Courir : un désir, un besoin ?

Suivre son désir ?

Suivre son désir ?

Nous sommes dans une époque particulière.
Jamais, nous avons eu autant de possibilités, de moyens et d’outils pour assouvir nos désirs.
Jamais, dans l’histoire de l’humanité, ou en tout cas, du Néolithique, c’est-à-dire depuis 10 000 ans, nous n’avons pu mettre autant en avant nos désirs, sans honte.
Pour peu que nous soyons dans un pays dit développé, et donc riche matériellement, nous avons devant nous une plaine où tous nos désirs peuvent être mis en scène.
Cela fait partie du deal de l’idéologie marchande, capitaliste : si tu veux quelque chose, tu peux l’obtenir, il suffit d’en mettre le prix.

Nous avons dépassé depuis un moment le simple fait d’honorer nos besoins et désirs matériels.
Aujourd’hui, et plus que jamais, ce sont les expériences qui priment.
Bien loin d’un revers ou d’une défaite du matérialisme marchand, c’est justement l’occasion de faire exister dans l’économie ce qui ne peut être touché, mais qu’on peut tout de même accumuler : les moments inoubliables.

Et là où on pensait qu’on ne pourrait pas vendre grand-chose, on trouve justement de multiples moyens de vendre l’inexistant : soit en basculant à nouveau dans les objets et produits dérivés au service de l’expérience (“avec cette paire de chaussures, vous allez avoir de meilleures sensations, une meilleure expérience de course), soit en mettant en place le cadre pour vivre ses expériences (c’est ce qui se passe pour n’importe quelle course organisée).

Bien sûr, je ne critique pas de manière stérile cet état de fait.
Je l’entretiens, même.

D’ailleurs, vous avez vu ma dernière formation pour devenir Champion du Monde de son propre Monde ? :p

Je constate juste les faits.
Et je m’insère dans ce système en vendant mes formations.
Même si, en France, l’argent est souvent un tabou, je ne considère pas que l’argent soit bien ou mal.
C’est un outil, et le considérer autrement, c’est entretenir un rapport conflictuel avec lui.

Si j’étais riche, si j’étais pauvre, est-ce que mes journées seraient différentes ?
Pas vraiment.
J’essayerai aussi de courir tous les jours, de passer du temps dans la nature, d’exposer mon corps à du stress bref et intense pour qu’il se renforce, de faire des câlins à ma compagne, et d’écrire des articles.
L’argent me permet juste d’avoir un cadre plus ou moins adapté à cela.

Courir et désir...Mais revenons aux désirs. Avec un s à désirs.
Je ne sais pas pour vous, mais moi, mes désirs font office de moteur d’enthousiasme.
Ce n’est pas le but du désir qui est vraiment important, mais le fait qu’il me met en branle, qu’il m’invite à échafauder des plans pour le réaliser, et donc à vivre des expériences pendant le laps de temps où je suis en vie quelque part sur cette planète.
On dit que le marketing, que la société actuelle crée des désirs, voir des besoins de toute pièce.

C’est faux.
Psychologiquement, on ne peut pas créer de désirs de toute pièce.
Le marketing s’appuie sur des grands besoins à satisfaire : le besoin d’appartenance, le besoin d’action, le besoin de partage, de sécurité…
Lorsque vous avez envie de quelque chose, ne jetez pas la pierre à la société, mais demandez-vous à quel besoin ce désir répond ?
Pourquoi avez-vous envie de cette pâtisserie ?
Est-ce pour partager un moment social (besoin d’appartenance, de partage), pour compenser un stress, pour avoir du réconfort… ?
Laissons donc la pauvre société où elle est, et commencez à prendre vos responsabilités.
Comprendre pourquoi vous avez des désirs, à les identifier, à être sûr que c’est bien vos désirs et non ceux des autres.
Avoir envie d’être finisher d’un ultra-trail pour un besoin d’action et d’estime de soi, ou pour que votre père soit fier de vous ?
Si vos désirs sont identifiés, si c’est bien les vôtres, alors ici commence le chemin.
Votre chemin.
Votre grand désir.
Après tout, on est ici pour parler d’aventure.
Vous avez votre grand désir ?
C’est le vôtre ?
Vous êtes prêt à le suivre ?
C’est une qualité mentale, et donc une compétence à développer, la faculté de suivre son désir.

Dans cette série d’articles consacrée au livre Champion dans la tête, de François Ducasse et Makis Chamalidis, je consacre un article à chaque qualité mentale qu’il partage. 36 qualités mentales. Évidemment, ce n’est pas exhaustif. Il y en a bien plus, certaines extrêmement spécifiques.

Voilà ce qui est dit sur la qualité : “Suivre son désir” :

Qu’est-ce que c’est ?

Écouter ce qu’on désire au fond de soi-même et se libérer de ses inhibitions pour oser aller au bout de sa conviction intime ; c’est aussi ne pas confondre son désir et celui des autres, ne pas se laisser enfermer dans le désir de l’autre.

