurs mois.

Stéphane Brogniart comme mentor ?

  • Trouver son cloud personnel : c’est quoi votre raison / projet / objectif ? Le trail n’est qu’un outil, un tremplin.
  • Derrière chaque dossard, faire une colonne de + et une colonne de – . Et pour chaque –, mettre une piste d’amélioration concrète (action à entreprendre).
  • Se connaître. Et pour ça, n’écoutez pas les conseils à la mode : testez.
  • Ne soyez pas dans votre zone de confort, soyez en train de l’atteindre.
  • Si vous glissez sous la contrainte (emploi du temps chargé, stress, manque d’énergie), c’est que le projet ne vaut pas le coup. Posez-vous les bonnes questions.
  • Ne soyez pas le traileur en clé de 12, soyez vous-même.
  • Vérifiez régulièrement que l’église est au centre du village.

Merci, Stéphane, pour la bonne dose d’inspiration !

Pour suivre Stéphane Brogniart :

Alors, que retenez-vous de cet article ? Dites-le-moi dans les commentaires 😉