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Article invité : Le plaisir de courir !

Article invité : Le plaisir de courir !

La joie est dans tout ce qui nous entoure, il suffit de savoir l’extraire. Confucius. Je suis Timothée du blog courir-libre-en-montagne.com et j’aide les passionnés de Trail (course en montagne) à progresser dans leur vie et ce magnifique sport grâce à la montagne. Aujourd’hui j’écris…

La Clinique du Coureur : halte aux croyances !

La Clinique du Coureur : halte aux croyances !

La course à pied est l’un des sports où il y a le plus de blessés… Vous vous en rendez compte ? Est-ce que nous sommes faits pour courir ? En cas de blessure, vers qui se tourner ? Voyons cela avec Anne Gass, kinésithérapeute…

Jamel Balhi : Merci pour ce thé rafraîchissant !

Jamel Balhi : Merci pour ce thé rafraîchissant !

En quoi cette course est liée à ta cause noble, Mickaël ?
Là, je te le dis, tu fais de la merde.
C’est quoi ta cause noble ? Tu dois pouvoir me l’expliquer.
Sinon, c’est con d’aller courir.
Le trail, c’est con.
Moi, je n’ai jamais fait de trail.
Tous les autres font du trail.
Moi, je fais du Stéphane Brogniart.
Tu ne dois pas faire du trail, tu dois faire du Mickaël.

Pourquoi j’ai choisi Stéphane Brogniart comme coach ?
Pour ça.
Je ne voulais pas d’une approche sportive classique, mais d’un type capable de me permettre de remettre l’église au centre du village, comme il dit.
Alors, pourquoi je cours ?
Depuis quelques mois que je suis coaché par Stéphane, j’ai changé plein de choses pour coller à ses entraînements.
Je me suis surpris de remarquer tout ce que je pouvais encaisser, faisant des semaines à plus d’une dizaine d’heures de course à pied, vélo, natation, sans compter l’Aïkido que je pratique de mon côté.
Mais je ne me suis malheureusement pas surpris de voir ces séances défilées que je loupais, que je décalais, que je ne faisais qu’à moitié.
Et forcément, arrivent une course organisée, et la blessure.

Pourquoi ?
Qu’est-ce qui ne va pas ?
Le franc-parler du Vosgien me permet… me force à me demander pourquoi je cours.
Je le sais, hein.
Le cloud, la grande raison, la cause noble. Ça me parle.
Je n’ai jamais voulu être sportif.
Mais courir, oui.
Mais, alors, pourquoi ?
En fait, ça m’a sauté aux yeux.
Et à ma compagne aussi. Quoi de mieux que quelqu’un de proche, alliant la bienveillance et la lucidité d’un point de vue externe, pour confirmer ses intuitions ?

Je cours pour… me déplacer.

Pour aller d’un point A à un point B. Et entre les deux, découvrir, explorer.
Oui, je le sais.
Mais alors, en quoi cette séance précise sert ma cause noble ? En quoi cette course organisée est importante ?
Si je ne sais pas, si je n’arrive pas à savoir, forcément, je n’aurai pas l’énergie pour finir cette course, pour vivre pleinement cette séance.
Je veux juste me déplacer.
En marchant, en courant, qu’importe.
C’est juste que courir, ça permet d’aller plus loin.
Je veux rendre la voiture has-been.
Je veux passer du temps dans la journée à vivre des voyages.
Entre un point a et un point B.
tout simplement.
Même si je dois me lever à 3h du matin pour être à l’heure.
Même si je dois me déplacer de nuit.
Même si je dois dormir dehors.
Cela me saute aux yeux comme une évidence.
À ma compagne aussi.

Comment ai-je pu ne pas relier mon quotidien à ma cause noble ?Courir pour se déplacer

Pourquoi faire des courses organisées, alors ?
Simplement pour faire un test de ma méthode. Vérifier que ça fonctionne.
Et donner un cadre pour faire sauter des barrières.
Si j’ai été capable d’aller plus loin que ce que je pensais sur une course, alors, le quotidien sera plus facile.
Si je peux courir 56km avec du dénivelé, de la pluie, avec des horaires imposés, je n’aurai aucun mal à courir 50km sur du plat pour aller dans la grande ville d’à côté.

Voilà.
Grâce à Fred Whecler que j’ai interviewé il y a quelques mois, j’ai découvert Jamel Balhi.
La première personne à avoir fait un tour du monde en courant…
Oui.
Je pense qu’on peut dire qu’il court pour se déplacer, lui aussi.
J’ai lu l’un de ses ouvrages. Car il est écrivain et photographe.
Si c’est un magnifique coureur, c’est aussi un bon écrivain. Et semble-t-il, d’une grande humilité.
Je vous livre ici quelques extraits de “un thé à Shanghai”, de Jamel Balhi.

Jeune et insouciant, il est victime d’un grave accident de moto à 20 ans.
Il n’aura exercé qu’un métier de bagagiste, mais rêve pourtant de jouir de la liberté de voyager à travers le monde, à moto certainement… jusqu’à son accident en moto.

Arrivée ensuite à Paris, sa moto est volée.
Au diable les objets !
Il court chaque jour de 10 à 20km, souvent la nuit, car :

« Vidée des trois quarts de ses habitants, Paris peut enfin s’affirmer comme la plus belle ville du monde ».

Son travail touche à sa fin :

« Il m’aura fallu plus de courage pour affronter un travail de 9 à 17h que pour partir vers la Chine ! Mieux vaut passer une semaine avec l’homme le plus pauvre du monde qui me donne tout sauf de l’argent qu’avec un employeur qui me donnerait de l’argent et rien d’autre. »

« Ma vie allait devenir mon travail, et vice-versa. Le terrible accident dont j’ai été victime m’a fait dire non à la vie d’hier et ouvrir les bras en grand à la vie de demain.Dès lors, je me consacre entièrement à des activités contemplatives et lie l’existence à l’épicurisme. Je mets fin à mes études. La porte de sortie s’ouvre sur l’horizon. La Terre devient peu à peu mon unique école. Une classe sans professeur, c’est ce que je connais de mieux. Étudiant, je pensais que je le resterais toute ma vie. C’est la meilleure des positions sociales, à condition d’être un étudiant sans universités. Mes enseignements sont dans la nature, gratuit de suroît, et mes plaisirs dans l’observation raisonnée du monde. »

« Il existe plusieurs façons d’étudier. On peut lire dans les livres des expériences écrites par d’autres ou aller voir soi-même. J’ai voulu faire ma recherche personnelle de la vie en me jetant dans le monde, sortir du livre, me « dé-livrer ». En se jetant corps et âme dans la marmite du monde, on se dépouille de toute notion superflue. »

Arrêté, il passe trois jours en prison, refusant de faire son service militaire. Déclaré par la suite inapte, il n’a que trop besoin de liberté, de s’enfuir de l’autre côté de l’horizon…

Jamel Balhi

Parcourant le monde, tel un vagabond, un ménestrel. Où dormir ?