L’idée

On ne fait bien que ce qu’on désire !
Parfois, il y a plus de risques à ne rien faire (par manque d’initiative, par goût du confort) qu’à se dire : « J’y vais et, au moins, j’aurai essayé ! ».
Certains n’osent pas réveiller leur désir, d’autres préfèrent l’occulter, et d’autres encore veulent tellement satisfaire les désirs des parents et des entraîneurs qu’ils s’oublient.
Peut-on s’investir à fond dans une activité sans respecter son désir ?
Comment faire alors pour savoir ce qui nous plaît vraiment ?
Il faut d’abord apprendre à s’écouter et à se débarrasser de ce qui peut étouffer le désir : la peur d’être ridicule, la tradition familiale, la culpabilité.

Est-ce que je suis champion dans la tête ?

Je le suis quand…

  • Mon désir est à la fois mon objectif et mon repère.
  • Je sais ce que je ne veux pas, je sais ce que je veux.

Je ne le suis pas quand…

  • Je n’ose pas réveiller et afficher mon désir.
  • Je sacrifie mon propre désir à celui des autres.

Personnellement, ce qui me semble le plus difficile, c’est bien d’identifier son désir.
Dans la formation Devenir le champion du monde de son propre monde, nous consacrons tout un temps sur le fait de savoir ce qu’on désir.
Souvent, l’idéologie humaniste nous fait croire que nous sommes un être unique, indivisible (un “individu”), avec un libre arbitre absolu.
Ce constat ne correspond pas à la réalité, où nous pouvons avoir deux désirs contradictoires (“perdre du poids” et “manger cette tablette de chocolat).
C’est vu comme un défaut de notre volonté, une faiblesse de notre mental que de ne pas réussir à tenir nos objectifs.

Il y a un changement de paradigme à effectuer.
À vivre, même.
L’expérience et les études mettent en avant que nous ne sommes pas une seule et même entité.
Mais au contraire, que nous avons plusieurs “nous” en “nous”.
Et quand vous dites “je”, ce n’est peut-être pas représentatif de ce que vous êtes réellement.
Croire que nous sommes un tout cohérent, un “moi authentique”, c’est aller de déception en déception.Reconnaître ses propres désirs ?

Nous sommes un univers, un monde merveilleux !
Comprendre ce monde, c’est ne plus être esclave de la météo intérieur
Donc, avant de brandir un désir en ignorant tout des processus qui sous-tendent ce dernier, pourquoi ne pas se poser quelques instants, pour découvrir ce qu’on désire, certes, mais aussi pourquoi on le désire.

Je vous rassure, malgré le ton de cet article, il ne s’agit pas de faire de l’analyse à outrance, de la psychanalyse de comptoir, non.
C’est avant tout l’expérience qui doit primer.
Agir, réfléchir pour pouvoir mieux agir.
Pas de masturbation intellectuelle par ici.

Le “moi authentique” n’existe pas, car plusieurs entités nous composent. On peut parler du maître, de l’artiste et du corps. On peut parler de l’architecte et de l’artisan. On peut parler de l’enfant intérieur, du cerveau reptilien, du cerveau mammifère…
Des terminologies différentes pour qu’on arrête d’agir comme un écervelé du bocal !

Et quant à chaque fois, je me prête volontiers au jeu du champion dans la tête…

Mon désir est-il à la fois mon objectif et mon repère ?
Je souhaite parcourir de longues distances, en courant.
Pour voyager, pour me déplacer, et pour vivre des expériences fortes, en même temps qu’un moyen d’introspection passant par le mouvement. J’ai des objectifs concrets, qui servent ma grande raison, mon cloud.
Et c’est mon repère. Dans le doute, dans le quotidien, je peux simplement me demander : est-ce que t’elle action me permet de faire un petit pas vers mon grand objectif ?
Car, après tout, c’est ce qui compte : faire des petits pas, tous les jours, vers mon objectif.

Le deuxième point, pour être champion dans la tête :
Je sais ce que je ne veux pas, je sais ce que je veux.
J’ai une liste mentale longue comme mes jambes de ce que je ne veux pas. Vivre, pour moi, c’est surtout jeter tout ce que je ne souhaite pas.
Et ces derniers temps, à force d’avoir jeté beaucoup de choses – je suis un minimaliste, de la tête aux pieds, en passant par les objets ( 80% de mes affaires tiennent dans mon sac à dos et sur moi) -, ce que je souhaite se dessine de plus en plus.
Disons que je suis, sur ce point-là, champion à 80%. Il faut bien garder quelques % pour le futur…

Cependant, je ne suis pas champion dans la tête si “Je n’ose pas réveiller et afficher mon désir.”
C’est bien là que CourirUnTrail a tout son intérêt.
Outre le fait de partager, de rencontrer de nouvelles personnes, et de faire rentrer des sous, c’est un entraîenemnt pour afficher et assumer mes désirs.
Comme beaucoup, car “nul n’est prophète en son pays”, mon entourage n’est pas spécialement réceptif à mes choix de vies étranges.
Mais nous vivons une époque formidable où nous pouvons, avec un peu d’effort, créer sa propre tribu.
Donc, grâce à vous, grâce à CourirUnTrail, je peux avancer sur les sentiers (au sens propre comme au figuré), tout en sachant que quelques parts dans le monde (au moins francophone), quelques personnes comprennent ce que je fais.

Besoin de reconnaissance, vous avez dit 😉 ?

Merci d’avoir lu cet article.
Si le sujet vous intéresse, si vous voulez partir à l’exploration de votre propre monde, et en devenir champion, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil à la formation ” Devenir le Champion du Monde de son propre Monde“.

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