« La Terre pèse six milliards de millions de tonnes et sa superficie est de cinq cent dix millions et cent mille kilomètres carrés… Je ne pèse que 65kilos et mesure, 1,76mètre… J’en conclus que trouver un endroit où m’allonger ne sera jamais impossible ! »

Maniant la plume de manière fort agréable, Jamel Balhi raconte ses voyages qui sont une tranche de vie sur fond d’humanité. Il côtoie les plus miséreux, surtout dans les pays dits développés. Il est au fond comme eux, mais avec encore du sens à donner à sa vie. IL est avant tout libre. Et il court. 70Km par jour. Plus ou moins. Tous les jours.

« Un étranger est un ami que l’on n’a pas encore rencontré. »

« C’est en se jetant dans le monde, en y souffrant, en y luttant, que l’homme se définit peu à peu. » Jean-Paul Sartre, cité par Jamel Balhi.

Jamel Balhi… un livre surprenant ?
Courir, n’est-ce pas monotone ?
Il arrive, à travers son livre, à sélectionner les anecdotes avec justesse et humilité, lui qui a côtoyé le monde, la misère, la simplicité, l’opulence, le luxe…
À croire que la véritable richesse n’est pas tant le monde si vaste… mais d’avoir un esprit – et un corps – comme le sien.

J’aime à dire que la course peut être un outil de développement personnel, ou quelque chose comme ça.
Pour Jamel Balhi, cela semble être plus qu’un outil, une évidence.

Peut-être qu’un jour, je parcourrais aussi 70 km par jour, et des centaines de milliers sur plusieurs années…
L’être humain est épatant, et Jamel Balhi en est un digne représentant !

Et vous, c’est quoi votre cause noble ?
Pourquoi courez-vous ? Pas pour être un traileur en clé 12, rassurez-moi 😉 ?

#ChampionDansLaTête : Courir : un désir, un besoin ?

#ChampionDansLaTête : Courir : un désir, un besoin ?

Suivre son désir ? Nous sommes dans une époque particulière. Jamais, nous avons eu autant de possibilités, de moyens et d’outils pour assouvir nos désirs. Jamais, dans l’histoire de l’humanité, ou en tout cas, du Néolithique, c’est-à-dire depuis 10 000 ans, nous n’avons pu mettre…

J’ai décidé de devenir champion du monde

J’ai décidé de devenir champion du monde

Dans quelques mois, cela fera un an que j’aurai lancé CourirUnTrail. Et ce lundi, je pars marcher 200km, en 7 jours, sans manger… En jeûnant… Avec 9 autres compagnons, dont Florian Gomet, aventurier hygiéniste, triathlète original, une source d’inspiration et un ami maintenant. En moins…

Sébastien Spehler : Courir a toujours été important pour moi

Sébastien Spehler : Courir a toujours été important pour moi

Sommes-nous faits pour courir ? En tout cas, Sébastien, il semblerait que oui ! Petite entrevue avec un bonhomme qui défend les couleurs d’Alsace un peu partout.

Vous voulez courir au même niveau que lui ? Entraînement, entraînement, entraînement… Autre chose ?

Suivez CourirUnTrail sur votre application favorite de podcast ! Sébastien Spehler, vainqueur !

Bonjour Sébastien Spehler, merci de consacrer du temps à CourirUnTrail. Tu es la gloire de l’Alsace dans le monde du Trail ! Tu as été champion du monde de Canicross, et champion de France de Trail long, entre autres. Aujourd’hui, à presque 31 ans, ton palmarès est plus que respectable. Tu es aussi coach pour les athlètes. J’ai lu que tu avais fait ta première course à 6ans. Qu’est devenu le petit Sébastien ? Pourquoi court-il ?

Sébastien Spehler :
Tout simplement, je pense que c’est une continuité dans ma vie. J’ai commencé très jeune, un peu par hasard, car il y avait un président de club, Jean Ritzenthaler, qui habitait dans mon village et qui m’a mis à la course à pied. Je me suis rapidement inscrit dans un club d’athlétisme, puis je suis arrivé à la compétition par le cross et la piste, un peu plus tard, du 10km et enfin de la course en montagne.

C’était assez logique ?

Sébastien Spehler :
Oui. Il y a plein de jeunes qui courent puis arrêtent. Moi, j’ai continué, car j’aime bien ça. Ça a toujours été quelque chose d’important pour moi.

Quelle est ta routine d’entraînement ?

Sébastien Spehler :
Je n’ai pas particulièrement de routine, puisque j’ai des objectifs différents tout au long de l’année. Je m’entraîne de 4 à 8 fois par semaine. C’est très varié. Je suis un coureur assez polyvalent, je pense, mon entraînement est donc plutôt polyvalent.

Combien d’heures par semaines ?

Sébastien Spehler :
Entre 10 et 15 heures.

Comment gères-tu la vie de famille et les amis ? Ça ne doit pas être facile, tout en plaçant les entraînements.

Sébastien Spehler :
Oui, c’est sûr, ce n’est pas facile. Mais c’est une habitude. Et mon entourage sait ce que je fais. Il faut pouvoir se dégager du temps, bien s’organiser.

Sur ton site internet, tu parles de ton enfance plutôt rude et compliquée. Quand as-tu eu ton premier chien et qu’est-ce que cette relation t’a apporté ?

Sébastien Spehler :
J’ai eu un premier chien à 6ans, offert par ma grand-mère. Pour moi, c’était un ami, en quelque sorte.

Tu as eu un chien avant d’entrer dans l’armée en tant que maître-chien, alors ?

Sébastien Spehler :
Oui, j’ai eu des chiens toute ma vie.

Quand as-tu commencé à faire du cani-cross ?

Sébastien Spehler :
Beaucoup plus tard, à 19ans à l’armée. C’était la méthode d’entraînement pour entretenir le physique des chiens. Ça me plaisait beaucoup. J’aime bien les chiens et la course à pied. Donc ça permet d’associer les deux.

En tant que maître-chien, qu’est-ce que tu aimais le plus dans ce métier, et le moins ?

Sébastien Spehler :
Très honnêtement, je n’ai pas de très bons souvenirs de l’armée. J’aimais bien, car on faisait beaucoup de sport. Mais sinon, je m’ennuyais pas mal.Sébastien Spehler aux Templiers

Tu ne l’as pas gardé particulièrement dans ton cœur ?

Sébastien Spehler :
J’ai des bons souvenirs, bien sûr, comme les classes. Mais une fois que tu es dans les sections, c’est très cool…

Qu’est-ce qui différencie un trail d’un cani-trail, pour toi ?

Sébastien Spehler :
Je dirai que le cani-trail, on le vit avec son chien, donc il faut s’adapter par rapport à lui. Il va avoir rapidement soif, il n’a pas de camelbak avec lui ! On a la responsabilité du chien.

Les sensations avec le chien sont différentes ? On peut aller plus vite en descente ?

Sébastien Spehler :
Oui, bien sûr, même sur du plat. Avec un bon chien, on est tracté très fort. Un effet de survitesse énorme… Ce sont des sensations que j’ai beaucoup aimées en cani-cross puisque j’aime bien aller vite. C’est super intéressant.

Tu prépares différemment un trail par rapport à un cani-cross ?

Sébastien Spehler :
Oui, les épreuves de cani-cross restent des épreuves courtes, basées essentiellement sur la vitesse. Ce que je fais actuellement, ce sont des épreuves d’endurance. Ça n’a rien pas grand-chose à voir.

Imaginons que je souhaite te battre sur un prochain trail. Comment je dois m’y prendre ?

Sébastien Spehler :
Déjà, l’entraînement. Et la volonté. Je trouve que la course à pied est un sport très complexe, et j’apprécie cette dimension-là. Les gens pensent qu’on va juste faire un footing. Mais c’est très complexe : la partie mentale, la partie physique… Je pense que je ne néglige pas grand-chose de tout ça. Donc si on veut me battre, il faut être préparé.

Pas de secrets, de petits trucs ?

Sébastien Spehler :
Je ne me trouve pas plus fort qu’un autre. Je sais juste ce que je fais à l’entraînement, et tout vient de là. Si j’arrête de courir, je serai rapidement plus très fort.

Tu fais de l’entraînement croisé ?

Sébastien Spehler :
Oui. Pas mal de vélo. J’aime bien et il y a beaucoup de points positifs. Déjà, de varier, ce qui fait du bien du point de vue du mental, quand on s’entraîne beaucoup. Et ça permet de travailler différemment, de se renforcer musculairement, et faire des sorties longues un peu plus facile et moins éprouvante qu’à pied.

Tu recommandes le vélo à tes coachés ?

Sébastien Spehler :
Oui, s’ils ont un vélo. Au moins une sortie par semaine à vélo.

Tu entraînes tout niveau ?

Sébastien Spehler :
Oui, et même plus des coureurs lambdas que des athlètes de haut niveau. C’est tout aussi plaisant, en fin de compte. Pour moi, le niveau importe peu. Ce qui compte, c’est la volonté de la personne de respecter le plan et à aller s’entraîner.

L’aspect mental est important ?

Sébastien Spehler :
Oui, sur un trail, c’est très important. Sur une épreuve, ce qui va faire beaucoup la différence, c’est jusqu’où on accepte la douleur et jusqu’où on est prêt à aller. Sur un trail de 50 ou 80 bornes, on sera de toute manière fatigué, qu’on le fasse à un petit ou à un gros rythme. Après, c’est donc juste une question de mental : jusqu’à où on a envie de se faire mal ?

Tu as des exercices spécifiques pour le mental ?

Sébastien Spehler :
Non. Ça se fait au fur et à mesure pendant l’entraînement. Avec des séances de fractionnées, où ce n’est que ça : chercher plus loin. Je ne fais rien de particulier. Je pense que c’est une question de caractère aussi.

Quels sont les choix qui ont fait de toi ce que tu es devenu ?

Sébastien Spehler :
C’est compliqué à résumer. À partir d’un certain âge, je me suis beaucoup écouté, même si on pensait parfois que c’était de la folie. Je me suis écouté sans prendre en compte l’avis des autres à certains moments, et c’est ce qui a fait que je suis devenu ce que je suis aujourd’hui.

Le pire conseil que tu as entendu ?

Sébastien Spehler :
En course à pied, il y en a plusieurs qu’on peut entendre un peu partout. Toujours s’entraîner plus. Le hashtag No pain no gain. Il y a plusieurs sens à ça, et il y a aussi du très mauvais dedans.

Par rapport à l’entraînement invisible – le repos, l’alimentation – tu as une posture particulière ?

Sébastien Spehler :
Non. En trail, on brûle beaucoup de calories, donc on peut manger un peu plus. Je ne fais pas extrêmement attention. Mais je trouve que je mange sainement, sans me priver. Je pense que tout le monde sait comment bien manger, il faut juste le faire. En trail, on a le privilège de pouvoir faire quelques excès de temps en temps, vu les sorties que l’on fait. Après, c’est un mode de vie sain, et c’est comme ça que je fonctionne. Parfois, les gens pensent que je me sacrifie beaucoup. En réalité, je ne me sacrifie pas. C’est ma manière de vivre. Et si je ne faisais pas de sport, je vivrais un peu près de la même manière, je pense.

Si tu pouvais te rencontrer quand tu avais 20 ans, quels conseils te donnerais-tu ?

Sébastien Spehler :
De m’écouter.

C’est plus ou moins ce que tu as fait.

Sébastien Spehler :
Oui… mais un peu plus tard. J’ai perdu un peu de temps !

Est-ce qu’il y a quelque chose que les autres considèrent comme une folie ?

Sébastien Spehler :
Plusieurs aspects. Si on ne parle pas que de sport, je pense que dans la vie de tous les jours, les gens ont parfois des principes un peu dépassés. Quand j’avais dit que je voulais vivre à mon compte avec le sport, on me prenait pour un fou. Maintenant, j’ai réussi.

Professionnellement, tu ne fais que ça ?

Sébastien Spehler :
Oui, je suis athlète et coach sportif. Les deux me suffisent pour vivre.

3 mots qui animent ta vie ?

Sébastien Spehler :
Bien sûr.
Le respect. Ça me tient beaucoup à cœur.
Le dépassement de soi.
La volonté de bien faire, de travailler.

Ce sont des mots qui t’accompagnent depuis longtemps ?

Sébastien Spehler :
Oui, depuis toujours. Surtout le respect, cela me tient beaucoup à coeur.

Tes prochains projets ?

Sébastien Spehler :
Dans 10 jours, je vais partir aux États-Unis pour une course.
Et en fin de compte, durer le plus longtemps possible dans la course à pied. Gagner quelques courses, c’est bien, mais gagner pendant longtemps, c’est mieux. Ce n’est même pas une question de fierté ou de palmarès. Je trouve que cela montre qu’on a bien fait les choses, car on ne s’est pas blessé et qu’on a toujours envie. Je trouve que c’est chouette de pouvoir durer longtemps.

C’est quoi longtemps ? Jusqu’à quel âge tu voudrais être dans le haut du classement ?

Sébastien Spehler :
Au moins jusqu’à l’âge de 40 ans.

Tu as des exemples d’athlètes qui ont duré jusqu’à l’âge de 40 ans ?

Sébastien Spehler :
C’est compliqué, car ils n’ont pas commencé au même âge que moi. Donc, pas réellement, puisqu’ils ont commencé plus tard. Mais il y a des athlètes de 40 ans qui courent encore très bien. Je pense à Ludo Pommeret, à Cédric Fleureton, ces gens-là…

Tu penses que pour toi, c’est un avantage d’avoir commencé si jeune ?

Sébastien Spehler :
C’est de l’expérience en plus. À force, je me connais beaucoup. Il y a des situations de courses que j’ai déjà rencontrées beaucoup de fois. Quelqu’un qui débute ou n’en fait que depuis 3, 4 ou 5 ans n’a pas forcément rencontré. Même ce que j’ai fait sur piste ou en cross étant jeune, c’est du plus en trail.

Quel est ton meilleur souvenir en course ?

Sébastien Spehler :
Je dirai que c’est mon premier grand trail : Lavaredo UltraTrail que j’avais remporté à la grande surprise. Une superbe ambiance, avec les Italiens qui me criaient : Forza ! De magnifiques paysages aussi…

Un livre ou un film à conseiller ?

Sébastien Spehler :
Je lis très peu. Les films, il y en a plein… Je ne vais pas répondre bêtement Forest Gump, car ce n’est pas le meilleur film. J’aime beaucoup les films sur la guerre, je ne sais pas pourquoi. Je n’ai pas de titre qui me vient spontanément à l’esprit.

Comment nourris-tu ta motivation ? Parfois, où tu te lèves et tu te dis : là, je n’ai pas envie d’aller courir.

Sébastien Spehler :
Non, ça va. Il y a des périodes plus compliquées, principalement en hiver, quand il y a une mauvaise météo. Mais au retour du printemps et quand il fait bon, il n’y a vraiment aucun souci pour aller m’entraîner.

Oui, ça fait vraiment partie de ton mode de vie.

Sébastien Spehler :
Oui. Et puis, j’ai couru depuis toujours. Donc, il n’y a pas vraiment de souci là-dessus.

Depuis quand tu ne fais que ça professionnellement ?

Sébastien Spehler :
Depuis 2015, à 27 ans.

Et l’armée ?

Sébastien Spehler :
J’ai arrêté à l’âge de 21 ans.

Pour te suivre ?

Sébastien Spehler :
J’ai une page Facebook et Instagram. Et mon site internet.

Où on peut demander un coaching personnalisé qu’importe son niveau !

Oui, c’est ça !

Merci à toi.

Pour (essayer de) suivre Sébastien !

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Courir avec son chien ?

Courir avec son chien ?

Courir avec son chien ? Est un article proposé par Leïla, du blog Chien-Ludique ! Merci à elle  🙂

Courir avec son chien… même un trail ?

Les chiens, tout comme les humains, ne sont pas faits pour la vie de canapé. Si vous aimez partir sur les sentiers, mais que vous hésitez à emmener Médor avec vous, cet article est fait pour vous !

Courir avec son chien, le canicross !
Nourse et Anakin pratiquant la course non homologuée.

Un chien peut-il suivre mon rythme de traileur fougueux ?

Tous les chiens aiment se dépenser et surtout, partager une activité avec leur maître ! Mais certaines races sont moins adaptées, notamment les grands chiens qui peuvent avoir des problèmes d’endurance dus à des faiblesses cardiaques (c’est le cas du Saint-Bernard par exemple).

Et bien entendu, les vieux chiens sont comme les vieux humains : mieux vaut y aller mollo.

A part ces 2 points (race réputée délicate/grand âge), tous les chiens peuvent suivre le rythme de n’importe quel traileur… après un entraînement adéquat !

Comment transformer ma Pantoufle en athlète ?

Exactement comme vous l’avez fait pour vous ! Progressivement, en commençant par du fractionné par exemple. En pratiquant de préférence peu, mais souvent. En adaptant aussi l’alimentation.

Exemple d’entraînement spécial chien : dix minutes de marche, cinq minutes de course, jeu de balle (le chien doit rapporter la balle et on lui relance très vite : excellent pour le cardio ça!), on reprend la course (5, 10, 15… minutes selon votre ressenti de la fatigue du chien) et on termine par dix minutes de marche pour la récupération. Au fil des séances, alternez l’endurance (course) et le cardio (jeu de balle).

Pour l’alimentation : il faudra une alimentation complète de qualité : évitez les croquettes de supermarché. Et il faudra probablement augmenter la ration, mais uniquement les jours d’entraînement. Attention : le chien doit être nourri à distance de la séance (1h avant ou 1h après) pour ne pas perturber la digestion. Je préconise de le nourrir après la séance, et le soir pour qu’il puisse bien digérer au calme.

Le conseil en plus : bien observer les signes de fatigue. En général, un chien qui fatigue va se mettre à courir au plus efficace : à l’allure qu’il faut maintenir pour ne pas se laisser distancer par le maître, en ligne droite, juste devant/à côté/juste derrière le maître. Si on s’arrête et que le chien se couche, c’est que la fatigue est bien présente !

Pourquoi être si attentif à la fatigue du chien ?

Un chien veut avant tout faire plaisir à son maître et ne va donc pas s’économiser.
Par exemple : si je vois un de mes chiens fatiguer et que je le relance à la voix (allez, vas-y, go, go!), il va tracer comme s’il était en pleine forme…
Pour se rouler en boule dix minutes plus tard quand je m’arrêterai pour boire, comme s’il était au bout de sa vie.Pour éviter les blessures, il faut donc gérer la fatigue de son chien, car lui se donnera à fond.

Mais du coup, ça va perturber ma routine tout ça !

Oui. En bien !
Après un temps d’adaptation : préparation physique du chien, trouver le bon rythme, compréhension des signes de fatigue pour le maître, compréhension de l’exercice pour le chien…
Vous aurez à vos côtés le meilleur des coachs : celui qui veut sortir tous les jours avec vous, par tous les temps, et avec le même enthousiasme débordant. C’est-y pas formidable quand on y pense ?

Note de Mickaël : Stéphane Brogniart court souvent avec son chien. Alors, pourquoi pas vous ?

J’ai acheté un peu de matos pour moi, il faudra quoi pour mon chien ?

Pas grand-chose de plus que ce que vous avez sans doute déjà, à savoir une laisse et un collier.
Peut-être, changer de croquettes, ou augmenter les rations.
Les plus : pour courir la nuit, munir le chien d’un collier lumineux. Opter pour une laisse légère moins encombrante (celles pour le canicross sont bien pour ça : ultras légères et élastiques pour éviter les à-coups).
L’idéal étant d’apprendre à son chien à rester proche, sans laisse, bien concentré sur son maître.

Le Canicross ? Kézako ?

Une discipline sportive à part entière !
Il s’agit de courir avec son chien.
Le chien est vraiment un athlète pour le coup, car il doit tracter son maître à l’aide d’un harnais spécial.
La difficulté dans ce sport est de ne pas se laisser emporter par le rythme de son chien.
Il existe des compétitions officielles. C’est en tout cas une sensation assez grisante, car on gagne en rapidité.

Courir avec son chien au Doggy
Course Doggy Poil Express organisée au Bois de Boulogne par la collectivité locale

Attendez… il y en a d’autres des sports marrants comme ça ?

Oui, pas mal même !
À la base, ce sont des sports inspirés du ski-joering : un skieur tracté par un cheval.
On retrouve donc toujours le chien qui tracte son maître : course à pied et d’obstacle pour le canicross, mais aussi vélo, trottinette, karting… tractés par un ou plusieurs chiens.

Oui, pour certaines personnes, « Chérie, je vais sortir le chien, où est la laisse ? » se transforme en « Je vais pratiquer un sport extrême, t’as pas vu la GoPro ? »

Bref, il existe des tas de moyens de pratiquer des activités hors du commun avec votre chien !

Bon, ben, ça en fait des infos tout ça !

Oui, je pense qu’il est temps d’arrêter de lire et de sortir s’aérer l’esprit avec le chien !

Attends, et si je n’ai pas de chien ? Parce que tout ça m’a fait voir cette bestiole d’un autre œil…

Si ça t’a donné envie d’adopter un chien, et bien pourquoi pas ? Mais attention, un chien n’est pas un animal qu’on peut sortir une fois par semaine seulement…Cliquez ici pour découvrir en 10 minutes si vous pouvez adopter un chien.

Mais je ne peux que te recommander quelques races sportives :

2 types de chiens se prêtent bien au jeu : les chiens nordiques comme les huskies, dont la traction est une vraie passion (et obsession), et les bergers (berger belge par exemple ;-)) qui sont très proches de leurs maîtres, joueurs et toujours partants pour faire plaisir.

Il faudra choisir une race de taille moyenne : assez puissante pour que ce soit intéressant, tout en restant assez légère pour ne pas traumatiser les articulations. Les bergers étant des races de travail, ce sont des animaux robustes et endurants. Pour moi, c’est l’idéal !

Enfin, vous pouvez pratiquer en touriste : des mushers (maîtres de chiens de traîneau) organisent des sorties avec leurs chiens. Cela pourra vous permettre de découvrir toutes ces disciplines… Cliquez ici pour voir un exemple !

J’espère que cet article vous aura donné envie de (re)découvrir la gent canine…

Grâce à Leïla de Chien-Ludique !, chacun peut maintenant courir avec son chien. N’hésitez pas à visiter son blog sur l’éducation canine. Et vous alors, vous vivez des aventures avec votre compagnon à quatre pattes ?

Pierre Dufraisse de VérismeTV : une bonne santé pour changer votre monde

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Pierre Dufraisse, c’est un type éblouissant de santé et de force, qui, sur sa chaîne VérismeTV, est suivie par plus de 20 000 abonnés pour parler de… physiologie. Comprendre comment le corps fonctionne lorsqu’il est en pleine santé, et pourquoi la loi de l’hormèse -tout…

Fred Whecler : Quand je rêve que je cours, c’est le moment de repartir !

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Avec Fred Whecler, c’est le moment de découvrir comment joindre l’utile à l’agréable en courant pour de bonnes causes, comment changer de chaussures peut vous redonner l’envie d’aller courir, que la course à pied peut symboliser la liberté, et qu’avant toute chose, l’exploration est intérieure……

Prêt pour la prochaine étape de l’humanité ?

Prêt pour la prochaine étape de l’humanité ?

Bienvenue dans votre vie, cette œuvre d’art dont vous êtes le héros.
Extrait de l’e-book La prochaine étape de l’humanité

Pendant trois jours, j’ai partagé l’entraînement et la vie quotidienne de Florian Gomet, aventurier hygiéniste. J’en ai tiré un reportage de 14 minutes, et surtout, un e-book qui permet de mettre de l’aventure dans sa vie, de manière très pratique et pas-à-pas. Si le reportage vous a plu, l’e-book est parfait pour vous.

Pour avoir accès à l’e-book, votre première mission est simplement de laisser votre adresse-mail ci-dessous. Vous êtes libre de vous désabonner à tout moment.

Vous retrouverez :

  • L’intégralité des interviews
  • Le fichier personnel de la méditation de Florian Gomet
  • Un pas-à-pas pratique sur l’exposition au froid, le jeûne, l’alimentation vivante, la course pieds nus, la respiration…
  • La bibliographie et la webographie

Le lien de téléchargement de l’ebook : La prochaine étape de l’humanité

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La prochaine étape de l'humanité, avec Florian Gomet

Guide : Comment devenir un samouraï de la course à pied ?

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Aujourd’hui, je vous retrouve mes amis aventuriers, pour du lourd… Du très lourd. Et ce très lourd est là pour vous faire devenir léger. Très léger dans votre pratique. On va parler de course à pied, de guerriers, de croyances auto-limitantes, d’arts martiaux, de froid…

Bruno Redon : une vie de va-nu-pied

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Aujourd’hui, mes chers aventuriers, veuillez accueillir Tarzan ! Veuillez accueillir un hobbit ! Mmmh…. Veuillez accueillir Bruno Redon. Bruno Redon est un bipède humanoïde parcourant les chemins pieds nus, portant un regard critique sur le monde autour de lui… Lorsque je pars à la recherche…

Invité : Comment gérer son effort lors d’une course en montagne?

Invité : Comment gérer son effort lors d’une course en montagne?

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Ceci est un article invité de Stéphane. Qui est Stéphane ? Un joyeux luron qui a décidé de consacrer un site sur le fait de courir à jeun… Quelle drôle de luron, n’est-ce pas ? 😉
J’aime ouvrir Courir Un Trail à d’autres aventuriers. La différence de point de vue, le dissensus est une richesse.

 

Salut les amoureux du trail 🙂

Je suis Stéphane de Courir à jeun ! Passionné de course à pied et, comme vous, amoureux de la montagne. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je suis fier de vous faire part ici de mes apprentissages sur la gestion de son effort lors d’une course en montagne.

Gérer son effort en montagne
Magnifique vue panoramique depuis Les Rochers-de-Naye

Paradoxalement, j’ai commencé à courir sur recommandation d’un ami, il y a près de 15 ans, sur les distances de… 100 et 200 mètres. Eh oui ! Je n’aimais pas trop courir, mais j’avais des prédispositions à courir vite. Avant ça, lorsque je faisais du football, on m’appelait Speedy ! Bref, très vite, après une année déjà, malgré des résultats encourageants, je voulais courir plus ! Je suis donc monté sur 400m avec de gros résultats… rebelote une année plus tard, je monte sur 800m. Là, ça c’est corsé ! Le début de ma vie professionnelle et d’autres engagements personnels ont fait que, additionné à un entrainement trop poussé, j’ai accumulé de la fatigue physique. J’étais également fatigué mentalement de courir uniquement sur la piste… J’avais ENVIE de courir plus, beaucoup plus, de découvrir de nouveaux horizons. Je rêvais de montagne…

La montagne m’appelait !

Un jour, contrairement à ce que mes entraineurs (que je remercie encore) me conseillaient, je décidai de fuir le tartan pour les chemins caillouteux. La montagne m’appelait ! Et de la chance j’en ai, car je vis à quelques dizaines de minutes de beaux sommets à Fribourg en Suisse. De plus, durant la période estivale, chaque semaine se déroule des trails et courses en montagne.

En tant que Fribourgeois, en tant que Suisse et passionné de courses de montagne, je rêvais de concourir lors de la mythique course qui relie le petit village de Neirivue au Moléson (10.6km et 1’290 D+). Un gros morceau ! Je suis donc passé du 400/800m à une course de montagne. Et pas n’importe laquelle, sachant que c’est la légende Jonathan Wyatt qui en détient toujours le record. Cette course attire tout autant les plus populaires comme, chaque année, le gratin mondial du trail.

Gérer son effort par Stéphane Demierre
Beaucoup de souffrance, mais énormément de plaisir lors de Neirivue – Le Moléson

J’étais autant excité de prendre le départ que sous-entrainé pour ce genre d’effort… J’ai rapidement attrapé des crampes, après seulement quelques kilomètres. J’ai tout de même terminé la course… dans un sale état, mais HEUREUX. C’était le début d’une nouvelle passion pour la montagne qui, depuis, ne m’a jamais quittée…

Stop le blabla ! 🙂 Voyons maintenant comment bien gérer son effort et les expériences apprises tout au long de ces années à fouler les chemins de montagne.

  • Respecter la distance

Comme lorsqu’on court un marathon, la distance d’une course de montagne doit être respectée. La montagne doit être respectée. Plus important encore que sur marathon, le dénivelé positif et négatif doit être pris en compte. Je vais le répéter encore et encore, respecter la distance c’est se renseigner sur le parcours et surtout démarrer tranquillement.

Débuter à basse allure est essentiel, quel que soit l’effort. Même si on est un coureur plus rapide, comme moi, qu’endurant, les secondes gagnées lors des premiers kilomètres se paieront très cher au final. Être raisonnable est important. Une petite astuce, pour ne pas se griller lors des premiers hectomètres de course, est de discuter avec son voisin. On peut aussi regarder le paysage, regarder le sommet, si on l’aperçoit déjà.

Je vous partage une autre technique d’un ami, ancien participant au Tour de France reconverti avec succès dans la course à pied, Daniel Atienza. Durant la course (pas seulement lors de trail, mais durant n’importe laquelle), on peut se concentrer sur les chaussures du coureur devant nous. Essaie de bien rester concentré dessus. Analyse ses chaussures (couleur, style, marque…), mais aussi la foulée du coureur… résultat: 30″ d’écoulées et quelques dizaines de pas en plus direction le sommet. Durant ces quelques dizaines de secondes, à répéter tout au long de la course, notre esprit ne se concentre plus sur la douleur ou la souffrance de l’effort… c’est tout ça de gagner !

  • S’entrainer spécifiquement

Une course en montagne nécessite un entrainement spécifique. Sans trop rentrer dans les détails, il est nécessaire d’habituer son corps à cet effort. En effet, je conseille vivement de faire des sorties d’entraînements en moyenne montagne. Je qualifie la moyenne montagne lorsqu’on peut courir. Dès que l’on doit marcher, c’est trop pour un entrainement. L’efficience de l’entrainement n’est pas optimale. Mieux vaut donc courir, tranquillement sur de beaux chemins de montagne en admirant le paysage. Faire des petites pauses gratitude fait partie, pour moi, de mon entrainement.

Une autre possibilité pour les coureurs citadins est de faire des petites séries de 200 à 500 mètres en légère côte. Une fois en haut, on redescend en marchant pour récupérer et on repart. L’exercice peut être répété à volonté. Je conseillerai 6-8 côtes effectuées rapidement. Mieux vaut moins, mais mieux que trop.

Il reste bien entendu l’entrainement de renforcement musculaire. Je vous laisse le soin d’effectuer une recherche sur le web. Il existe de nombreux exercices. À mon avis, pour prendre de l’altitude, il faut aller en montagne, pas dans une salle de sport… 😉

  • Partir à allure faible

Je vous avais prévenu, je vais me répéter… Pour moi, un des points les plus importants: partir à faible allure ! En tant que coureur rapide (j’ai un plus grand talent en vitesse qu’en endurance), les départs rapides ne me posent pas de problème. Par contre, j’ai appris avec le temps que partir vite n’est pas forcément une bonne solution. Cela peut être éventuellement judicieux sur une course à plat de 5 à 15 km. Mais en montagne, c’est à oublier ! Mieux vaut perdre quelques secondes lors des premiers kilomètres.

Notre réserve d’énergie est précieuse pour terminer convenablement la course. Combien calent après 3km de course? Chaque seconde de gagnée au premier kilomètre sera des (dizaines de) secondes perdues à la fin. Retiens-toi, accélère progressivement et trouve ton rythme…

  • Hydratation (et nutrition)

Gérer son effort, plutôt le ventre vide !
Je conseille vivement de courir le ventre vide

Comme dans toutes courses, l’hydratation est la clé d’un effort de longue durée (plus d’une heure). Bien sûr, en tant qu’adepte de la course à pied à jeun, je ne vous conseille pas (et il va de soi) de manger un steak-frites ou des tartines avant une course. L’alimentation est un sujet très vaste. Je développe ce sujet sur mon blog. Il ne faut pas trop changer ces habitudes. Concernant l’hydratation, je suis d’avis qu’il faut boire régulièrement et par petite gorgée. Rien que ça… je ne calcule jamais si je bois 1 litre, 2 ou 3 litres par jour, car j’essaie de m’hydrater régulièrement, tous les jours, avec de l’eau, quelques fois du thé ou café.

Avant la course, qui plus est si sa durée dépassera l’heure, je veillerai les jours précédents à ne pas oublier de boire. C’est si vite arrivé de ne pas boire durant quelques heures… mais ça peut être tragique le jour J. Le jour de la course, je bois de l’eau. Parfois, je prends un peu de miel, j’aime bien. 1h30 avant le départ, j’apprécie boire un double expresso. Autrement c’est tout. Car je suis persuadé que ce n’est pas le jour J qu’il faut veiller à tout ces détails, mais bien tout au long de l’année.

  • Chaussures et équipement

Je ne fais pas de trail, ou très peu. Car j’aime courir minimaliste, entendons par là, courir avec le moins d’affaires possible. Pour moi, le trail est vite long. N’oublions pas, je viens de la piste. Je me contente donc de faire des courses de moins de 25 km. Peut-être qu’un jour, je me lancerai sur le trail 😉 En attendant, voici mon équipement habituel:

  1. Habits chauds à prévoir pour l’échauffement et l’après-course. Attention à la différence d’altitude. Une fois au sommet, il fera certainement 5 à 10 degrés de moins. Les spécialistes en météorologie conviennent généralement qu’il faut soustraire 0.6-0.7 degrés pour chaque 100m d’altitude gagné. Le vent peut également souffler fort.
  2. Pour la course, je prévois toujours une paire de chaussettes légèrement montante, des chaussures de courses adaptées au terrain (voici ma paire actuelle), un short, un t-shirt (sans manche la plupart du temps). Et c’est tout !
  • Repérage du parcours

 

Un repérage du parcours est toujours bien à effectuer. Si la course est longue, on peut sans autre le faire sur deux jours. Mais c’est essentiel de savoir à quoi on aura à faire le jour J: quel type de chemin, les pentes des montées et descentes.

On peut faire le repérage sur place. C’est l’idéal ! Et/ou si on a pas la possibilité, de visiter le site web de l’organisateur. On trouvera toutes les infos nécessaires: carte, profil, photos et même parfois des vidéos de la course.

À ne pas négliger !

  • Prendre garde aux petits chemins et descentes

La gestion d’une course de montagne, comme on l’a vu plus haut, passe par une gestion intelligente de son effort. Il faut également faire preuve d’intelligence dans les chemins cabossés ou les descentes raides. Je pense qu’il vaut mieux ralentir, ne pas prendre trop de risque, être raisonnable. Cela n’en vaut pas la peine. À plusieurs reprises, j’ai chuté dans des descentes… résultats (seulement ! … gratitude!!!) quelques jours d’arrêt. Tout ça pour grappiller quelques secondes. Cela n’en vaut vraiment pas le coup.

Le chemin est si beau

J’espère que ces quelques points t’aideront lors de tes courses et/ou entrainements en montagne. J’adore l’ascension. Il y a tant de moments zen. Je te recommande vivement de courir en montagne.

Également passionné de photographie et adepte des pauses gratitudes lors de mes sorties running, je t’invite à me suivre ici sur mon compte Instagram pour découvrir mes jolis paysages.

Les Rochers-de-Naye, sommet prisé des randonneurs et touriste

Finalement, je tiens à remercier Mickaël de Courir un trail de m’avoir permis de m’exprimer sur son blog. Je lui souhaite plein succès tout comme à toi, amoureux de la montagne.

Run and be happy 🙂

 

Merci Stéphane ! Et sinon, avant d’aller courir en hauteur, et si vous allez au travail en courant ?

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Stéphane Brogniart : Devenir Champion du Monde de mon Monde

Stéphane Brogniart : Devenir Champion du Monde de mon Monde

Stéphane Brogniart est un personnage bien connu dans le milieu de l’ultra-trail. Déjà, il a l’aspect homme des bois réglementaire : grand, svelte, cheveux longs, vit dans sa cabane. Et puis, il en a dans les guibolles, palmarès à l’appui. Dans les guibolles, dans le ventre et dans la tête. Eh oui, dans la tête aussi, car outre son statut d’ultra-traileur reconnu, il porte aussi la casquette de conférencier, de préparateur mental pour sportif et bientôt celle d’aventurier. Car pour Stéphane, l’ultra-trail n’est qu’un outil pour atteindre son cloud , c’est-à-dire sa raison de vivre.

Le 30 juin 2018, dans la magnifique médiathèque de Remiremont (si vous suivez Stéphane de temps en temps sur les réseaux sociaux, c’est impossible d’ignorer qu’il est vosgien et fier de l’être), Stéphane Brogniart était présent en compagnie de Sarah Vieuille (championne de France de Trail long) pour présenter le documentaire “Un pas après l’autre” et taper la discussion, histoire de remettre l’église au centre du village (une expression chère à Stéphane).

Et franchement, impossible d’être déçu d’avoir fait le déplacement. Quand Stéphane Brogniart parle, le trail devient philosophie de vie.

Je vous propose dans cet article un paradigme qui pourrait bien vous changer la vie

Devenir Champion du Monde de mon Monde

Avant toute chose, une raison de faire

Est-ce que cela vous est déjà arrivé de vous demander, en plein milieu d’une course, ce que vous êtes venu faire là ? Sans forcément être au fond du trou, le corps râle, le mental en a marre, et bordel, pourquoi vous vous êtes infligé ça….

Mais qu’est-ce que je fous là ?

Oui, c’est tout à fait la question à se poser. Et vous allez devoir vous la poser. De toute manière, si ce n’est pas maintenant, ce sera dans quelques kilomètres. Ou un autre jour. Une autre course. Ou simplement le matin au réveil. Pourquoi faites-vous ça ? Pourquoi ça, plutôt qu’autre chose ?

C’est quoi ton cloud, ta grande idée, ton projet, ton objectif de vie ?

Vous ne pourrez pas y échapper. Pas le choix, vous êtes un être pensant. On ne peut pas échapper à son humanité. Comme c’est inévitable, autant y penser et y répondre maintenant, plutôt qu’en plein milieu du Cirque de Mafate, au 63 ème km de la Diagonale des Fous, avec personne pour vous sortir de là.

Plein de gens courent juste pour courir. C’est le traileur clé de 12 (autre expression favorite de Stéphane). Quand les difficultés arrivent, le mental lâche.

Alors, c’est le moment de réfléchir : si j’ai tellement de mal à me motiver pour aller courir, si je râle, si je peste… En fait, si je n’ai pas envie de courir, c’est peut-être juste que je n’ai pas de raison valable de le faire. De raison profonde. Retournez-vous. Un ours affamé vous poursuit ?  Des aliens teigneux ont besoin d’un cobaye humain pour une expérience secrète ? Votre compagnon / compagne (5ème Dan de Ju-jitsu brésilien) vous a retrouvé en bien trop bonne compagnie ?

Non ?

Alors, pourquoi courez-vous ?

Si c’est pour des podiums, du succès, un peu de gloire, okay. Pas sûr que le trail soit la bonne discipline. Pas sûr que ce soit très intéressant pour vous.

Ce qu’il faut, c’est trouver son cloud, son idée perchée dans le ciel. Pensez-y. Vous allez en avoir besoin.

Ici et maintenant

Traileur clé de 12 : Moi, je cours pour me vider la tête. D’ailleurs, j’adore avoir la musique à fond sur les oreilles.

Depuis quand se vider la tête est positif ?

Pour Stéphane Brogniart (et pour 3000 ans de culture orientale), quand on court, il n’y a que l’ici et maintenant. Se couper des tensions extérieures, ramener ses pensées à ce qu’on fait, et pourquoi on le fait (vous avez trouvé votre cloud ?).

La course ne se passe pas dans le passé, ni à l’arrivée, mais ici. À 2m50 devant vous. Et 2m50, on peut toujours les franchir en quelques foulées. Donc on peut toujours avancer.

Potentiel et contrainte

Nous avons tous un potentiel théorique. Que vous l’acceptiez ou non, vous ne pourrez pas devenir le nouveau Kilian Jornet . Mais par contre, vous pouvez essayer de devenir la meilleure version de vous-même.

Le potentiel théorique varie, en fonction d’une multitude de critères. Cela ne doit pas vous faire peur, mais bien au contraire vous encourager : il y a tellement de possibilités différentes de s’améliorer : alimentation, sommeil, entraînement, technique, gestion du stress, du mental… Par contre, être dans le déni ne vous aidera pas.

Avec Stéphane, on ne se cache pas derrière d’anciennes performances ou un futur hypothétique. Il faut être le meilleur possible le jour de la course, pas avant, pas après.

“Les athlètes passent beaucoup de temps à justifier leur médiocrité en cherchant des excuses, plutôt que de se centrer sur soi pour progresser.

Le jour où j’ai compris ça, j’ai vraiment commencé à progresser.”

Prendre un dossard, c’est tout mettre en œuvre pour être la meilleure version de soi le jour de la course. Et après l’arrivée, tirer les conclusions, et non les excuses.

Chaque excuse pendant la course, chaque pensée parasite nous éloigne de notre plein potentiel. Et risque de nous faire glisser sous la contrainte.

Si la contrainte devient trop lourde, on glisse en dessous, et c’est fini. Rester au-dessus de la contrainte. Avoir des armes assez solides. Et pour cela, devinez quoi… ? Il faut avoir une sacrée bonne raison de pourquoi on court. Et être centré sur soi.

Quand on court, on ne doit pas chercher à être traileur. On doit être soi.

Stephane Brogniart et Sarah Vieille

Nous avons tous un potentiel qui nous est propre. Il s’agit d’approcher les 100% de son potentiel. Devenir non pas champion du monde, mais bien, comme le répète Stéphane Brogniart : Champion du Monde de mon Monde. Et franchement, que peut-on souhaiter de mieux ?

C’est d’ailleurs dans cette optique là que Stéphane prépare son grand projet d’aventurier : la traversé du Pacifique à la rame en solitaire. C’est pour 2023, l’aventure s’appelle ETARCOS, et permettra à notre Vosgien de se rapprocher de son cloud, en vivant une situation en totale autonomie, pendant plusieurs mois.

Stéphane Brogniart comme mentor ?

  • Trouver son cloud personnel : c’est quoi votre raison / projet / objectif ? Le trail n’est qu’un outil, un tremplin.
  • Derrière chaque dossard, faire une colonne de + et une colonne de – . Et pour chaque –, mettre une piste d’amélioration concrète (action à entreprendre).
  • Se connaître. Et pour ça, n’écoutez pas les conseils à la mode : testez.
  • Ne soyez pas dans votre zone de confort, soyez en train de l’atteindre.
  • Si vous glissez sous la contrainte (emploi du temps chargé, stress, manque d’énergie), c’est que le projet ne vaut pas le coup. Posez-vous les bonnes questions.
  • Ne soyez pas le traileur en clé de 12, soyez vous-même.
  • Vérifiez régulièrement que l’église est au centre du village.

Merci, Stéphane, pour la bonne dose d’inspiration !

Pour suivre Stéphane Brogniart :

Alors, que retenez-vous de cet article ? Dites-le-moi dans les commentaires 😉